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Opération Afrique australe : un an après


En un an, plus d’un million de personnes auront bénéficié, en Afrique australe, de l’opération d’assistance en faveur des victimes de la disette. À la fin avril, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge de la région, opérant dans le cadre du programme de sécurité alimentaire de la Fédération internationale, avaient déjà distribué plus de 36000 tonnes de vivres à 723 000 habitants du Lesotho, du Malawi, du Swaziland, de la Zambie et du Zimbabwe. Elles avaient également fourni des semences, des outils et des engrais à quelque 116 000 familles démunies ainsi que des articles d’hygiène et des fournitures médicales à 122 000 personnes. En outre, l’amélioration de l’approvisionnement en eau et des installations sanitaires dans la région profitera durablement à environ 75 000 habitants. Soutenue par le plus gros appel de la Fédération internationale depuis la crise des Balkans, cette opération aura atteint la plupart de ses objectifs. D’un montant de 89,3 millions de francs suisses (US$ 61,6), l’appel d’urgence de 2002 visait à assister près de 1,3 million d’individus menacés de famine.

En plus de ses propres activités, la Fédération internationale a géré pour le compte du Programme alimentaire mondial (PAM) la plus vaste flotte de camions jamais constituée par la Croix-Rouge. Après des problèmes de logistique initiaux, les 209 camions tout-terrain fournis par le gouvernement norvégien via sa Société nationale ont permis d’acheminer les vivres du PAM dans les zones les plus reculées, inaccessibles aux moyens de transport conventionnels. Sur des pistes défoncées, à travers de véritables déserts de sable et des lits de rivières parfois en pleine crue, ils avaient, à la fin avril, procuré à des centaines de milliers d’habitants du Lesotho, du Malawi, de la Zambie et du Zimbabwe environ 40 700 tonnes de nourriture. Ce partenariat avec le PAM a mis en évidence la nécessité de nouvelles stratégies de collaboration et de coordination entre les agences humanitaires, face à des défis aussi considérables que la crise de l’Afrique australe.

Une mobilisation internationale massive a donc permis d’éviter la famine à plus de 14 millions d’individus. Mais la disette n’était qu’un symptôme d’une crise beaucoup plus complexe résultant de l’interaction entre la pandémie du VIH/sida, l’insécurité alimentaire, la pauvreté, les problèmes de santé publique et les erreurs politiques. Les projections actuelles chiffrent à plus de 50 pour 100 la prévalence du VIH dans certaines régions, où l’espérance de vie pourrait tomber en dessous de 20 ans d’ici 2020. Déjà, on enregistre une hausse dramatique des décès prématurés, en particulier parmi les familles vivant avec le VIH/sida. En 2001, on estime que le sida a entraîné 497 000 décès dans les cinq pays touchés par la crise alimentaire, et le bilan sera vraisemblablement plus lourd encore pour 2002. D’ici 2010, entre 20 et 33 pour 100 des enfants de moins de 15 ans auront perdu leur père ou leur mère, ou les deux. La menace de la famine a peut-être été écartée, mais la crise ne fait que commencer.


Côte à côte ou face à face

Tel est le titre d’une exposition consacrée au photographe suisse Jean Mohr qui rassemble environ 70 images illustrant la vie quotidienne en Israël et dans les territoires palestiniens entre 1949 et 2002. C’est avec une grande finesse que Jean Mohr rend compte des joies et des tragédies des citoyens ordinaires de cette région troublée. Inaugurée le 26 juin à Jérusalem, l’exposition sera présentée dans différentes villes d’Israël, des territoires palestiniens et d’autres pays du Proche et du Moyen-Orient, ainsi que dans certaines villes européennes, dont Genève. Elle a été mise sur pied conjointement par le CICR et le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.


La fin d’un rêve

Un tragique accident sur une route sinueuse et glissante du massif des Tchutchkhan, dans le sud du Kirghizistan, a brutalement mis fin au rêve du volontaire de la Croix-Rouge française Gérard Starck, qui voulait rallier symboliquement toutes les Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de la planète. Âgé de 57 ans, cet ancien pilote de voitures de course et journaliste de sport avait officiellement entamé son tour du monde le 9 octobre 1997 au départ du secrétariat de la Fédération internationale à Genève. Son but consistait à promouvoir la mission humanitaire des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et l’inestimable contribution de leurs volontaires. Quand la mort l’a surpris, il avait parcouru quelque 200 000 kilomètres au guidon de sa moto et visité 148 Sociétés nationales des cinq continents. À chacune, il remettait un ruban rouge ainsi qu’un présent offert par la Société nationale auprès de laquelle il avait effectué sa précédente étape. L’enthousiasme et la détermination sans faille de Gérard lui avaient permis de surmonter toutes les difficultés, y compris la soixantaine d’accidents qui ont émaillé son périple. Trois jours avant son décès, Gérard avait rencontré le président du Croissant-Rouge du Kazakhstan, Erkebek Argymbaev. “Nous avons été impressionnés par son énergie indomptable et son indestructible enthousiasme”, témoigne ce dernier. “Il voulait sensibiliser le monde à la nature unique du réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et il a largement accompli sa mission.”



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