La Guerre mondiale laissait augurer des moments difficiles pour la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge. Les Sociétés Nationales étaient sur le pied de guerre. La question de l'avenir des Sociétés de la Croix-Rouge des pays soumis au totalitarisme restait sans réponse.
En novembre 1938, le président de la Croix-Rouge américaine Norman Davis adressa, depuis
Washington, un message au Conseil exécutif de la Ligue: "La situation affligeante des
Juifs et des autres réfugiés sans abris en Europe atteint une telle ampleur que la
résolution du problème dépasse la juridiction ou même l'aptitude de la Croix-Rouge".
Le premier septembre 1939, les troupes allemandes envahirent la Pologne. Trois jours après,
les gouvernements français et anglais déclaraient la guerre à l'Allemagne. En 1941, Davis
se tenait près d'un piano sur lequel le compositeur Irving Berlin jouait une oeuvre inédite dédiée à la Croix-Rouge, où il était demandé aux "anges de la pitié" -- les infirmières américaines -- "de se rendre là où les ténèbres engloutissent la lumière".
Pendant la Seconde Guerre mondiale, environ 50 millions de personnes furent
tuées, pour la plupart des victimes civiles. Sous la juridiction de Davis (qui décéda dans son bureau), les membres de la Ligue durent relever l'un des plus grands défis: s'assurer que l'action de la Ligue demeure universelle, et, qu'en même temps, les Sociétés Nationales des pays alliés et les Sociétés Nationales des pays de l'Axe mènent leurs propres opérations de secours. |
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