|
|
 |
 |
 |
 |
|
|
 |
|
|
|
La tragédie
continue La tragédie continue au Darfour
La sécurité demeure extrêmement précaire
dans la région du Darfour, au sud du Soudan. Au mois
de mai, deux membres du Croissant-Rouge soudanais ont été
tués par des personnes non identifiées qui ont
ouvert le feu sur leur ambulance dans la région de
Kassala, à l’est de Khartoum.
Au début du mois d’avril, une unité chirurgicale
de campagne du CICR — clinique mobile d’intervention
rapide qui fournit des soins chirurgicaux à des blessés
de guerre dans les zones d’accès difficile, en
fonction des conditions de sécurité —
a commencé à fonctionner au Darfour. À
Dar-es-Salam, au sud d’El Fasher (Darfour Nord), où
quatre membres de l’équipe ont réalisé
36 interventions chirurgicales et dispensé des soins
ambulatoires à 41 patients en l’espace de huit
jours. Le CICR soutient aussi la campagne d’éradication
de la poliomyélite. Depuis le début de l’année,
il a pu vacciner contre la poliomyélite plus de 99
000 enfants de moins de cinq ans au Soudan, dont 78 654 au
Darfour.
Le CICR a par ailleurs décidé d’augmenter
l’ampleur et la portée de son opération
d’assistance alimentaire au Darfour, et ce jusqu’à
la fi n de l’année; la situation sera alors réévaluée.
Étant donné l’insécurité
ambiante et les restrictions de déplacement —
cause première, selon le CICR, de l’insuffisance
des réserves de nourriture et du dépeuplement
des campagnes —, l’institution fournira 8 000
tonnes d’aide alimentaire supplémentaires d’ici
au mois de décembre. Quelque 320 000 personnes (100
000 de plus qu’initialement prévu) en bénéficieront
chaque mois. Le CICR continuera à privilégier
l’assistance aux personnes les plus démunies
des zones rurales reculées.
L’opération du CICR au Soudan est la plus vaste
menée par l’institution; le CICR emploie dans
l’ensemble du pays quelque 2000 collaborateurs locaux
et 200 expatriés, dont près de la moitié
sont affectés au Darfour.
|

|
|
Maintenir la pression
La campagne «Viens plus près !», lancée
à Panama City, s’inscrit dans la campagne mondiale
de la Fédération internationale contre l’opprobre,
«La vérité
sur le sida. Faites passer...».
La campagne s’attaque à la marginalisation des
personnes vivant avec le VIH/sida. La campagne «Viens
plus près !» utilise des slogans tels que : «Enlace-moi
! On n’attrape pas le VIH en s’enlaçant
!»
Depuis le lancement de la campagne mondiale en 2002, la Fédération
internationale a mis en oeuvre des activités ciblées
pour combattre l’opprobre lié au VIH/sida. Par
la campagne mondiale, les Sociétés nationales
ont été encouragées à associer
à leurs activités des personnes vivant avec
le VIH/sida, à adapter au contexte local les supports
de communication (tels que la campagne des timbres), et à
lancer des activités spécifiques de lutte contre
l’opprobre.
Avec des messages tels que «On n’attrape pas
le sida en... montrant son amitié», ou «On
n’attrape pas le sida en... se serrant la main»,
la campagne des timbres, qui a précédé
la campagne «Viens plus près !», a fait
reculer les préjugés et les appréhensions
qui entourent le virus et ses modes de transmission.
Aujourd’hui, plus de 120 Sociétés nationales
sont activement engagées dans la lutte contre l’opprobre
et la discrimination, conformément à leur mission
: promouvoir les valeurs humanitaires et protéger la
dignité humaine.
|

