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Le pouvoir des images n’est pas un mythe
Avant d’arrêter leurs caméras et de rentrer
chez eux, les journalistes de télévision devraient
re-lire l’article de Nick Gowing (n° 1-1996). Ce
dernier se trompe lourdement lorsqu’il affirme que la
télévision n’a aucun pouvoir sur la politique
étrangère. Si elle n’influence pas directement
les politiciens, les citoyens téléspectateurs,
eux, le font.
Curieusement, après cette affirmation péremptoire,
l’auteur enchaîne en citant des exemples qui témoignent
au contraire de l’influence des médias —
l’épidémie de choléra à
Goma et l’assistance en ex-Yougoslavie. Il ne mentionne
pas en revanche des conflits comme celui de l’Afghanistan,
où la couverture médiatique et le niveau de
l’assistance ont diminué de concert. Aurait-on
déjà conclu un accord de paix international
pour les pays de l’ex-Yougoslavie si les signataires
n’étaient pas sous les feux des projecteurs?
J’en doute fort. De fait, la signature a été
elle-même un véritable cirque médiatique.
L’histoire nous donne maintes confirmations du fait
que les conflits les plus médiatisés suscitent
presque toujours une action de la communauté internatio-
nale. Ainsi, durant la guerre du Golfe, l’attention
des Etats-Unis s’est momentanément tournée
vers la situation en Somalie, après que la Croix-Rouge
américaine y eut organisé une mission de représentants
de la presse. On connaît la suite.
En réalité, M. Gowing ne pose pas la bonne
question. Je me demande bien ce qu’il aimerait voir
accomplir aux gouvernements, qui, selon lui, sont impuissants
à mettre fin aux guerres. Les réactions opportunistes
qu’il évoque révèlent une compréhension
superficielle des événements. Souvent, la télévision
suscite des réponses qui aggravent la situation plutôt
que de l’améliorer. En dernière analyse,
ce qui motive l’action politique n’a guère
d’importance, si celle-ci est efficace. Pour une prochaine
étude, je suggérerais à M. Gowing d’examiner
plus spécifiquement si les médias poussent à
des actions adéquates et pour de bons motifs.
Anne Brown
Rockville, Maryland, Etats-Unis |
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Une question de financement
Ma famille contribue depuis longtemps au financement de la
Croix-Rouge locale. J’ai cru comprendre qu’une
partie des dons était reversée au siège
de la Société nationale, afin de permettre à
cette dernière d’étendre son aide à
l’ensemble du pays. Ma question est la suivante: comment
le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est-il
financé au plan international? Les Sociétés
nationales des différents pays du monde versent-elles
des fonds au CICR et à la Fédération?
Ray Ortega, Jr.
Los Angeles, Californie
En effet. Une partie des fonds recueillis par les Sociétés
nationales est affectée aux activités internationales
du Mouvement. Le CICR est financé par des contributions
volontaires des Etats parties aux Conventions de Genève,
de l’Union européenne, de Sociétés
nationales et de donateurs privés. La Fédération
reçoit des contributions statutaires des Sociétés
nationales membres et collecte des fonds pour ses opérations
auprès de différentes sources — y compris
ces mêmes Sociétés nationales. |
Volontaires
du monde entier, communiquez!
Je suis secouriste au Zaïre et j’aimerais correspondre
avec quelqu’un du Mouvement, de n’importe quel
pays ou nationalité. Pourriez-vous s’il vous
plaît publier mon adresse?
Nomi Azangwa-Bernard
Adri Boende 242
Zilingwala
Kinshasa
Zaïre
Ne pourriez-vous pas créer dans votre magazine une
rubrique de correspondance, où les membres du Mouvement
des différents pays du monde pourraient échanger
idées et expériences? En tant qu’instructeur
de jeunes volontaires, j’aurais personnellement besoin
de discuter avec d’autres personnes travaillant dans
le même domaine.
Yusuf N. Aina
Nigerian Red Cross Society
P.M.B. 21
Nguru Yobe State
Nigeria
Je suis depuis plusieurs années volontaire au comité
local d’Arsi-Robe de la Croix-Rouge éthiopienne,
et président du club de la jeunesse, qui assure différents
services — ambulances, plantation d’arbres, collectes
de sang, aide hospitalière et premiers secours. Au
nom du principe d’universalité de notre Mouvement,
nous souhaiterions correspondre avec d’autres sections
de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge de la jeunesse.
Teferi Negussie
Croix-Rouge éthiopienne
Comité de la Croix-Rouge
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