Page d'accueil
du Magazine

Courrier

 

 

Guerre juste, guerre injuste

Je m’insurge contre le point de vue exprimé dans votre éditorial du numéro 2 - 1994, où je lis: “Personne n’ignore plus aujourd’hui la tragédie vécue depuis le mois d’avril par le peuple rwandais. La question de savoir où sont les torts et le bon droit, quelles furent les raisons et les circonstances véritables du drame, pourra apparaître futile au regard de la brutalité des faits...”.

Comment peut-on soutenir que la question des torts et du bon droit est secondaire? Auriez-vous dit cela de la Seconde Guerre mondiale? Ou de la Guerre de Sécession? De toutes les autres guerres dont l’issue fut déterminante pour le progrès de l’humanité vers une société plus juste et un respect accru de l’individu? Même si les notions de victoire et de défaite n’ont guère de sens, si ce n’est du point de vue strictement militaire, l’issue d’un conflit est toutefois de la plus haute importance.

Par ailleurs, il n’est pas correct de suggérer que le Rwanda était déjà en état de guerre civile lorsque les massacres ont commencé le 4 avril. Appeler guerre civile une agression systématique contre des minorités — que ce soit par volonté de simplification, ou par ignorance, voire indifférence — constitue une distorsion coupable de la réalité.

Laetitia van Drunen
Ferney-Voltaire, France

 
 

Deux poids, deux mesures?

Je désire exprimer ma profonde indignation vis-à-vis des vues exprimées dans l’article intitulé “Le bourbier bosniaque” (No 2 - 1994), en particulier, au paragraphe “Le facteur européen”. Il est en effet choquant de lire que, d’un côté, le CICR se contente de “préserver de la famine des Sahéliens souffrant de malnutrition chronique [afin de] leur permettre de retrouver leur misère ordinaire”, cependant que, s’agissant des victimes du conflit bosniaque, il semble devoir consacrer ses ressources à “compenser la perte de leurs maisons, voitures, télévisions et ma-gnétoscopes, réfrigérateurs et congélateurs, et [à les] consoler de leurs habituelles villégiatures à la mer”. Clamer ainsi haut et fort le bien-être matériel européen face à l’absolue souffrance humaine est véritablement obscène et témoigne à tout le moins d’une insensibilité inquiétante de la part d’une personne à qui le CICR a cru bon de confier la responsa-bilité de son opération d’assistance.

R. Suryanarayan
Middlesex, R.-U.

Note de la rédaction.
Urs Boegli a écrit que les bénéficiaires de l’aide alimentaire et médicale du CICR étaient déçus de ne pas recevoir “autre chose” pour “compenser la perte de leurs maisons, voitures,” etc. En ex-Yougoslavie, comme partout ailleurs dans le monde, le CICR s’emploie essentielle-ment à sauver des vies et à répondre aux besoins les plus urgents.

Le langage universel

Merci de bien vouloir m’adresser régulièrement votre magazine, que je lis toujours avec beaucoup de plaisir. Un article du numéro 2 - 1994 m’a toutefois causé une certaine déception. Son titre — “Le langage universel des secours” — m’avait fait espérer une réflexion sur la possible utilisation de l’espéranto au sein du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Quoi qu’il en soit, je ne doute pas que l’espéranto ne soit appelé à devenir un jour ou l’autre la langue principale de notre planète pour tout ce qui touche à la communi-cation internationale. Une idée qui vise essentiellement à favoriser la compréhension parmi les peuples de différents pays et continents, races et religions, doit inévitablement triompher.

E.J. Meinhardt
Berlin, Allemagne

Spécialisée dans le domaine de la santé publique dans les pays en développement, notre école médicale rassemble des enseignants et étudiants d’une centaine de nationalités. Votre magazine apporte un précieux complément aux publications spécialisées qui forment l’essentiel de notre bibliothèque.

Brian Furner
Londres, Royaume-Uni

Votre magazine est plein d’informations captivantes. Chaque numéro est une pierre supplémentaire dans l’édification de la paix universelle.

Tamotsu Murabe
Tokyo, Japon

 

Haut de page | Nous contacter | Crédits | Edition antérieure | Webmaster



© 2003 | Copyright |