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Le
plus vaste pays d'Afrique, le Soudan renferme une multitude
de cultures, de langues et d'ethnies. En dépit - ou à cause
- de cette diversité, il a toujours été durement éprouvé par
les conflits, la sécheresse, la misère et autres fléaux. Certains
signes permettent de croire à une lente amélioration de la
situation, mais il reste beaucoup à faire pour résoudre durablement
ces problèmes complexes. Selon les Nations unies, l'espérance
de vie est passée de 43 à 55 ans entre 1970 et 1997, cependant
que la mortalité infantile tombait de 107 à 73 pour 1000.
Mais les taux de paludisme et de mortalité maternelle restent
en revanche très élevés.
Créé en 1956, le Croissant-Rouge soudanais n'a cessé depuis
de lutter pour tenter de répondre aux besoins sociaux et sanitaires
de la population. Aujourd'hui, plus de 10 000 volontaires
font en sorte que son assistance bénéficie à tous les individus
particulièrement vulnérables. Aux centaines de milliers de
personnes déplacées par la guerre ou la sécheresse, ils fournissent
une aide alimentaire, sanitaire et matérielle. La formation
aux soins maternels et infantiles, les campagnes de vaccination
et les programmes d'activités rémunératrices sont autant d'activités
qui font de la Société nationale l'une des organisations d'assistance
les plus importantes du pays. Le reportage photographique
de Jenny Matthews nous montre quelques aspects du travail
accompli par le Croissant-Rouge soudanais.
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Grâce aux subventions
du Croissant-Rouge, les concombres, haricots, tomates, oignons
et aubergines cultivés à la ferme collective d'Al Janade,
sur la rive du Nil bleu, sont vendus à bas prix sur le marché
local par les femmes les plus pauvres. Ils procurent à ces
dernières un maigre revenu et assurent à l'ensemble de la
communauté une alimentation diversifiée.
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Des femmes de la tribu des Bani Amir assistent à une session du
Croissant-Rouge sur la santé et la nutrition au camp de personnes
déplacées de Gulsa, près de la frontìere avec l'Erythrée. Les anneaux
qui ornent leur nez et les scarifications qui marquent leur visage sont des
coutumes aujourd'hui en voie de disparition.
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