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L’aide aux Palestiniens renforcée

En réponse aux besoins croissants de la population palestinienne, le CICR a renforcé ses activités en Israël, dans les territoires occupés et les territoires autonomes, augmentant son budget d’environ 25 % pour le porter à 52 millions de francs suisses (42,16 millions de dollars). Les fonds supplémentaires iront au secteur insuffisamment développé des soins de santé, en particulier sous forme de soutien à l’aide d’urgence et à d’autres services médicaux essentiels fournis par le Croissant-Rouge palestinien, qui gère 4 hôpitaux, 30 centres de soins de santé primaire et des services ambulanciers. D’autres activités de secours ont été renforcées, surtout en faveur des communautés les plus touchées par les restrictions de mouvement. Les microprojets d’assistance économique sont intensifiés dans le nord de la Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

L’augmentation des besoins et la dégradation de la sécurité dans les territoires occupés sont principalement dues à la décision, prise cette année, de couper l’assistance internationale à l’Autorité palestinienne ainsi qu’aux opérations militaires menées par Israël dans la bande de Gaza depuis le mois de juin. Depuis le début de l’année, le CICR a rappelé qu’il n’avait pas l’intention de se substituer aux autorités dans leur rôle de prestataires de services publics, et qu’il revenait à la puissance occupante — l’État d’Israël en l’occurrence — de veiller à ce que les besoins fondamentaux de la population civile dans les territoires occupés soient satisfaits, notamment en matière de vivres, de matériel médical et de logement.

 

 


©ALAN MEIER / CICR

 


Tragédie en mer

Nombre de migrants africains transitent par l’Afrique du Nord pour gagner l’Europe via les îles Canaries, mais d’autres — venus d’Afrique de l’Ouest le plus souvent — passent par les pays producteurs de pétrole d’Afrique centrale.

Le 21 mars, un bateau nigérian qui transportait au moins 300 passagers vers Port-Gentil, au Gabon, a coulé au large de Kribi (Cameroun). Quelques personnes ont réussi à gagner le rivage à la nage, mais plus de 200 passagers sont morts ou portés disparus. La section de Kribi de la Croix-Rouge camerounaise a recueilli 27 survivants, auxquels elle a apporté les premiers secours ainsi qu’un hébergement, des vêtements et des couvertures. Elle a aussi enterré 180 cadavres ramenés à terre par la marine. Le CICR et la Fédération internationale ont apporté une aide matérielle et psychologique aux survivants.

 

 


©YAOUNDÉ / CICR

 


Inondations en Europe Orientale

La fonte des neiges et d’abondantes précipitations ont causé en avril des inondations en Bulgarie, Croatie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Serbie-et-Monténégro et Slovaquie. La Fédération internationale a dégagé des ressources de son Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophe afin de soutenir les activités des Sociétés nationales, qui ont distribué couvertures et sacs de couchage, bottes en caoutchouc, désinfectant, ustensiles de cuisine, assortiments sanitaires, vêtements, eau et vivres. La Roumanie n’avait pas connu de telles inondations depuis plus d’un siècle. La Fédération internationale a envoyé une équipe d’évaluation et de coordination et lancé un appel d’urgence pour soutenir la Croix-Rouge de Roumanie, qui a secouru 13 000 personnes sans abri par la distribution de tentes, de matériel de couchage, de vivres et par des mesures d’assainissement.

 

 

 


Tsunami à Java à Java

Suite au tremblement de terre d’une magnitude de 7.7 survenu le 17 juillet au large de la côte sud-ouest de Java qui a provoqué un tsunami d’une hauteur de deux mètres, la Croix-Rouge indonésienne (PMI) a aussitôt fourni une aide d’urgence médicale et matérielle aux victimes. Plus de 600 personnes ont été tuées et 28 000 déplacées par le raz de marée. Des équipes du PMI spécialisées dans l’action d’urgence en provenance de sept branches du réseau national ont effectué des recherches sur place et secouru les survivants en mettant à leur disposition du personnel médical, des ambulances ainsi que de la nourriture, des couvertures et des tentes. Par ailleurs, la Fédération internationale a dépêché une équipe d’évaluation à Pangandaran Beach , l’une des zones les plus durement touchées par le tsunami.

