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©REUTERS / Kai Pfaffenbach, Courtesy www.alertnet.org

L'horreur à Madrid

Le 11 mars, en pleine heure de pointe matinale, une série d'attentats à la bombe a ravagé des trains dans trois gares de la capitale espagnole, faisant au moins 200 morts et plus de 1 400 blessés. Des volontaires et des employés de la Croix-Rouge ont aussitôt été mobilisés afin de porter secours aux victimes. La Société nationale a également mis en service des ambulances pour évacuer les blessés et cinq unités mobiles de collecte de sang déployées en réponse à un appel des hôpitaux. Elle a aussi prélevé dans ses stocks d'urgence des trousses de premiers secours, des sacs pour les cadavres, des brancards, des couvertures et autres articles de première nécessité.

Ses quelque 900 volontaires ont assuré un large éventail de services incluant soins médicaux et permanence téléphonique pour répondre aux demandes de recherche de personnes. Au total, le centre de coordination de l'opération a reçu plus de 8 000 demandes d'informations et offres de services. La Fédération internationale et ses Sociétés membres ont fait part de leur entière solidarité avec la Croix-Rouge espagnole. Juan Manuel Suárez del Toro, président de la Fédération et de la Croix-Rouge espagnole, a souligné que cette dernière avait été très sensible aux témoignages de sympathie venus du monde entier à la suite de cette terrible tragédie.


Créé à l'initiative du CICR, le Forum humanitaire de Genève s'articule autour d'un portail Internet en anglais, accessible à tous. "Genève abrite la plus forte concentration d'organisations humanitaires au monde, mais l'interaction entre elles et la coopération sur des questions d'intérêt commun sont généralement insuffisantes, y compris avec les milieux universitaires. L'ambition du Forum humanitaire de Genève est précisément de rassembler toutes ces ressources et de devenir LE centre de référence de l'action humanitaire", déclare Jean-Michel Monod, membre du CICR et président du Forum. Celui-ci a été établi en juillet 2003 avec le concours du Réseau universitaire international de Genève (RUIG), du Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et du Centre pour le dialogue humanitaire, et le soutien financier de la Confédération helvétique. En février dernier, il a hébergé une première conférence électronique sur le thème de l'eau dans les situations de conflit. Pour plus d'informations: www.genevahumanitarianforum.org


©Rosemarie North /
Fédération Internationale

Prévention du SIDA au Myanmar

La vie d'un conducteur de camion ou d'autocar peut être très solitaire. Au Myanmar, il n'est pas rare dans cette profession de se trouver au milieu de la nuit à un poste frontière avec la Thaïlande ou la Chine, avec des heures à tuer avant de pouvoir reprendre la route. La prostitution étant florissante dans ces endroits, il n'est pas étonnant que les routiers constituent un des groupes les plus touchés par la pandémie du VIH/sida. "Étant très souvent éloignés de leur foyer, les chauffeurs ont de multiples partenaires sexuelles — et il est rare qu'ils utilisent des préservatifs", explique le docteur Tun Aung Shwe, de la Croix-Rouge du Myanmar.

Il est difficile d'établir avec précision combien d'habitants du pays sont séropositifs au VIH. Selon le gouvernement, le chiffre serait de 177 000, mais, d'après le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), il est plus proche d'un demi-million.

Pour inciter les conducteurs de camion et d'autocar à se protéger, la Croix-Rouge mise sur la pression corporatiste. Elle forme des membres de la profession et d'autres personnes qui travaillent en étroite relation avec eux, comme les vendeurs de billets, à animer des discussions en petits groupes sur le VIH/sida. À ce jour, elle a touché 2 400 des quelque 3 400 conducteurs d'autocars et de camions âgés de 25 à 55 ans qui fréquentent les gares routières de la capitale Yangon (anciennement Rangoon).

En juin 2003, le programme a été étendu aux gares routières de province. La Croix-Rouge a également entrepris de toucher les gardiens de prison, les aspirants officiers de police et les fonctionnaires de la capitale.


