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Accusés
de tous les maux — surpopulation, chômage, fragilisation
de services sociaux et sanitaires limités, mise en
danger des équilibres culturels — les migrants
sont dans le monde entier l'objet d'une animosité généralisée.
Pour beaucoup d'habitants des pays développés,
ils sont trop envahissants et originaires de "mauvais"
pays.
De nombreuses Sociétés de la Croix-Rouge et
du Croissant-Rouge assurent aux migrants des services de protection
et d'assistance et défendent leurs droits auprès
des autorités et du public. Hélas, l'hostilité
à l'égard des migrants continuant d'augmenter,
ces efforts se heurtent à de sérieuses difficultés.
Baisse des dons, campagnes de dénigrement, voire agressions
physiques ne sont que quelques-uns des déboires auxquels
se heurtent les Sociétés nationales qui s'entêtent
à vouloir aider ces "intouchables".
À terme, cela pose le risque de devoir réduire,
si ce n'est supprimer purement et simplement les programmes
en leur faveur. Pour tenter d'éviter une telle extrémité,
le Mouvement s'efforce de faire évoluer les perceptions
et les comportements à travers des campagnes publiques
de lutte contre la discrimination et la xénophobie,
ou des actions individuelles de sensibilisation.
En guise de contribution à cet effort, nous publions
dans ce numéro le récit d'une des innombrables
tentatives de migration de l'Amérique centrale vers
les États-Unis. Cette expérience particuliere
illustre de façon pathétique le sort commun
de la multitude de migrants qui risquent leur vie à
travers les océans, les continents et les frontières
du monde entier dans l'espoir de trouver une existence meilleure.
Notre propos est de sensibiliser tous les lecteurs —
qu'ils appartiennent ou non au Mouvement — à
la vulnérabilité de ces individus et de leur
faire comprendre pourquoi nous avons envers eux un devoir
d'assistance.
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