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du Magazine

Courrier

 

 

Comment les femmes peuvent
humaniser la guerre

Votre N° 1 - 1995 m’a inspiré quelques réflexions. Les femmes ont de tout temps été essentiellement les victimes innocentes et passives de la guerre. Aujourd’hui, on observe un paradoxal retournement de situation, les femmes étant en effet de plus en plus activement associées aux conflits, soit comme combattantes, soit, plus souvent, dans des rôles de soutien.

A tort ou à raison, je veux croire que l’engagement accru des femmes dans les conflits contribuera à améliorer le traitement des civils. Dès l’instant où le statut, la responsabilité et la dignité des femmes seront davantage reconnus et respectés dans les sphères militaires — fût-ce à travers leur propre participation aux faits de guerre —, je pense que l’on cessera de tolérer les ignobles sévices perpétrés par les soldats à l’encontre des femmes comme une sorte de fatalité.

En bref, on peut espérer que les conflits armés, à défaut de pouvoir être évités, y gagnent en dignité, en particulier pour les femmes et les enfants.

Kevin Drummond
Adélaïde, Australie
Ex-délégué du CICR

 
 

Plaidoyer pour une déclaration sur l’eau

L’article intitulé ‹‹Pas de vie sans eau›› (N° 3 - 1994), expose admirablement le problème. L’eau, en effet, a de tout temps été utilisée comme un moyen de guerre. Les exemples récents cités par les auteurs sont à cet égard édifiants.

Par le biais de ses ingénieurs et autres spécialistes de l’eau et de l’assainissement, le CICR a rendu dans ce domaine des ser-vices inestimables. La communauté internationale, en revanche, a jusqu’à présent fait montre d’une coupable inertie, face à une question d’une extrême gravité. Comme le souligne Ameur Zemmali, de la Division juridique du CICR, le droit n’est pas muet en la matière: il existe de nombreuses lois et réglementations tant nationales qu’internationales se rapportant à la protection des ressources en eau en temps de guerre. Toutefois, ces dispositions ont besoin d’être réaffirmées de manière à promouvoir leur pleine application. Dans cette perspective, je sug-gère que le CICR pousse à l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies d’une résolution débouchant, non pas sur une convention, mais sur une déclaration sur l’eau.

Le symposium de Montreux convoqué en novembre dernier par le CICR a été extrêmement constructif. Fort de ce succès, le CICR pourrait envisager de publier lui-même une déclaration sur cette question. Enfin, il serait souhaitable que celle-ci soit portée devant la Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que devant l’Assemblée générale.

A.G. Noorani
Bombay, Inde

Le média est le message

J’ai lu avec grand intérêt l’article intitulé ‹‹Vieille sagesse et guerre moderne›› (N° 2 - 1994). Pour mes collègues et moi-même, il est très stimulant de voir comment le CICR s’emploie à faire passer le message des droits de l’homme en se référant à la culture et à la tradition des communautés visées.

Graphiste de métier, spécia-lisé dans la communication visuelle, je travaille pour une organisation non gouvernementale qui se consacre à défendre les aspirations à la justice et à une existence meilleure des communautés marginalisées, opprimées et socialement défavorisées. Nous avons récemment publié des versions en gujarati et en marathi de la Déclaration des droits de l’homme des Nations Unies (1948), illustrées de peintures populaires et tribales. Notre idée était précisément de montrer comment les sociétés traditionnelles intègrent dans leur propre culture l’esprit de la Déclaration et comment cet esprit se reflète dans leurs formes d’expression visuelle.

Suchitra
Ahmadabad, Inde

 

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