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Honneur aux chauffeurs

Ni la pluie, ni la grêle ni la neige n’arrêtent les chauffeurs du CICR.

Tous les deux ans, l’Union internationale des transports routiers (IRU) décerne
un prix spécial à un chauffeur qui a fait montre d’un courage hors norme. Pour marquer son 50e anniversaire en 1998, l’IRU a décidé d’attribuer cette distinction non pas à un individu, mais à une organisation. Et ce sont les chauffeurs du CICR qui ont été distingués.

Actuellement, le CICR emploie, pour son parc de 2686 véhicules, quelque 300 chauffeurs hautement qualifiés et tout dévoués à la cause de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Aux risques inhérents aux situations de conflits dans lesquelles ils travaillent s’ajoutent d’autres difficultés – médiocrité des routes, stress, fatigue, conditions matérielles très précaires. Pour toutes ces raisons, ils méritent indubitablement l’hommage qui leur est aujourd’hui rendu.


Bonne formule

Eau polluée + alun + charbon = eau potable

Lorsque, en novembre dernier, la rivière Tana, au nord-est du Kenya, est sortie de son lit, une marée brunâtre a balayé maisons et équipements publics, privant des milliers d’habitants d’eau potable. Beaucoup se sont résignés à boire l’eau de crue, mais celle-ci, fortement polluée, a provoqué choléra et dysenterie.

La Croix-Rouge allemande a alors dépêché dans le district sinistré de Garissa une équipe d’intervention d’urgence (ERU) qui, en purifiant les eaux bourbeuses de la rivière, a pu produire jusqu’à 120000 litres d’eau potable par jour. Pour les patients des centres de santé, les résidants des camps de personnes déplacées et la population locale, cette initiative était tout simplement vitale.

L’opération a toutefois failli être compromise par le blocage à Nairobi de produits chimiques destinés à l’ERU. Comme les stocks s’épuisaient à Garissa, les délégués Eugen Barton et Connie Koch ont montré de quelle étoffe sont faits les membres de ces équipes de spécialistes. Les produits manquants étaient du chlorure de fer – utilisé pour nettoyer l’eau de ses impuretés – et un composant carboné qui intervient dans le système de filtrage. Trouver une filière locale d’alun, un substitut acceptable du chlorure de fer, n’a pas pris long. L’autre élément réclamait une certaine inventivité.

A Garissa, l’unique source de carbone est le charbon de bois et, pour les besoins de la cause, les délégués avaient besoin d’un produit très pur. En se servant des pilons avec lesquels la population locale broie ses céréales, ils ont émietté du charbon de bois, l’ont tamisé, puis affiné encore en le passant dans des moustiquaires. Bientôt, le nouveau système de filtrage était opérationnel, et la source de vie recommençait à couler.


La Résolution manquée

Appel à tous les utilisateurs de téléphones mobiles

Lors du Conseil des délégués tenu en novembre 1997 à Séville, certains membres de la délégation de la Croix-Rouge britannique ont été fortement tentés de présenter le projet de résolution suivant:

Le Conseil des délégués,

reconnaissant que le téléphone mobile joue un rôle précieux dans l’assistance aux victimes et aux personnes vulnérables dans les situations d’urgence,

déplorant que, chez certains individus manquant d’assurance, il soit employé comme faire-valoir au mépris du voisinage,

rappelant que, jusqu’en 1997, le Conseil des délégués a été heureusement épargné par la sonnerie intempestive de téléphones durant les débats,

notant que, du fait des appels destinés aux délégués munis de téléphones mobiles, le Conseil des délégués a parfois ressemblé davantage à une convention de cigales qu’à une réunion du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge,

craignant que, lors du prochain Conseil des délégués, toutes les interventions des participants ne se perdent dans un grand charivari de carillons téléphoniques,

1. décide que, à l’avenir, nulle personne ne recevra ni n’établira de communication par téléphone mobile en aucun lieu où siégerait une séance plénière, une réunion de comité ou une réunion de commission du Conseil des délégués,

2. exempte de cette interdiction les services du feu, les ambulanciers et la police dans les seuls cas où des vies seraient menacées à l’intérieur (mais non à l’extérieur) des lieux en question,

3. demande à la Commission permanente, conformément à l’article 18.4 des Statuts du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, de veiller à l’application de cette Résolution en établissant un groupe ad hoc comme en dispose l’article 18.7 des Statuts du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.


