Page d'accueil
du Magazine



Photos précédentes
Photos suivantes

Le tremblement de terre de Bam

 

Rétablir des services vitaux

Le tremblement de terre a détruit des structures essentielles pour le bien-être des quelque 200 000 habitants de Bam et des villages environnants. Les deux hôpitaux publics ont été entièrement dévastés et leur personnel a subi de lourdes pertes. Durant les premiers jours de l'intervention, le Croissant-Rouge de l'Arabie saoudite et d'autres acteurs ont mis en place des dispensaires provisoires pour traiter les blessés. Le 31 décembre, la Croix-Rouge du Japon a ouvert une clinique en complément de celles déjà installées par le Croissant-Rouge de l'Iran. Quelques jours plus tard, on a inauguré un hôpital de campagne de 200 lits financé par l'ECHO et deux autres cliniques, avec du personnel provenant des Sociétés de la Croix-Rouge allemande, finlandaise et norvégienne.Ces différents établissements, qui ont déjà assuré des soins à plus de 10 000 patients, seront remis aux mains de la Société nationale d'ici quelques mois.L'approvisionnement en eau potable a également posé de sérieux problèmes, le réseau d'adduction ayant été gravement endommagé. Dans les deux jours qui ont suivi la catastrophe, la Fédération internationale a déployé des unités d'intervention d'urgence (ERU) spécialisées dans l'approvisionnement en eau et l'assainissement. Mises à disposition par les Sociétés nationales espagnole, autrichienne, française, allemande et suédoise, ces équipes ont fourni à l'hôpital, aux cliniques et aux camps de tentes de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de l'eau pure ainsi que des installations sanitaires. De son côté, le Croissant-Rouge de l'Iran a distribué à la population de l'eau en bouteille et disposé des citernes dans de nombreux quartiers de la ville.

Surmonter le choc et la douleur

Le lendemain du tremblement de terre, le Croissant-Rouge de l'Iran a déployé des équipes de soutien psychosocial afin d'évaluer les besoins et de fournir une assistance initiale dans ce domaine. Plus de 85 volontaires sont passés de tente en tente pour offrir des conseils et un réconfort aux sinistrés. "Immédiatement après la catastrophe, les gens sont naturellement concentrés sur la simple survie, sur la recherche de proches disparus et sur la satisfaction des besoins matériels de base — abri, eau, nourriture", observe Aghdase Kafi, un psychologue membre de l'équipe du Croissant-Rouge. "Mais il est également essentiel que les enfants et leurs familles expriment leurs sentiments et partagent leurs problèmes, pour prendre conscience qu'ils ne sont pas seuls dans leur malheur."

Le programme de soutien psychosocial, qui vise à aider les rescapés à surmonter la détresse provoquée par le séisme et par ses incessantes répliques, bénéficie du concours de spécialistes des Sociétés de la Croix-Rouge danoise et islandaise. Les enfants sont particulièrement traumatisés après une telle tragédie. Mehrnaz, six ans, a perdu ses parents et deux sœurs aînées quand le toit de la maison familiale s'est écroulé. Aujourd'hui, elle n'a plus qu'un oncle pour prendre soin d'elle. "Je n'arrêtais pas de secouer le corps de mes parents en les suppliant de se réveiller et de me sortir de là", raconte-t-elle. "J'ai beaucoup crié et pleuré." Avec l'appui du Comité international de la Croix-Rouge et de la Fédération internationale, le Croissant-Rouge de l'Iran s'est dépensé sans compter pour tenter de retrouver les disparus ou d'autres proches et de faciliter le rétablissement des liens familiaux.

Le séisme a détruit la citadelle vieille de 2 000 ans. Bâtie au moyen de briques de terre, de pisé et de troncs de palmiers, c'était la plus vaste construction de ce type au monde.
©Michael Walter / Troika

Déchargement d'approvisionements de secours au siège du Croissant-Rouge de l'Iran.
©Farooq Burney / Fédération internationale

Les dirigeants de la Fédération internationale et du Croissant-Rouge de l'Iran donnent une conférence de presse sur les opérations d'assistance.
©Christopher Black / Fédération internationale

Le docteur Shinichi Nakashima s'entretient avec une patiente à la clinique
de la Croix-Rouge du Japon, ouverte le 31 décembre.

©Christopher Black / Fédération internationale

Photos précédentes
Photos suivantes


Haut de page | Nous contacter|Crédits Edition antérieur Webmaster ©2004 |Copyright ||