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Sida et discrimination

Quatre-vingt cinq Sociétés nationales d'Asie, d'Afrique, du Moyen-Orient, d'Europe et des Amériques s'étaient donné rendez-vous en décembre 2001 à Chiang Mai, en Thaïlande, à l'occasion de la 5e Conférence internationale sur les soins à domicile et l'aide communautaire aux personnes qui vivent avec le VIH/sida. Une grande partie des représentants de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge étaient des individus à la fois engagés dans des activités de soutien et eux-mêmes séropositifs. À ce titre, ils ont pu faire bénéficier les quelque 3000 participants d'une expérience particulièrement probante.

"Soins et prévention sont indissociables", a affirmé devant l'assemblée le docteur Alvaro Bermejo, directeur du département de la santé et de l'assistance aux personnes à la Fédération internationale. "La Croix-Rouge et le Croissant-Rouge, a-t-il souligné, assurent de précieux services en matière de prévention, mais nous devons intensifier nos efforts en ce qui concerne la lutte contre la discrimination qui frappe les personnes vivant avec le VIH/sida et le soutien aux volontaires qui leur fournissent des soins et une assistance." Le docteur Bermejo a mis en lumière l'action des Sociétés nationales du Kenya, de l'Ouganda et du Zimbabwe, qui pourraient servir de modèles dans ce domaine.

Un essai Transformé

Co-organisé par le CICR et le Centre des Droits de l'Homme, l'All-African Course on International Humanitarian Law a réuni en novembre dernier à Pretoria, en République sud-africaine, 35 étudiants et jeunes professeurs provenant de toute l'Afrique (Afrique du Sud, République démocratique du Congo, Erithrée, Ethiopie, Ghana, Kenya, Lesotho, Ile Maurice, Mozambique, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Seychelles, Sierra Leone, Soudan, Swaziland, Zambie et Zimbabwe).

Calqué sur un cours du même type organisé depuis près de vingt ans à Varsovie à l'intention de participants européens, ce premier séminaire africain a permis de passer en revue les principaux aspects du droit international humanitaire. Résolument interactif, il a permis aux participants de partager leurs expériences respectives et de mettre en exergue des problématiques africaines. Il s'est achevé par une table ronde consacrée au dilemme entre justice et réconciliation sur la base de l'exemple sud-africain.

Les images de l'espoir

La vie d'un réfugié ou d'un demandeur d'asile est un condensé de peurs, de doutes et d'angoisses. Dans un centre d'accueil de la ville de Nea Makri, dans le centre de la Grèce, une photographe américaine s'est vouée à atténuer le stress des jeunes déracinés et de leurs familles. Géré par la Croix-Rouge hellénique, ce centre héberge quelque 120 personnes provenant pour
la plupart d'Afghanistan, d'Irak, d'Iran, de Turquie ou de Syrie.

En 2001, Barbara Peterson a lancé un programme d'expression artistique intitulé "Les rêves des enfants réfugiés". À travers le dessin et la photographie, celui-ci offre aux enfants l'occasion d'exprimer leurs sentiments, d'explorer leur imaginaire et, tout simplement, de jouir du plaisir de la création. Le but essentiel consiste à donner aux jeunes exilés les moyens d'extérioriser leurs sensations et leurs émotions. "Souvent, explique Barbara Peterson, les sentiments douloureux sont sublimés et évacués grâce à l'expression artistique. J'observe une évolution spectaculaire chez des enfants socialement isolés à mesure qu'ils parviennent à articuler leurs émotions."

 

Le bush australien en flammes

"Les feux de brousse sont un phénomène courant dans notre pays", note Martine Letts, secrétaire général de la Croix-Rouge australienne. "Néanmoins, la situation peut vite dégénérer lorsque la terre et le couvert végétal sont desséchés par le manque de pluie et que les vents se déchaînent."
La veille de Noël 2001, on a appris que le feu se rapprochait dangereusement de zones habitées. Cependant que quelque 20 000 pompiers luttaient désespérément contre les flammes, sur terre et par avion, des volontaires de la Société nationale ont été déployés pour seconder d'autres organismes de secours et les services publics compétents dans les opérations d'évacuation de la population menacée.

La situation continuant de s'aggraver au fil des jours, la Croix-Rouge australienne a collaboré avec le Département des services communautaires du gouvernement afin de fournir une assistance aux sinistrés. Des centaines de membres des équipes spécialisées de la Société nationale ont été mobilisés à travers tout l'État afin d'évaluer leurs besoins et de distribuer des secours. En outre, plus de 70 volontaires ont assuré une permanence téléphonique pour les parents et amis en quête d'informations. Au total, ils ont reçu quelque 2000 demandes provenant de toutes les régions du pays et de l'étranger.

Tribunal fictif

Une fois encore, la Bellitia occidentale est frappée de plein fouet par la guerre interminable qui oppose l'armée et les rebelles du Parabulem. Des milliers de civils sont menacés par cette tragédie, posant un énorme défi au CICR et à la communauté internationale. Si le scénario n'est que trop réaliste, le Parabulem et la Bellitia sont toutefois des pays imaginaires, inventés par le CICR pour les besoins d'un exercice sur l'impact et la gestion des conflits. C'est la ville d'Arusha, en Tanzanie, siège du Tribunal pénal international (TPI) pour le Rwanda, qui a accueilli en novembre dernier un procès fictif organisé à l'intention d'universités du Kenya et de Tanzanie.

Durant la première partie de ce concours, des étudiants de six universités ont joué le rôle de délégués du CICR s'efforçant de négocier l'accès à des civils menacés par la guerre. Ensuite, les participants devaient expliquer de manière détaillée la nature du conflit sous un angle juridique à l'intention de représentants des "médias internationaux" - en réalité, des membres du CICR et du TPI. L'épreuve finale s'est tenue dans une salle du tribunal normalement réservée aux procès relatifs au génocide du Rwanda. Face à un jury présidé par le juge Erik Mose, vice-président du TPI, les deux meilleures équipes étaient appelées à argumenter sur la manière dont le Parabulem devrait, une fois ce sanglant conflit terminé, en assumer le douloureux héritage. Le premier prix a été attribué à l'équipe de l'Université de Nairobi.


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