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Tout, dans le tsunami qui a déferlé à travers l’océan Indien le 26 décembre 2004, défie l’imagination: l’étendue de la dévastation et le bilan en vies humaines, mais aussi la mobilisation internationale et les efforts d’assistance des communautés affectées. On sait que la catastrophe a fait près de 280 000 morts ou disparus et des millions de sans-abri, mais ces chiffres échouent à rendre compte de l’énormité des pertes individuelles.

Nous-mêmes, membres du Mouvement, pleurons des collègues et des camarades volontaires victimes de la tragédie. Dans un seul village du nord de Sumatra, plus de vingt employés de la Croix-Rouge ont péri, y compris le secrétaire général de la section locale. Néanmoins, faisant fi de leurs souffrances personnelles, les volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge des régions sinistrées ont tout fait pour secourir les plus durement éprouvés. En Indonésie, par exemple, quand l’armée et la Société nationale sont arrivées dans les zones les plus cruellement affectées, elles s’attendaient à trouver le chaos. Or, elles ont découvert des équipes de volontaires parfaitement organisées et déjà bien engagées dans toutes sortes d’activités. Certains étaient parvenus sur place en longeant la côte en bateau, d’autres étaient les rescapés d’équipes locales décimées par le raz-de-marée.

Au total, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge ont mobilisé plus de 10 000 volontaires et 76 équipes médicales et de secours. Plus de trente Sociétés nationales ont envoyé une aide aux pays sinistrés, le CICR et la Fédération internationale assumant la coordination des efforts internationaux.

La vie poursuit son cours et, aujourd’hui, les gens s’attellent à la longue et difficile tâche de reconstruire leurs existences. On peut espérer que le rétablissement sera relativement rapide, grâce aux fonds considérables alloués à l’opération. À eux seuls, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge ont recueilli près de 1,6 milliard de dollars. Le Mouvement fera tout ce qui est en son pouvoir pour garantir une utilisation responsable et transparente de ces énormes ressources.

Cette formidable mobilisation et l’évidente bonne volonté de la communauté internationale n’enlèvent rien, évidemment, à l’ampleur des souffrances émotionnelles et physiques endurées par les millions de personnes touchées par cette catastrophe. En tant qu’éditeurs d’un magazine dédié aux questions humanitaires, nous ne voulons pas conclure cet éditorial sans engager nos lecteurs à rappeler à leurs responsables politiques que ces souffrances ne sont pas le lot des seules victimes du tsunami. Partout dans le monde, des individus et communautés vulnérables ont un pressant besoin de notre assistance.

Jean-François Berger
Rédacteur en chef CICR

Jean Milligan
Rédactrice en chef Fédération internationale


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