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Courrier

 

 

Qu’est-ce que la vulnérabilité?

On ne peut que féliciter la Fédération internationale et Liesl Graz de s’être penché de plus près sur le concept de vulnérabilité (No. 3 1997). Comprendre pourquoi et comment les gens souffrent est essentiel si l’on veut offrir une assistance humanitaire efficace qui ne se limite pas à répondre aux besoins les plus immédiats des bénéficiaires, mais qui les aide également à réduire leur vulnérabilité à des crises futures.

Comme le montrent bien le texte de l’article ainsi que les images choisies par la rédaction, la vulnérabilité ne peut être véritablement envisagée qu’en relation avec les capacités des gens. Chacun est vulnérable à une chose ou une autre. Chaque individu — et chaque communauté — dispose aussi de connaissances, d’aptitudes et de ressources qui lui permettent de s’organiser, de travailler, d’apprendre et de vivre. Pour comprendre pleinement qui est vulnérable, pourquoi et comment, il faut pouvoir mesurer ses capacités.

Dans les milieux de l’assistance humanitaire et de l’aide au développement, on parle couramment de “transmettre” des capacités. Mon expérience auprès de nombreux groupes considérés comme vulnérables m’a appris qu’il est plus judicieux de déterminer quelles sont les capacités existantes et de les développer. Les gens peuvent acquérir des capacités nouvelles, mais ils doivent le faire en s’appuyant sur leurs propres forces et connaissances.

Si les organismes d’assistance veulent véritablement combattre la vulnérabilité, ils doivent partir du principe qu’on ne peut “faire du développement” ni “renforcer les capacités” à la place des intéressés. Notre mission à nous consiste à les aider à réduire leur propre vulnérabilité en soutenant les capacités existantes.

Mary B. Anderson
Directrice de l’organisation américaine Collaborative for Development Action et auteur de Do No Harm.

 

Heureuse coïncidence

J’ai lu avec intérêt l’article de Liesl Graz “La vulnérabilité sous la loupe” (n° 3-1997). Je me demande si l’auteur connaît le concept de vulnérabilité que Jonathan Mann et moi-même avons développé dans diverses publications.

Introduit pour la première fois dans AIDS in the World (Mann/Tatantola/ Netter éd., Harvard University Press, 1992), il a été approfondi dans AIDS in the World II (Mann/
Tarantola, OUP, 1996) et traduit en directives pratiques pour les situations de conflit dans “Effets des conflits sur le risque et la vulnérabilité vis-à-vis du VIH/SIDA en Afrique: Ebauche d’une méthode analytique” (D. Tarantola in: A. Decaux, C. Raynaut éd., Urgence, Précarité et Lutte Contre le VIH/SIDA en Afrique, l’Harmattan, Paris, 1997).

Les concepts énoncés dans l’article mentionné présentant une similitude frappante avec ceux exprimés dans nos publications, je serais curieux de savoir si ces dernières ont servi à la préparation dudit article. Dans l’affirmative, je trouverais regrettable que nos travaux ne soient pas cités. Dans le cas contraire, je ne pourrais que me féliciter de la convergence de nos analyses respectives.

Daniel Tarantola, M.D.
François-Xavier Bagnoud Center for Health and Human Rights
Harvard School of Public Health

Note de la rédaction. Bien que l’auteur ait utilisé de nombreuses sources pour rédiger son article, aucune des publications mentionnées ci-dessus n’était du nombre. Néanmoins, nous sommes heureux de les signaler à l’attention de nos lecteurs qui souhaiteraient approfondir leur réflexion sur le sujet.

Morts dans l’accomplissement de leur tâche

Le 12 septembre 1997, MM. Shabani Nsanzebahiga et Bucyensenge, employés de la Croix-Rouge rwandaise, ont été tués dans une embus-
cade en compagnie de Mlle Espérance, une employée du ministère de la Jeunesse. Les deux membres de la Société nationale escortaient cette dernière du camp de la Croix-Rouge de la jeunesse à Nkamira à l’hôpital de Gisenyi, à bord d’un véhicule clairement signalé par l’emblème.

Le 18 octobre 1997, Mohamed Bashir, mécanicien à la sous-délégation du CICR à Mazar-i-Sharif (Afghanistan), a été tué lorsque trois véhicules du CICR se sont trouvés pris dans une échauffourée.

Le 10 janvier 1998, Gnapiragasam Thimoty Raveenthiran, 37 ans, gardien de nuit à la sous-délégation du CICR à Vavuniya (Sri Lanka), a été tué par des cambrioleurs.

Le 12 janvier 1998, Sylvain Mutombo, 43 ans, chauffeur à la délégation du CICR à Kinshasa, a été tué alors qu’il était en mission officielle dans la capitale. Ses assaillants se sont ensuite emparés du véhicule.

Erratum

La carte du monde publiée dans le N° 2-1997 du magazine présentait le Mexique comme un pays touché par les mines antipersonnel. Il s’agit d’une erreur au regard des informations provenant de la base de données de l’Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires qui a servi de source pour dresser ladite carte.


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