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Le Sommet social
… Comme vous le soulignez dans votre éditorial
du numéro 2-1995, les conférences ne changent
pas le monde. Seuls les peuples ont ce pouvoir. Toutefois,
grâce, en bonne partie, à la pression de l’opinion
publique, les délégations gouvernementales réunies
à Copenhague dans le cadre du sommet social ont convenu
que la pauvreté devait être regardée désormais
comme une condition aussi inacceptable que le fut autrefois
l’esclavage. Il appartient maintenant à chacun
de nous de veiller à ce que les gouvernements honorent
les engagement pris en notre nom, en utilisant les résultats
du Sommet social comme un véritable tremplin d’action.
Deborah Eade
Rédactrice en chef, Development in Practice
Genève, Suisse
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Le calvaire cambodgien
J’aimerais remercier la rédaction de Croix-Rouge,
Croissant-Rouge pour les informations passionnantes et
enrichissantes qu’elle nous apporte sur le travail du
Mouvement. J’ai particulièrement apprécié
votre récent article sur le Cambodge, où j’ai
eu l’occasion de séjourner en 1993. Jamais je
n’oublierai les habitants de ce magnifique pays, qui
mériteraient un tout autre sort que celui auquel les
condamnent si injustement la tragédie des mines et
le lourd héritage du génocide.
Terry Duffy
University of Ulster Magee College
Irlande du Nord, R.-U. |
Hiroshima
revisité
En tant que citoyen japonais, j’ai lu avec intérêt
votre article sur Hiroshima publié dans le numéro
2-1995. Il m’a rappelé le sentiment d’épouvante
que m’avait procuré dans cette même ville
le Musée de la bombe atomique. Je souhaiterais que
toute personne venant dans notre pays en fasse la visite afin
de mesurer l’horreur que représente cet engin
de destruction.
Il y a un mois, j’ai eu l’occasion de rencontrer
une jeune fille de 17 ans qui arrivait de Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Elle était très contrariée par les essais
nucléaires français et s’inquiétait
de leurs possibles conséquences pour ses descendants.
J’espère de tout cœur que le Japon restera
dans l’histoire comme le seul – et non pas le
premier – pays à avoir jamais subi une attaque
atomique.
Yoko Uchida
Croix-Rouge du Japon
Tokyo
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Théorie et pratique
Si les critiques de Deborah Eade concernant le déséquilibre
entre secours d’urgence et assistance à long
terme (numéro 2-1995) sont en bonne partie fondées,
je crois toutefois qu’elle sous-estime les efforts déployés
depuis longtemps par les ONG pour combler ce fossé.
Depuis la famine qui frappa le Sahel voici dix ans, en particulier,
les ONG internationales n’ont cessé d’explorer
de nouvelles voies pour prévenir de futures crises
ou en atténuer les effets, ainsi que pour aider les
communautés affectées à les surmonter.
Nous avons tous compris maintenant qu’il était
ridicule de vouloir simplement rétablir le statu quo
ante pour les déshérités, et que toute
intervention d’urgence devait être complétée
par un effort de développement des ressources et des
capacités.
Ce que j’ai du mal à comprendre, c’est
comment Deborah Eade envisage la mise en pratique de certaines
de ses
recommandations. Comment pourrions-nous entreprendre de répondre
aux besoins des individus sans prendre en compte les causes
communes de leur vulnérabilité? Les hommes et
femmes agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et commerçants
que j’ai rencontrés au Mali, par exemple, peuvent
bien être des individus dont “(les) besoins ne
sont pas nécessairement les mêmes”, il
n’en est pas moins vrai que tous étaient également
affectés par le manque de précipitations. Dans
ce cas particulier, j’ai quant à moi préconisé
le recours combiné à des mesures préventives
et réactives – programmes temporaires “vivres
contre travail”, renforcement des projets existants
de banques de semences, développement du crédit
et ventes d’aliments subventionnés. A mon avis,
des propositions constructives constituent la meilleure suite
à donner à une bonne critique.
Jindra Cekan
Conseillère technique en sécurité
alimentaire
Catholic Relief Services
Baltimore, Etats-Unis |