Page d'accueil
du Magazine

La saison Cyclonique 2005

La saison cyclonique 2005 est la plus intense jamais observée dans l’Atlantique. La période dure officiellement du 1er juin au 30 novembre; dès le 27 octobre, elle avait battu tous les records, avec 23 tempêtes tropicales et 7 cyclones majeurs.


Un Indien maya joue avec son fils parmi les décombres laissés par un glissement de terrain meurtrier dans le village de Panabaj (Guatemala), le 7 octobre 2005.
©REUTERS / DANIEL LECLAIR , avec l’autorisation de www.alertnet.org

Le 17 octobre, Wilma établissait un autre record, avec des vents mesurés à 280 km/h. C’est la première fois que la liste de noms arrêtée par la communauté internationale a été épuisée, contraignant l’Organisation météorologique mondiale à recourir aux lettres de l’alphabet grec pour baptiser les tempêtes qui suivront.

Le bilan humain dû aux destructions, inondations et glissements de terrain est très lourd. On recense au moins 3000 morts dans les zones touchées en Amérique du Nord et centrale, tandis que les dommages sont estimés à plus de 100 milliards de dollars.

L’Unité panaméricaine d’intervention en cas de catastrophe (PADRU), créée en 2001 pour renforcer la préparation aux catastrophes et la coopération entre Sociétés nationales dans les Amériques, a joué un rôle important durant la saison cyclonique 2005.

L’Unité, conçue comme une petite équipe, a été renforcée au cours des dernières années. Elle repose sur un petit noyau de professionnels qui peuvent faire appel à des équipes de réserve des Sociétés nationales participantes. Plus de 200 délégués et spécialistes ont soutenu les pays touchés cette année.

La PADRU est basée au Panama, où elle conserve un stock de secours dans ses entrepôts. Lorsque survient une catastrophe, elle sert de quartier général à des réunions hebdomadaires permettant aux Sociétés nationales de coordonner leurs interventions et de tirer parti de synergies en matière de logistique. Le cercle s’est élargi depuis quelques années pour inclure des représentants d’institutions extérieures au Mouvement, comme les Nations Unies et l’Union européenne. Des protocoles d’accord ont été signés avec l’UNICEF et le Programme alimentaire mondial.

En 2005, la PADRU a contribué à faire parvenir des secours d’urgence à 10 250 familles dans toute la région. Au Guatemala, 6500 foyers ont reçu, par la Croix-Rouge du Guatemala, des vivres, de l’eau potable, des trousses de premiers secours et d’assainissement qui venaient des stocks de la PADRU. En quatre mois, 12 vols affrétés par l’Unité ont acheminé 218 tonnes de secours pour distribution par les Sociétés nationales de la région. Au Guatemala, un système de purification et de stockage de l’eau a été mis en place pour fournir 80 000 litres d’eau potable par jour. Il est complété par deux pompes aspirantes servant au nettoyage des puits dans la zone.

Le Fonds d’urgence pour les secours lors de catastrophes a rapidement débloqué 700 000 dollars pour répondre aux besoins immédiats de 170 000 personnes. La Fédération internationale a lancé plusieurs appels et coordonné une aide internationale de l’ordre de 7,9 millions de dollars (sans tenir compte de l’assistance fournie par la Croix-Rouge américaine aux millions de victimes des ouragans Katrina et Rita).

Cette saison cyclonique exceptionnelle aura pour effet une dépendance plus longue que d’habitude à l’égard de l’aide. «Les gens ont tout perdu : il va falloir leur fournir un abri, des vivres et des soins de santé pendant des mois», explique Nelson Castaño, chef de la PADRU. «Nous distribuons des ustensiles de cuisine, des assortiments d’articles d’hygiène, des couvertures et des moustiquaires.»

Il ajoute : «Nous demandons actuellement aux Sociétés nationales de poursuivre les actions engagées, pendant que nous reconstituons nos stocks de secours d’urgence, afin de parer à la prochaine urgence.»


©MARKO KOKIC / FÉDÉRATION INTERNATIONALE

Manuel E. Rodríguez
Chargé d’information pour la Fédération internationale à Panama.

Haut de page

Nous contacter

Crédits

Webmaster

©2005

Copyright