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Un Indien maya joue avec son fils parmi
les décombres laissés par un glissement
de terrain meurtrier dans le village de Panabaj (Guatemala),
le 7 octobre 2005.
©REUTERS / DANIEL LECLAIR , avec l’autorisation
de www.alertnet.org
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Le 17 octobre, Wilma établissait un autre record,
avec des vents mesurés à 280 km/h. C’est
la première fois que la liste de noms arrêtée
par la communauté internationale a été
épuisée, contraignant l’Organisation météorologique
mondiale à recourir aux lettres de l’alphabet
grec pour baptiser les tempêtes qui suivront.
Le bilan humain dû aux destructions, inondations et
glissements de terrain est très lourd. On recense au
moins 3000 morts dans les zones touchées en Amérique
du Nord et centrale, tandis que les dommages sont estimés
à plus de 100 milliards de dollars.
L’Unité panaméricaine d’intervention
en cas de catastrophe (PADRU), créée en 2001
pour renforcer la préparation aux catastrophes et la
coopération entre Sociétés nationales
dans les Amériques, a joué un rôle important
durant la saison cyclonique 2005.
L’Unité, conçue comme une petite équipe,
a été renforcée au cours des dernières
années. Elle repose sur un petit noyau de professionnels
qui peuvent faire appel à des équipes de réserve
des Sociétés nationales participantes. Plus
de 200 délégués et spécialistes
ont soutenu les pays touchés cette année.
La PADRU est basée au Panama, où elle conserve
un stock de secours dans ses entrepôts. Lorsque survient
une catastrophe, elle sert de quartier général
à des réunions hebdomadaires permettant aux
Sociétés nationales de coordonner leurs interventions
et de tirer parti de synergies en matière de logistique.
Le cercle s’est élargi depuis quelques années
pour inclure des représentants d’institutions
extérieures au Mouvement, comme les Nations Unies et
l’Union européenne. Des protocoles d’accord
ont été signés avec l’UNICEF et
le Programme alimentaire mondial.
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En 2005, la PADRU a contribué à faire parvenir
des secours d’urgence à 10 250 familles dans
toute la région. Au Guatemala, 6500 foyers ont reçu,
par la Croix-Rouge du Guatemala, des vivres, de l’eau
potable, des trousses de premiers secours et d’assainissement
qui venaient des stocks de la PADRU. En quatre mois, 12 vols
affrétés par l’Unité ont acheminé
218 tonnes de secours pour distribution par les Sociétés
nationales de la région. Au Guatemala, un système
de purification et de stockage de l’eau a été
mis en place pour fournir 80 000 litres d’eau potable
par jour. Il est complété par deux pompes aspirantes
servant au nettoyage des puits dans la zone.
Le Fonds d’urgence pour les secours lors de catastrophes
a rapidement débloqué 700 000 dollars pour répondre
aux besoins immédiats de 170 000 personnes. La Fédération
internationale a lancé plusieurs appels et coordonné
une aide internationale de l’ordre de 7,9 millions de
dollars (sans tenir compte de l’assistance fournie par
la Croix-Rouge américaine aux millions de victimes
des ouragans Katrina et Rita).
Cette saison cyclonique exceptionnelle aura pour effet une
dépendance plus longue que d’habitude à
l’égard de l’aide. «Les gens ont
tout perdu : il va falloir leur fournir un abri, des vivres
et des soins de santé pendant des mois», explique
Nelson Castaño, chef de la PADRU. «Nous distribuons
des ustensiles de cuisine, des assortiments d’articles
d’hygiène, des couvertures et des moustiquaires.»
Il ajoute : «Nous demandons actuellement aux Sociétés
nationales de poursuivre les actions engagées, pendant
que nous reconstituons nos stocks de secours d’urgence,
afin de parer à la prochaine urgence.»
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©MARKO KOKIC / FÉDÉRATION
INTERNATIONALE |