|
|
Colombie
des milliers de personnes en fuite
Les affrontements qui ont secoué récemment
le nord du département de Cauca, au sud-ouest de la
Colombie, ont eu des conséquences dramatiques sur le
plan humanitaire : plus de 6000 personnes déplacées
(en majorité des indigènes), 35 civils blessés,
deux enfants tués et quantité d’habitations
endommagées ou détruites. Les combats, déclenchés
par une attaque contre le poste de police de Toribio le 14
avril, ont gagné en quelques jours les districts voisins
de Caloto et de Silvia. Les résidents, terrorisés,
ont des besoins urgents de vivres, de matelas et de couvertures.
Le 17 avril, des équipes conjointes CICR/Croix-Rouge
colombienne ont commencé à apporter des secours
d’urgence aux personnes déplacées. Elles
ont distribué à ce jour 48 tonnes de vivres
et plus de 2500 matelas et couvertures. Elles dispensent aussi
des soins de santé de base et mènent des activités
de prévention sanitaire.
Après l’attaque de Toribio, le village indigène
de Tacueyo, dans le district de Silvia, était en alerte
maximale. Lorsqu’une première explosion a retenti
le 24 avril, de nombreux villageois ont pris la fuite. «Nous
étions environ 180 à courir alors que les balles
sifflaient autour de nous, beaucoup pieds nus, d’autres
avec des enfants dans les bras.» Quelques jours plus
tard, une équipe CICR/Croix-Rouge colombienne est arrivée
sur place, à bord de quatre camions, avec 18 tonnes
de vivres et 1000 matelas, draps et couvertures, ainsi que
des articles d’hygiène et des ustensiles de cuisine.
Selon Luis Evelio Ipia, dirigeant indigène de Tacueyo,
les habitants sont déchirés entre le désir
de rester et celui de partir. «Nous voulons partir parce
que nous craignons pour notre vie, mais nous ne voulons pas
abandonner nos maisons et nos animaux.» |

|
|
Hôtel
Rwanda Rwanda
Les films de fiction n’ont pas vocation à promouvoir
l’image d’une organisation telle que le CICR.
Même s’ils abordent des thèmes graves,
les longs métrages ont avant tout pour mission de divertir;
pourtant, il peut arriver qu’ils influencent l’opinion
et informent le public. Tel est le cas du film Hôtel
Rwanda, qui décrit de manière particulièrement
poignante les activités du CICR dans une crise qui
fut parmi les plus sanglantes que connut le continent africain
dans les années 1990.
Il n’est pas facile d’expliquer au grand public
en quoi consiste concrètement la protection des civils
dans un conflit armé, ou la réunification familiale.
Or, Hôtel Rwanda décrit ces deux activités
avec beaucoup de clarté, grâce à l’un
des personnages secondaires, délégué
du CICR.
Le film relate avec éloquence les terribles événements
qui ont secoué le Rwanda en 1994, mais il décrit
aussi comment un homme courageux l’emporte finalement
sur l’atrocité. Il retrace l’histoire du
gérant de l’hôtel Mille Collines, Paul
Rusesabagina — interprété par Don Cheadle
—, qui tente de sauver du massacre des personnes pourchassées
pour leur appartenance ethnique. Lui-même Hutu, marié
à une Tutsi, il encourt de gros risques avec sa famille
pour avoir servi d’une cause profondément humanitaire.
|

|
|
Qui connaît les Conventions de Genève ?
Le CICR a participé au sondage Gallup «Voice
of the People», entre juin et août 2004. Cette
enquête d’opinion porte sur des enjeux de portée
mondiale en matière de politique, de gouvernance et
d’écologie. L’institut Gallup a interrogé
plus de 50 000 personnes dans une soixantaine de pays du monde
entier.
Après le scandale de la prison d’Abu Ghraib
en Irak, il était important pour le CICR de recueillir
des informations crédibles, en nombre suffisant, sur
la manière dont le grand public perçoit les
Conventions de Genève, leur efficacité et la
question de la torture. Les principales conclusions montrent
que plus de la moitié des habitants de la planète
ont entendu parler des Conventions. C’est en Europe
et dans les Amériques que cette connaissance est la
plus répandue (60%); viennent ensuite l’Asie
et le Pacifique (43%), suivis par l’Afrique (35%). Cependant,
la relative notoriété des Conventions ne se
traduit pas nécessairement par une foi plus affirmée
en leur efficacité, puisque parmi les personnes qui
ont entendu parler de ces textes, un gros tiers à peine
(38%) pensent qu’ils protègent la population
de manière appropriée en temps de guerre. C’est
au Moyen-Orient et en Afrique du Nord que ce chiffre est le
plus bas (26%); il est meilleur en Europe et dans les Amériques
(36%), et plus élevé encore en Afrique (52%).
Lorsqu’on leur propose une liste d’activités
qui pourraient être efficaces pour réduire ou
éliminer la torture de prisonniers en relation avec
la guerre, les personnes interrogées placent au premier
rang les visites aux prisonniers par le CICR (68%), puis des
poursuites judiciaires plus systématiques (66%) et
une meilleure sensibilisation du public (65%). Avant la fi
n de l’année, Gallup réalisera un nouveau
sondage sur la perception des activités menées
par le CICR et par d’autres acteurs humanitaires.
|