 


©REUTERS/ DADANG TRI, COURTESY
www.alertnet.org


Attentat à Bombay

Peu après les attentats qui ont touché sept trains de Bombay le 11 juillet et qui ont tué 186 personnes et blessé des centaines d’autres, la Croix-Rouge indienne s’est portée au secours des victimes. De nombreux passagers souffrant de coupures, de brûlures et en état de choc ont reçu les premiers secours des volontaires de la Croix-Rouge indienne avant d’être évacués sur les différents hôpitaux de Bombay. Dans le même temps, des dizaines de volontaires ont participé au transfert des corps dans les morgues de la ville et ont contacté les familles des victimes. Certains volontaires ont également fait un don de sang lors de cette tragique journée.

 


©REUTERS / PUNIT PARANJPE, AVEC
L’AUTORISTION DE www.alertnet.org


Le choléra frappe l’Angola

Depuis février 2006, l’Angola est touché par la pire épidémie de choléra qu’ait connue le pays; pendant le pic de l’épidémie en avril-mai, on a compté jusqu’à 500 nouveaux cas par jour. Au total, plus de 45 000 personnes ont été infectées, et 2000 décès enregistrés. L’origine et l’épicentre de l’épidémie est la capitale, Luanda, où 90% des 5 millions d’habitants vivent dans des bidonvilles, avec des conditions insatisfaisantes d’approvisionnement en eau, d’assainissement, de drainage et d’évacuation des déchets. La Fédération internationale a dégagé des ressources de son Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophe, lancé un appel d’urgence et déployé des équipes d’experts. L’objectif est de soutenir le réseau de sections de la Croix-Rouge angolaise et ses volontaires, qui luttent contre la maladie en améliorant l’approvisionnement en eau et l’assainissement et en administrant des sels de réhydratation orale aux victimes.

 


Le cristal rouge adopté

Le 22 juin, la XXIXe Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, réunie à Genève, a amendé les Statuts du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de façon à y incorporer l’emblème additionnel du cristal rouge, lequel jouit désormais du même statut que la croix et le croissant rouges. En outre, les participants ont demandé que le CICR et la Fédération internationale reconnaissent et admettent au sein du Mouvement le Croissant-Rouge palestinien. En conséquence, le CICR a reconnu le Croissant-Rouge palestinien et la Société nationale israélienne, le Magen David Adom. De son côté, la Fédération internationale a admis en son sein les deux organisations. L’universalité du Mouvement s’en trouve élargie à une région d’importance pour les opérations de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et la coopération opérationnelle entre les deux Sociétés nationales et avec leurs partenaires internationaux du Mouvement en sort renforcée. La Conférence avait été convoquée pour donner suite à la conférence diplomatique des États, tenue en décembre 2005, laquelle avait adopté le Troisième Protocole additionnel aux Conventions de Genève, instituant pour le Mouvement un emblème protecteur supplémentaire, désigné sous le nom de «cristal rouge». «C’est un jour historique pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge», a déclaré Mohammed Al-Hadid, président de la Conférence internationale. «Nous appelons tous les gouvernements à respecter le cristal rouge, en plus de la croix et du croissant rouges.»

L’utilisation du cristal rouge assurera une protection supplémentaire aux victimes de la guerre et aux acteurs humanitaires intervenant dans des situations de conflit où la croix ou le croissant rouge ne peuvent être utilisés. Le CICR, la Fédération internationale et les Sociétés nationales pourraient utiliser le cristal rouge à titre temporaire et dans des circonstances exceptionnelles. Toutefois, aucun État ni Société nationale n’est tenu de changer l’emblème qu’il utilise. De même, le CICR et la Fédération internationale ne modifieront ni leurs noms, ni leurs emblèmes respectifs.

 

 


©THIERRY GASSMANN / CICR


Le train de l’humanité

Au Mali, le 8 mai — Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge — a été célébré par la caravane du «Train de l’humanité», parti de Bamako pour gagner Kayes, après huit escales. Une équipe de représentants de la Croix-Rouge malienne et du CICR, deux responsables de la diffusion de l’armée malienne, des gens du spectacle et une trentaine de jeunes volontaires étaient à bord. Des manifestations culturelles et des démonstrations de premiers secours ont permis à des dizaines de milliers de personnes de se familiariser avec les Principes fondamentaux du Mouvement et avec les activités de la Société nationale. La caravane a été accueillie partout avec enthousiasme. À l’arrivée à Kayes, les volontaires de la Croix-Rouge malienne ont fourni des services communautaires dans une maison d’arrêt et dans un hôpital.