©Marko Kokic /
Fédération Internationale

Du miel contre la rougeole

Sous la houlette de leur oncle Virgil Grandfield, les HoneyKids — Enfants du miel — se consacrent à l'apiculture dans le Texas Hill Country, près de San Antonio. Grandfield, lui, partage son temps entre ses nièces et neveux et ses missions à l'étranger en tant que délégué de la Croix-Rouge canadienne. Lors d'un récent passage au Texas, il a engagé ses HoneyKids dans l'Initiative contre la rougeole. Depuis, la moitié des recettes de ventes de pots de miel est allouée à l'achat de vaccins pour les enfants africains.

Les pots de miel des HoneyKids portent pour devise Gloria in tenui (la gloire est dans les petites choses), une formule du poète latin Virgile auteur des Géorgiques, qui traitent de l'élevage des abeilles. Pourtant, le groupe texan n'accomplit pas de petites choses: en deux mois à peine, il a recueilli près de 1 000 dollars au profit de l'Initiative contre la rougeole — un montant suffisant pour vacciner un millier d'enfants. Grandfield se souvient de l'enthousiasme de ses protégés criant au soir de leur première vente en septembre dernier: "Nous avons sauvé plus de 200 enfants! Plus de 200!" quand ils avaient mis de côté plus de 200 dollars en un seul jour.


©Thierry Gassmann / CICR

L'EURO 2004 l'aide des enfants dans la guerre

Lancé en 1997, le partenariat entre le CICR et l'Union des associations européennes de football (UEFA) va connaître un développement spectaculaire avec la promotion de l'initiative du CICR en faveur des enfants dans la guerre dans le cadre de l'EURO 2004. Seize équipes nationales seront engagées dans ce prestigieux tournoi qui devrait rassembler du 12 juin au 4 juillet plus de 7 milliards de spectateurs. Pour le CICR, cela représente une occasion unique de sensibiliser le public à la situation tragique des enfants vivant dans des zones de conflit. L'accent sera mis plus particulièrement sur la réunion des familles, sur la rééducation et la réinsertion des enfants traumatisés par la guerre et sur la campagne contre l'utilisation d'enfants-soldats.

Pierluigi Collina (photo), un arbitre de réputation mondiale, a été nommé ambassadeur officiel de cette initiative. Trois autres arbitres internationaux ont suivi cet exemple, à savoir Anders Fisk (Suède), Markus Merk (Allemagne) et Lubos Michel (Slovaquie). De même que le CICR s'efforce de faire en sorte que les parties à un conflit respectent le droit de la guerre et les règles régissant le comportement au combat, les arbitres veillent à ce que les sportifs se plient aux règles du jeu sur le terrain. À ce titre, ils sont dans une position idéale pour promouvoir le message vital de la protection des enfants dans la guerre. Déjà, les Sociétés nationales des pays dont les équipes se sont qualifiées pour la compétition — notamment la Grande-Bretagne, le Danemark et la Suède, sans oublier le Portugal — se sont associées à la campagne.


©Fédération Internationale

Un fonds pour le personnel Croix-Rouge et Croissant-Rouge

La Fédération internationale a récemment lancé un fonds spécial pour venir en aide au personnel de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge frappé par le VIH/sida. Le Fonds Masambo servira à assurer une thérapie antirétrovirale aux employés et volontaires qui, bien que travaillant souvent en première ligne dans le combat contre la pandémie, manquent eux-mêmes cruellement de soins.

"Nous estimons qu'au moins 200 000 membres de notre organisation vivent avec le VIH/sida. Cela représente un énorme défi, non seulement pour notre aptitude à accomplir notre mission humanitaire, mais pour la survie même de notre organisation", note Razia Essack-Kauaria, membre du Conseil de direction de la Fédération internationale et secrétaire général de la Croix-Rouge de Namibie. "Ce fonds", précise-t-elle, "constitue une mesure d'urgence de notre part en attendant que les efforts de la communauté internationale pour universaliser l'accès à la thérapie antirétrovirale soient pleinement opérationnels."

Le fonds a été baptisé du nom d'une employée de la Croix-Rouge du Zimbabwe qui s'était entièrement vouée au programme d'aide à domicile de sa Société nationale en faveur des familles affectées par la pandémie. C'est l'histoire de Masambo, décédée à la fin 2001 des suites de la maladie, qui avait inspiré aux participants de l'Assemblée générale de la Fédération la décision de créer ce mécanisme d'assistance. Dans un premier temps, l'objectif est de faire bénéficier au moins 300 personnes du traitement pendant une période initiale de cinq ans.


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