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©Till Mayer / Fédération
Internationale
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Bam
se relève de ses ruines
Cinq mois après le terrible tremblement
de terre qui a fait des dizaines de milliers de morts et détruit
85 pour 100 des édifices de la ville, la vie reprend
peu à peu son cours normal à Bam. Les rues sont
à nouveau animées par le trafic et par les vendeurs
ambulants, et tous les sans-abri se sont maintenant réinstallés
dans des maisons préfabriquée fournies par le
gouvernement. Toutefois, la population continue de vivre dans
la crainte d'un nouveau séisme.
Le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge prend
une part importante dans les efforts de relèvement.
"Avec l'appui du Mouvement, le Croissant-Rouge de l'Iran
a entrepris de remettre en état et de reconstruire
l'infrastructure sanitaire, éducative et sociale de
Bam, ainsi que des locaux du Croissant-Rouge endommagés
ou détruits par le tremblement de terre", explique
Mohammed Mukhier, chef de la délégation de la
Fédération internationale à Téhéran.
Dans l'attente de la construction d'un nouvel hôpital
central, l'hôpital de campagne de la Croix-Rouge et
du Croissant-Rouge demeure l'unique établissement à
offrir des services médicaux aux habitants de la région.
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©Mohammed Babikar / Fédération
Internationale
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Nouvelle
force d'intervention régionale
"La gestion des catastrophes permet de sauver
des vies. Je suis fier d'appartenir à l'équipe
nationale d'intervention en cas de catastrophe", déclare
Asif Shahab, volontaire de la Croix-Rouge de l'Inde. La Société
nationale a innové en créant la première
unité de ce type en Asie du Sud, une région
périodiquement exposée à tout un éventail
de calamités naturelles telles que cyclones, sécheresses,
inondations, séismes, incendies, glissements de terrain
et avalanches.
L'idée consiste à pouvoir déployer rapidement
des spécialistes aux compétences complémentaires
qui, en cas d'urgence, travailleront sous l'autorité
d'un responsable opérationnel sur le terrain en étroite
coopération avec le siège national. Dans l'idéal,
les membres de l'équipe devraient pouvoir être
recrutés au niveau local, de manière à
accélérer leur mobilisation.
"L'objectif est de pouvoir répondre immédiatement
aux besoins les plus variés sans attendre l'arrivée
de l'assistance régionale ou internationale, comme
cela a toujours été le cas dans le passé",
commente Vimala Ramalingam, secrétaire général
de la Croix-Rouge de l'Inde. L'équipe nationale d'intervention
en cas de catastrophe se compose d'une dizaine d'employés
et volontaires dotés d'un équipement mobile
pour les secours d'urgence. Sa mission consistera à
rassembler des informations, à évaluer les besoins
et à établir un plan d'action initial, ainsi
qu'à fournir des services de soutien et de coordination
aux divers intervenants. Cette initiative représente
une étape importante vers une gestion plus intégrée
de la gestion des catastrophes. |
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©Simon Pluess / CICR
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Séminaires
médicaux en Haïti
Le CICR a organisé plusieurs séminaires
à l'intention du personnel médical
d'hôpitaux haïtiens. L'accent a été
mis sur les techniques de la chirurgie de guerre, les procédures
de triage et les dispositions fondamentales du droit international
humanitaire, en particulier celles qui touchent à la
protection des patients, du personnel médical et des
installations sanitaires.
Le 7 mai, une session a réuni 42 médecins, chirurgiens,
infirmiers et internes de l'hôpital Le Justinien à
Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays. Un autre
séminaire a eu lieu le 10 mai pour 50 membres du personnel
médical du plus grand hôpital public du pays,
l'Hôpital universitaire d'Haïti à Port-au-Prince,
la capitale.
Pour le docteur Hassan Nasreddine, chirurgien du CICR, ces
ateliers étaient l'occasion de procéder à
des échanges d'expériences et de faire bénéficier
les collègues haïtiens du savoir-faire de l'institution
dans le domaine de la chirurgie de guerre, notamment du traitement
des blessures par balle et à l'arme blanche.
En avril, des réunions similaires s'étaient
déroulées à Gonaïves et à
Port-de-Paix. D'autres sessions consacrées à
la chirurgie de guerre et à l'éthique médicale
seront organisées au mois de juin en collaboration
avec le ministère haïtien de la santé.
De son côté, la Fédération internationale
soutient la Croix-Rouge haïtienne en finançant
la réhabilitation de la section locale de Cité
Soleil, le plus vaste bidonville de Port-au-Prince, où
résident près d'un demi-million d'habitants.
Le CICR assurera un appui technique pour la construction du
nouveau siège, qui permettra aux membres et volontaires
de la section de se réunir dans de bonnes conditions
pour planifier leurs activités en faveur de la population.
Leur priorité consistera à restaurer la dignité
humaine dans cette communauté trop longtemps délaissée
de Port-au-Prince. |
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©Fédération Internationale
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Explosion
en République populaire démocratique de Corée
Il était près de midi, l'école
se vidait de ses élèves qui rentraient
à la maison pour manger. C'est alors que s'est produit
l'accident. Jetés à terre par le souffle de
l'explosion et la pluie de débris, les enfants ont
ensuite été atrocement brûlés par
un véritable ouragan de feu. Sur les 161 décès
comptabilisés à la suite de la catastrophe,
on a dénombré 76 enfants, et plus des deux tiers
des plus gravement touchés parmi les quelque 1300 blessés
recensés étaient également des enfants.
Beaucoup ont été défigurés par
les brûlures et ont subi d'horribles blessures aux yeux.
Jeudi 22 avril, Ryongchon, une ville de 27 000 habitants située
dans la province de Pyongan Nord, en République populaire
démocratique de Corée, a été ravagée
par la déflagration des matières explosives
contenues à l'intérieur de deux wagons qu'on
manœuvrait vers une voie de garage. La gare et les bâtiments
environnants ont été balayés par la violence
du souffle, qui a causé d'énormes dégâts
dans un rayon de quatre kilomètres. La catastrophe
a affecté près de 40 pour 100 de la ville —
1850 maisons ont été détruites ou rendues
inhabitables, 6300 autres ainsi que de nombreux édifices
publics ont subi des dommages variables, et les réseaux
d'eau et d'électricité ont été
mis hors service.
D'après la Fédération internationale,
les effets de cette terrible explosion se feront sentir pendant
des mois, voire des années. Aussitôt après
la tragédie, la Croix-Rouge a distribué des
milliers d'ustensiles de cuisine, de couvertures, de récipients
et de tablettes de purification pour l'eau, de bâches
goudronnées et de trousses de premiers secours provenant
d'un centre de secours situé à Sinuiju, à
cinq kilomètres de Ryongchon. Son autre priorité
a consisté à procurer un soutien aux services
de santé débordés. La Croix-Rouge de
la République populaire démocratique de Corée
et l'Organisation mondiale de la santé ont fourni aux
hôpitaux des antibiotiques, des anesthésiques
et autres médicaments et fournitures de base. |
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