 

 


©CROIX-ROUGE MALIENNE


Atteindre les zones reculées du Pakistan

Chaque vendredi, un véhicule s’engage sur la route dangereuse et escarpée qui mène de la ville de Balakot à la région d’altitude de Joa Sacha, où vivent quelque 12 000 personnes. À son bord, l’une des équipes de médecins et d’infirmiers qui voyagent six jours par semaine vers des zones isolées de la Province-frontière du Nord-Ouest, au Pakistan, pour procéder à des examens médicaux, à des vaccinations et à des distributions de médicaments aux survivants du tremblement de terre meurtrier d’octobre 2005.

Les habitants de toute la région affluent vers le dispensaire mobile, où officient un médecin, une infirmière et un spécialiste des vaccins.

Après le tremblement de terre, qui a fait quelque 73 000 morts, 128 000 blessés et 3,5 millions de sans-abri, des milliers de survivants ont quitté leurs hameaux de montagne en quête de secours et de sécurité dans la vallée. Au début de 2006, un grand nombre d’entre eux ont regagné leur foyer. Le Croissant-Rouge du Pakistan et la Fédération internationale s’efforcent de leur fournir soins de santé et eau potable. «Les habitants vivent dans des maisons dispersées dans la montagne, et souffrent souvent de maladies respiratoires, de diabète, de grippe, de douleurs abdominales, de déshydratation, d’angine et de malnutrition», dit Tasleem Akhtar, infi rmière de la Fédération internationale. «Ils font parfois 6 kilomètres pour venir nous voir.»

Les soins prénatals, explique-t-elle, figurent aussi parmi les services fournis : «Ici, seule une femme peut examiner une femme; j’en vois jusqu’à 50 par jour, dont de nombreuses femmes enceintes qui me demandent des conseils.»

Halima, 55 ans, a mal aux articulations et à la poitrine; elle a marché plus d’une heure pour se faire examiner par Tasleem. «Avant, je devais descendre jusqu’à Balakot, explique-t-elle. C’est la première fois que je viens au dispensaire, et je suis ravie de voir une femme agent de santé plus près de chez moi. C’est très bien pour nous, car il n’y a pas assez de femmes médecins et infirmières par ici.»

 



©FÉDÉRATION INTERNATIONALE


Balle au Balle au bond

Durant la Coupe du monde de football, en juin-juillet, 35 000 secouristes et volontaires de la Croix-Rouge allemande se sont mis au service des joueurs et des spectateurs, dans toute l’Allemagne, lors des grandes rencontres et des manifestations parallèles. La Croix-Rouge allemande recommandait aux spectateurs de boire beaucoup d’eau pour combattre les effets de la chaleur. L’opération, la plus grande jamais organisée par la Société nationale, a touché 800 villes.

 


©S. ROTH / CROIX-ROUGE ALLEMANDE


Améliorer les lois concernant les catastrophes

La Fédération internationale a organisé la première d’une série de réunions destinées à examiner et à améliorer les lois touchant les interventions en cas de catastrophe dans le monde entier. Le Forum européen sur les règles, lois et principes applicables aux interventions internationales en cas de catastrophe s’est déroulé en mai à Antalya (Turquie). Il a réuni plus de 70 représentants de gouvernements, de l’Union européenne, de Sociétés nationales, d’universités, des Nations Unies et d’autres organisations humanitaires pour débattre des lois dans ce domaine en Europe. L’un des thèmes clés était l’acheminement rapide et sans encombre de l’assistance au lendemain d’une catastrophe. La directrice des opération de la Fédération internationale, Susan Johnson, a déclaré qu’il était essentiel de réduire les obstacles bureaucratiques : «Nous constatons trop souvent, dans de grandes opérations, que le personnel de secours, les biens et le matériel sont bloqués pour des raisons administratives alors que les victimes souffrent par manque d’assistance.» L’année prochaine, des réunions sur le même thème auront lieu en Afrique, dans les Amériques et en Asie. Les recommandations émanant de ces réunions seront transmises aux gouvernements lors de la XXXe Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en 2007.

 

 



©OLAV A. SALTBONES / CROIX-ROUGE DE NORVÈGE


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