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©MARGARITA PLOTNIKOVA /
FÉDÉRATION INTERNATIONALE

De l’aide pour Beslan

La tragédie de Beslan a bouleversé le monde entier. On a dénombré 338 morts, dont 90 n’ont pas pu être identifiés, et 75 personnes sont toujours portées manquantes. Selon les médecins locaux, quelque 12 000 victimes directes ou indirectes des événements auront besoin d’un soutien psychologique de longue durée.

Dès le premier jour, le 1er septembre, le CICR a pris contact avec les autorités compétentes et fourni aux hôpitaux de l’Ossétie du Nord une aide médicale qui a permis au personnel de santé local de faire face à l’énorme afflux de blessés. Quand la crise s’est brutalement dénouée, le CICR a distribué des anesthésiques, des antibiotiques, des seringues, des perfusions, des pansements stériles, du matériel chirurgical et des draps de lit aux hôpitaux de Vladikavkaz, où la plupart des victimes avaient été évacuées. “Nous avons fait de notre mieux pour répondre aux besoins particuliers qui nous étaient communiqués par les médecins”, commente George Cons, chef de la mission du CICR dans le Caucase du Nord. “Bien entendu, nous étions prêts à fournir toute assistance supplémentaire qui se serait avérée nécessaire, y compris une aide directe aux familles des victimes.”

À la demande des médecins et sur la base de sa propre analyse de la situation, le CICR a également procuré aux hôpitaux des respirateurs, des aspirateurs chirurgicaux, des laryngoscopes et autres équipements, y compris une tente chirurgicale. “Ce genre de matériel est couramment employé dans la médecine d’urgence”, explique le docteur Cleto Chashi, coordinateur médical de l’institution dans le Caucase du Nord. Une fois la phase d’urgence terminée, les équipements serviront au suivi de patients souffrant de complications liées à la pneumonie ou à la tuberculose, ou pour les opérations de routine.

Les besoins d’urgence étant pratiquement couverts, il restait à s’occuper de problèmes de longue haleine comme le relèvement et le soutien psychologique. Ce dernier est un élément essentiel de l’appel lancé par la Croix-Rouge russe et la Fédération internationale, lequel a bénéficié d’une réponse généreuse. Les psychologues de la Croix-Rouge russe travaillent en étroite collaboration avec le Centre Serbsky, une institution locale spécialisée qui possède une solide expérience de l’aide aux victimes de prises d’otages, comme celle effectuée en 2002 dans un théâtre de Moscou.

Les victimes de Beslan ont bénéficié d’une assistance substantielle de la communauté internationale, notamment des Sociétés de la Croix-Rouge allemande, danoise et norvégienne. Outre une aide médicale aux hôpitaux de Vladikavkaz et de Beslan, des jouets et autres articles ont été distribués directement aux familles affectées. “On ne peut retenir ses larmes quand on se trouve en présence d’une famille qui a perdu quatre enfants dans la tragédie”, déclare le directeur adjoint de la section d’Ossétie du Nord de la Croix-Rouge russe. “Malgré leur profonde douleur, les gens nous accueillent d’une façon extrêmement chaleureuse.” La Société nationale, qui a recueilli au total plus de 3 millions de dollars de dons, a établi un conseil public chargé de la répartition de cette manne.

“La tragédie de Beslan est un nouveau chapitre terrible de l’histoire de cette région où nous nous employons depuis plus de dix ans à atténuer les souffrances de la population civile affectée par les conflits”, note Marco Altherr, chef de la délégation du CICR en Russie. “Il reste énormément à faire pour le Mouvement dans le Nord du Caucase et nous entendons bien y poursuivre nos efforts.”



©MARGARITA PLOTNIKOVA /
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