|
|
Combler le fossé numérique
La Fédération internationale et Microsoft Europe
Moyen-Orient et Afrique (EMEA) ont signé un accord
pour apporter un appui technique aux Sociétés
nationales, en particulier celles des pays les moins avancés
d’Afrique et du Moyen-Orient. Microsoft fera don de
licences de logiciels, dispensera une formation technique
et offrira des prestations de conseil dispensées par
des employés bénévoles de Microsoft.
Selon Markku Niskala, secrétaire général
de la Fédération internationale, nombreuses
sont les Sociétés nationales qui ont des besoins
pressants en matière de technologie. Les contributions
de Microsoft accroîtront l’efficacité des
opérations Croix-Rouge et Croissant-Rouge locales,
tout en renforçant les capacités des Sociétés
nationales afin qu’elles puissent mieux collaborer et
mieux s’inspirer de leurs pratiques respectives. Durant
la cérémonie, Jean-Philippe Courtois, PDG de
Microsoft EMEA, a déclaré que la société
souhaitait mettre ses produits, ses compétences techniques
et son engagement au service d’une citoyenneté
globale responsable.
«Les Sociétés nationales de la Croix-Rouge
et du Croissant-Rouge sont en première ligne en cas
de catastrophe, souvent même présentes dès
que survient un sinistre, a-t-il ajouté. En tant qu’entreprise
globale prospère et leader technologique sur le marché,
nous souhaitons mettre à disposition nos ressources
et notre influence. Nous sommes honorés de nous associer
à la Fédération internationale par cette
initiative vitale, qui renforcera sa capacité de venir
en aide aux personnes dans le besoin.»
|

|
|
Une communauté en ligne
Le personnel et les volontaires des Sociétés
nationales ont des besoins très variés en matière
d’information. Quelles sont les réunions internationales
auxquelles participent des représentants de la Croix-Rouge
et du Croissant-Rouge ? Quelle est la politique de la Fédération
internationale en matière d’eau et d’assainissement
? Quels sont les instruments disponibles pour enseigner les
Principes fondamentaux ? Où trouver des études
de cas pour illustrer les effets des mesures de réduction
des risques en matière de gestion des situations de
catastrophe ?
Toutes ces questions — et bien d’autres encore
— trouvent une réponse sur le nouvel extranet
de la Fédération internationale. «FedNet»
a été créé pour stimuler la circulation
des connaissances et la communication au sein du Mouvement
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, en permettant un
accès rapide à l’information nécessaire
pour apporter une assistance efficace en cas de besoin. Ce
réseau contient une gamme toujours plus étendue
de ressources d’information : documents et ressources
sur tous les aspects de nos activités, bases de données
de contacts, outils de collaboration tels que forums de messagerie
et listes d’adressage, et liens vers les autres systèmes
d’information de la Fédération internationale,
tout cela disponible à une seule et même adresse,
et au moyen d’un seul nom d’utilisateur et mot
de passe.
L’accès à FedNet est ouvert à
l’ensemble du personnel et des volontaires des Sociétés
nationales, de la Fédération internationale
et du CICR. Visitez FedNet en ligne à l’adresse
http://fednet.ifrc.org et cliquez sur «Inscrivez-moi
!» pour obtenir un compte personnel. L’équipe
des concepteurs de FedNet attend vos réactions, vos
récits sur la manière dont FedNet vous a rendu
service dans votre travail, vos propositions d’amélioration
du système ou vos demandes d’ajouter des informations
précises. Envoyez vos commentaires à fednet@ifrc.org.
|

|
|
Un tramway nommé Croix-Rouge
La section genevoise de la Croix-Rouge suisse a trouvé
un moyen original de faire connaître son action et de
lever des fonds : l’un des tramways qui sillonne quotidiennement
la ville porte désormais deux messages sur ses flancs
: «La générosité est un don»
et «Une aide de proximité». La campagne
met en valeur la gamme d’activités en faveur
des Genevois les plus vulnérables : familles (garde
d’enfants, aide aux parents de personnes souffrant de
la maladie d’Alzheimer), jeunes, personnes âgées
ou isolées et migrants (aide à l’intégration
et lors du départ, interprétation et bibliothèque
interculturelle), autant d’activités que la Croix-Rouge
genevoise mène depuis 140 ans.
|

|
|
|
|