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Le livre des disparus

Dans un livre de 200 pages paru récemment, le CICR fournit la liste des 3 368 personnes portées disparues durant la crise du Kosovo.

Il s'agit essentiellement d'Albanais de souche, mais on recense également des Serbes. Ces chiffres confirment que certaines estimations publiées à l'époque de l'intervention de l'Otan contre la Yougoslavie étaient excessives, mais ils constituent néanmoins un accablant témoignage de la terrible tragédie vécue par des milliers de familles."Ce document représente bien plus qu'une simple liste supplémentaire - il fait partie de la dramatique histoire du Kosovo", souligne Alain Kolly, chef de la mission du CICR au Kosovo.

Le total des disparus se décompose en un peu plus de 2 700 Albanais de souche, près de 400 Serbes et environ 200 membres d'autres communautés (Tsiganes et Monténégrins). Le CICR a lancé un appel aux autorités de Belgrade et de Pristina pour qu'elles fournissent le maximum d'informations à propos de ces disparus. Le livre a été distribué à toutes les Sociétés de la Croix-Rouge en contact avec de fortes communautés de Kosovars, principalement en Europe occidentale. La liste peut être consultée également sur un site du CICR (http://www.familylinks.icrc.org).

Rencontre sans précédent

Les 2 et 3 avril dernier, à Amman (Jordanie), des officiers de haut rang de différents pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord se sont réunis pour la première fois afin d'échanger leurs expériences en matière de diffusion du droit des conflits armés. Les participants provenaient d'Algérie, d'Arabie Saoudite, de l'Autorité nationale palestinienne, d'Egypte, d'Irak, de Jordanie, du Koweit, du Liban, de la Libye, de Mauritanie, d'Oman, du Qatar, du Soudan, de la Syrie, de la Tunisie et de l'Union des Emirats Arabes. Convoquée à l'initiative du CICR et placée sous les auspices des forces armées jordaniennes, cette réunion avait pour objectif de faire progresser l'intégration des règles de droit au sein des forces armées, aussi bien au niveau stratégique que tactique.

Concours à Dakar

La guerre civile a éclaté au Paraboulem, petite république de Bellitie orientale! Le pays est truffé de mines, les humanitaires sont menacés et les civils sont les premières victimes de cette crise humanitaire majeure. Si vous étiez délégué du CICR et que vous deviez rencontrer les rebelles, comment vous y prendriez-vous? Cette mission fictive forme la trame de l'une des épreuves du premier concours de droit humanitaire en Afrique. Organisé par la délégation régionale du CICR au Sénégal, ce concours a eu lieu à Dakar du 25 au 28 avril, avec la participation du HCR, de l'UNICEF et d'organisations locales de défense des droits de l'homme. Ces épreuves ont fourni l'occasion aux futurs juristes, diplomates, journalistes ou militaires de mettre en pratique leurs connaissances théoriques en étant confrontés directement aux dilemmes de l'action humanitaire. Le jury était composé de professeurs et de praticiens du droit humanitaire qui ont eux aussi joué le jeu en incarnant différentes sortes d'interlocuteurs. C'est finalement l'équipe de la Faculté de droit de Dakar qui a remporté la finale.

Permis de tuer

C'est une véritable tragédie, un problème majeur de santé publique à l'échelle planétaire - et la situation s'aggrave d'année en année. Ce fléau, ce sont les accidents de la route. Le monde entier est touché, mais les pays en développement sont tout particulièrement affectés: on y recense un tiers seulement des véhicules, mais trois quarts des morts. Et de récentes estimations situent entre 23 et 24 millions le nombre annuel des blessés et handicapés de la route.

"Les statistiques sont terrifiantes", s'exclame Brett Bivans, coordinateur du Partenariat mondial pour la sécurité routière (Global Road Safety Partnership - GRSP) mis en place l'année dernière à l'initiative de la Banque mondiale. "En Occident, on dispose de solutions - et on les applique. Mais, si la situation s'améliore dans les pays de l'OCDE, elle ne cesse de se détériorer dans le monde en développement."

De fait, environ 85 pour 100 des personnes tuées l'année dernière dans les accidents de la route vivaient dans des nations en développement ou en transition. A combien s'élève leur nombre? Il oscille entre 750 000 et 880 000! "Il est inacceptable de voir chaque année mourir près d'un million d'individus dans de telles circonstances", insiste Bivans. Le GRSP, qui est basé au Secrétariat de la Fédération internationale à Genève, s'est attelé à un projet pilote couvrant une quinzaine de pays et axé sur les partenariats locaux avec les pouvoirs publics, la société civile et le secteur privé.

Les Sociétés nationales participent activement aux efforts de lutte contre ce fléau, notamment en dispensant des cours de premiers secours et en conduisant des campagnes de sensibilisation sur la sécurité routière. Elles n'ont d'ailleurs pas d'autre choix, car, à moins de mesures énergiques, on prévoit que les accidents de la route seront la troisième cause mondiale de mortalité d'ici une vingtaine d'années.

Soyez prudents!

Après trois ans au poste de rédactrice pour la Fédération, JEAN MILLIGAN a quitté l'équipe du magazine Croix-Rouge, Croissant-Rouge. Son énergie, son professionnalisme et son exceptionnel talent d'éditrice ont été pour nous tous un précieux stimulant. Nous lui souhaitons de tout coeur une pleine réussite dans ses activités futures.


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