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Une
leçon de DIH
Le dernier round du concours Jean-Pictet a eu lieu
en septembre à la Fédération. Créé
en 1989, ce concours rassemble des équipes de trois
participants étudiants en droit ou en sciences
politiques ou élèves d'écoles militaires
qui se livrent à des jeux de rôle et autres
exercices visant à tester leur connaissance du droit
international humanitaire.
Face à des situations imaginaires, les concurrents
doivent décider comment
ils réagiraient en tant que délégués
de la Croix-Rouge, membres de l'armée, responsables
politiques ou autres catégories d'individus. L'objectif
consiste à les familiariser avec les réalités
de la guerre et à leur faire prendre conscience de
l'incidence de décisions individuelles sur le sort
des victimes. Très pointu sur le plan juridique, cet
exercice comporte aussi une forte dimension émotionnelle.
En février 2002, les équipes de Louvain (Belgique)
et d'Utrecht (Pays-Bas) avaient été sélectionnées
parmi 26 équipes provenant des cinq continents lors
d'une session en anglais tenue au Portugal. Le mois suivant,
celles de Fribourg (Suisse) et de Rouen (France) avaient été
couronnées dans le cadre de la session destinée
aux francophones.
Durant la finale, les participants personnifiaient les représentants
du Faramine Equatorial un pays imaginaire inspiré
de Chypre, de l'Afghanistan et de Taïwan où
la guerre faisait rage depuis des mois. Un jury composé
de membres de la Fédération, du CICR et du HCR,
de fonctionnaires suisses et étrangers, d'universitaires
et de représentants d'autres organisations humanitaires
a décerné le Prix Jean-Pictet 2002 à
l'Université de Fribourg (Suisse)
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Messages
Croix-Rouge au Népal
La situation humanitaire continue de se dégrader
au Népal, où les forces gouvernementales sont
confrontées à un groupe rebelle armé,
le Parti communiste du Népal-Maoïste. Dans ce
contexte plutôt chaotique, le CICR met l'accent sur
la protection des civils, sur les visites aux personnes détenues
en relation avec la crise et, en coopération avec la
Croix-Rouge du Népal, sur la promotion du droit international
humanitaire.
Le CICR et la Société nationale ont mis en
place un réseau de messages Croix-Rouge afin de faciliter
les échanges de nouvelles entre les détenus
et leurs familles. Dans certains endroits où les visites
familiales sont impossibles et où il n'existe pas de
service postal adéquat, ces messages constituent l'unique
forme de contact dont on dispose. La distribution en est assurée
par des volontaires de la Société nationale,
qui compte des sections locales dans chacun des 75 districts
du pays.
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Une
mariage dans le Golan
Pour Souheir, 21 ans, et son fiancé Wissam, 28
ans, ce jeudi 4 juillet 2002 fut un jour béni:
celui de leur mariage. Lorsqu'on vit de part et d'autre de
la ligne de démarcation entre la Syrie et le plateau
du Golan, occupé depuis 1967 par Israël, la chose
ne va pas de soi. Les deux jeunes gens savaient qu'il pourrait
s'écouler des années avant que leur vu
ne se réalise, et que l'organisation de la noce poserait
de sérieuses difficultés. Le mariage entraînerait
en outre la séparation peut-être définitive
de Souheir et de sa famille, car, une fois franchie la ligne
pour rejoindre son fiancé du côté israélien,
tout retour serait pratiquement impossible.
Une fois obtenues les autorisations des autorités
israéliennes et syriennes, les familles se sont tournées
vers le CICR pour les arrangements pratiques. Les délégations
de Damas et de Tel Aviv s'occupent couramment de ce genre
de démarches. Avec le concours des agences des Nations
unies qui contrôlent la zone-tampon, le CICR prend les
dispositions nécessaires afin que les familles des
promis puissent se réunir sur l'étroite bande
de terre qui sépare les deux secteurs, pour un bref
instant où la joie et la peine sont intimement mêlées.
C'est en 1983 que le CICR a organisé la première
union de fiancés vivant de part et d'autre de la frontière.
Durant les années 1990, 54 mariages ont eu lieu dans
ces conditions. Celui de Souheir et Wissam était le
quatrième de l'année.
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Centre
de doit international humanitaire
Ouvert en 2002 à Genève, le Centre universitaire
de droit international humanitaire (CUDIH) est appelé
à jouer un rôle de premier plan dans la promotion
et l'enseignement de ce domaine crucial. Le programme des
cours sera axé sur les aspects juridiques du droit
international humanitaire (DIH) dans son sens le plus large,
en couvrant les éléments connexes du droit pénal,
des droits de l'homme et du droit des réfugiés.
À compter de la fin de cette année académique,
le Centre délivrera des diplômes d'études
supérieures à ses étudiants. Il organisera
en outre des séminaires à l'intention de groupes
particuliers comme les professeurs d'université et
le personnel des organisations humanitaires.
Le CICR a contribué de façon notable à
la création de cet institut et il sera étroitement
associé à sa gestion et à ses activités.
Antoine Bouvier, qui s'occupe tout particulièrement
des liens avec le monde universitaire, considère l'ouverture
de l'établissement comme un événement
très important. "Ce Centre sera à la pointe
de la recherche et de la réflexion sur le DIH, ne serait-ce
que parce que Genève est elle-même le centre
mondial des grandes organisations humanitaires."
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