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Inondations en Asie

Pendant que les inondations en Europe centrale mobilisaient l'attention, l'Asie a elle aussi subi une fois encore des ouragans et des inondations dévastateurs.

Le typhon Rusa, le plus violent qui ait frappé la Corée du Sud depuis 43 ans, a provoqué des inondations et des glissements dramatiques, faisant au moins 128 morts ou disparus. Les employés et les volontaires de la Croix-Rouge se sont rapidement portés au secours des sinistrés dans les régions affectées. Dans plusieurs villes et provinces, ils ont mis en place des cuisines communautaires pour les victimes et pour le personnel d'assistance.

Deux États du Myanmar ont connu les pires inondations depuis des générations. Plus de 400 000 hectares de terres arables ont été submergés le long des trois principaux fleuves du pays – l'Irrawaddy, le Chindwin et le Thanlwin –, mettant dans une situation critique plus de 10 000 familles. Pour répondre à leurs besoins, la Croix-Rouge a organisé des distributions de secours d'urgence.

Au Cambodge, inondations et sécheresse combinées font peser une lourde menace sur les communautés les plus vulnérables, qui risquent de connaître une grave disette l'année prochaine. Des pluies tardives ont quelque peu amélioré la situation dans huit provinces éprouvées par la sécheresse, mais des inondations dramatiques dans cinq autres provinces ont affecté plus d'un million d'habitants.

Les régions du nord et du centre de la Thaïlande ont connu leurs pires inondations depuis des décennies. Ces catastrophes ont touché 31 des 76 provinces du pays et causé de lourds dommages à quelque 80 000 hectares de terres cultivées. Le coût économique est évalué à plus de 4 millions de dollars américains. Volontaires et employés de la Croix-Rouge ont activement participé aux opérations d'assistance.


Prise d'otages de Moscou

En octobre, les employés de la Croix-Rouge russe à Moscou ont fourni une assistance aux otages libérés et aux familles des victimes après l'assaut mené contre le théâtre où étaient retenues plusieurs centaines de personnes. Lors de cette action, ils ont eu le chagrin de découvrir qu'un cadre de leur organisation figurait parmi les 117 otages morts dans l'intervention.

Selon les autorités sanitaires, près de 650 otages ont reçu des soins après avoir inhalé un gaz injecté dans l'édifice par les forces de sécurité. Une cinquantaine de rebelles tchétchènes ont été tués dans l'opération.

Parmi les otages décédés – tous, à une seule exception, à cause du gaz – figurait Svetlana Apcheva, chef comptable à la Croix-Rouge russe, où elle avait été engagée en avril 2002. Âgée de 38 ans, elle laisse une fille de 16 ans.

Opérant dans un centre de crise aménagé dans une école proche du théâtre assiégé, les employés et volontaires de la Société nationale ont offert un soutien psychologique aux otages libérés et à leurs familles. Ils ont également assuré des services de recherche et procuré de la nourriture et des médicaments aux victimes, aux soldats, aux policiers et aux secouristes.
Avant l'assaut, des délégués et des médecins du CICR avaient pu pénétrer dans le théâtre afin de fournir une assistance médicale aux otages et d'évacuer certains d'entre eux.


La Croix-Rouge s'engage dans l'initiative mondiale pur l'immunisation

Abbas Gullet, l'ex-secrétaire général de la Croix-Rouge du Kenya, a été récemment nommé au sein du conseil de l'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation (Global Alliance for Vaccines and Immunization – GAVI). Fort de quinze membres renouvelés tous les deux ans, celui-ci rassemble des représentants d'agences des Nations unies, de gouvernements, de la Banque mondiale et de diverses institutions spécialisées dans le domaine de la vaccination et de l'immunisation.

Créée en 1999, la GAVI regroupe des partenaires publics et privés qui ont pour ambition d'améliorer la couverture vaccinale dans les pays pauvres. Elle supervise la gestion du Fonds mondial pour les vaccins qui a été doté de plus d'un milliard de dollars américains par The Bill and Melinda Gates Foundation et d'autres donateurs. Ce Fonds fournit des vaccins
et un soutien aux 74 pays couverts par l'Alliance, en mettant l'accent sur l'amélioration des systèmes de santé et l'introduction de vaccins nouveaux ou sous-employés, comme celui de l'hépatite B.

"Durant cette période de deux ans, nous ferons tout notre possible pour réduire le nombre des victimes des maladies infectieuses. La sensibilisation de la communauté à l'importance de la vaccination passe par la mobilisation sociale, un domaine dans lequel la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge ont un rôle crucial à jouer", a déclaré Abbas Gullet. Les réseaux de volontaires du Mouvement et les délégués de la Fédération seront mis à contribution dans les pays visés par l'initiative.


 

Nouvelles du Myanmar

Le 17 juin dernier, Daw Aung San Suu Kyi, cofondatrice et présidente de la Ligue nationale pour la démocratie, a profité de la suspension de son assignation à résidence pour rendre visite à la délégation du CICR à Rangoon et s'informer des activités humanitaires en cours dans son pays. Avec l'aval des autorités, le CICR a, depuis mai 1999, effectué des visites régulières auprès de personnes détenues au Myanmar. Il y poursuit en outre des programmes d'orthèses et de prothèses pour les handicapés, notamment des victimes de mines, depuis 1986.


Biotechnologie armes

Le CICR a lancé un appel intitulé "Biotechnologie, armes et humanité" qui vise
à réaffirmer les normes proscrivant l'utilisation des armes biologiques et à renforcer
les moyens de contrôle des risques liés à la biotechnologie. Cet appel concluait une conférence de deux jours accueillie par le CICR à Montreux, en Suisse, où des experts gouvernementaux et indépendants se sont appliqués à cerner les dangers dans
ce domaine.

Il invite toutes les autorités politiques et militaires, les communautés scientifiques et médicales, ainsi que les industries biotechnologiques et pharmaceutiques à unir leurs efforts pour garantir l'application de contrôles efficaces sur les produits potentiellement dangereux de la recherche biotechnologique. Il demande également aux États de réaffirmer les normes juridiques existantes concernant les produits toxiques et la diffusion délibérée de maladies, notamment le Protocole de Genève de 1925 et la Convention de 1972 sur les armes biologiques. Les gouvernements sont appelés à faire en sorte que les règles applicables soient connues et respectées par leurs propres forces armées et que ceux qui les enfreignent soient poursuivis. Quant à la communauté scientifique et à l'industrie de la biotechnologie, elles sont invitées à adopter des codes de conduite professionnels et industriels permettant d'empêcher les utilisations abusives d'agents biologiques.

Pour plus d'informations sur l'appel du CICR, prière de consulter la page qui lui est spécialement consacrée sur le site www.icrc.org.


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