Un des nôtres

Un délégué de la Fédération distingué

Le gouvernement canadien a récemment décerné sa prestigieuse Meritorious Service Medal à Iain Logan, délégué de la Fédération internationale, en récompense du travail accompli au nom de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge lors de la crise du Rwanda en 1994. Iain Logan, actuellement chef de la délégation de la Fédération en Papouasie-Nouvelle-Guinée, avait dirigé à l’époque la cellule de crise pour la région des Grands Lacs, d’abord sur le terrain, puis au Secrétariat à Genève. Dans une lettre de féli-citations, George Weber, secrétaire général de la Fédération, écrit: “Si cette distinction récompense à juste titre votre travail lors de la crise du Rwanda, votre mission actuelle en Papouasie-Nouvelle-Guinée aura mis à contribution les mêmes qualités de diplomatie, d’énergie et de détermination – ce qu’on pourrait appeler le sceau d’une mission Logan.”


Un modèle de solidarité

Les Coréens donnent leur sang

La crise financière en Corée du Sud a eu des conséquences dramatiques pour toutes les composantes de la société. Elle a notamment placé la Croix-Rouge dans l’impossibilité d’acheter à l’étranger le sang destiné à ses services de transfusion. Pour tenter de remédier à ce problème, la Société nationale a lancé l’année dernière une campagne de sensibilisation visant à promouvoir le don du sang parmi la population.

Près de cinq pour cent des habitants ont répondu à l’appel et donné pour la première fois du sang en 1997. Parmi eux, les employés de la compagnie d’assurances Samsung qui, alarmés par la gravité de la situation économique, se sont spontanément engagés à participer à cet effort.


Jeunes militants de la paix

Des enfants colombiens font entendre leur voix

Au début de 1997, trois millions d’enfants colombiens ont participé à une consultation nationale sur la paix. Par leurs votes, ils appelaient toutes les parties au conflit qui ravage leur pays depuis maintenant trente-trois ans à respecter le droit des enfants à la paix, à la vie et à la justice. Jose Ramos-Horta, un militant pacifiste de Timor-Est récompensé en 1996 par le Prix Nobel de la Paix, a entendu leur appel. Impressionné par le courage de ces jeunes citoyens et par le succès de leur Mouvement pour la Paix, il a proposé que le prestigieux Prix leur soit attribué en 1998. Le Mouvement des enfants pour la Paix est soutenu par la Croix-Rouge colombienne, par les Boys Scouts, par Save the Children, par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) et par de nombreux groupes de jeunes du pays tout entier. Comme l’a souligné un représentant de l’Unicef: “Cette candidature constitue pour l’ensemble des respon-sables politiques, des organisations, des groupes armés, des familles et des communautés du pays une invitation à s’associer aux efforts de paix de leurs enfants.”


Nouveau départ

Un village chilien renaît de ses cendres

En octobre 1997, Chalinga avait été pratiquement réduit à néant par un séisme d’une intensité de 6,3 sur l’échelle de Richter. La Croix-Rouge chilienne a lancé une ambitieuse opération afin de reconstruire le village. Une campagne de collecte de fonds a permis de recueillir la presque tota-lité du montant requis.

En février, un premier camion chargé de matériaux a fait son entrée à Chalinga. Il a été salué avec enthousiasme par les habitants, démoralisés par les longs mois vécus dans des conditions extrêmement rudimentaires. Le projet de la Société nationale prévoit d’associer les bénéfi-ciaires à la reconstruction, qui se déroulera en plusieurs étapes.

A ce jour, la Croix-Rouge chilienne a recueilli dans le pays plus de 70 millions de pesos (environ 155000 dollars), grâce à l’appui de la chaîne de télévision Megavision. Au nombre des donateurs internationaux figurent les Sociétés nationales de la Croix-Rouge de Grèce, des Etats-Unis, de Suède, du Canada et de Suisse, ainsi que la Fédération internationale.


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