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La Corne de l’Afrique inondée inondée
Des inondations d’une rare violence
ont balayé l’Éthiopie en août, faisant
plus de 600 morts, emportant des milliers de têtes de
bétail et anéantissant plus de 42 000 hectares
de cultures. Les volontaires de la Croix-Rouge éthiopienne
ont participé aux opérations de sauvetage, distribué
des secours et fourni un soutien psychologique et social.
Au Soudan voisin, 9000 familles vivant sur les rives du Nil
et du Nil bleu ont dû quitter leur foyer quand l’eau
a détruit plus de 7000 habitations, endommagé
des écoles, des magasins et des centres de santé,
inondant de vastes étendues de terres cultivées.
Le personnel et les volontaires du Croissant-Rouge soudanais
ont participé aux opérations de sauvetage, distribué
des stocks d’urgence et aidé à installer
des sources d’eau potable. La Fédération
internationale a lancé des appels d’urgence pour
les deux catastrophes afin de fournir abris et couvertures,
matériel de cuisine et moustiquaires, et pour construire
des latrines et des points d’approvisionnement en eau
potable. |

©CANDACE FEIT / REUTERS, AVEC L’AUTORISATION
DE www.alertnet.org
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Des pantins qui réconfortent
Dans le village de Klaten, 200 enfants, rivés à
leur siège, observent les marionnettes que des travailleurs
sociaux de la Croix-Rouge indonésienne utilisent pour
les aider à affronter leurs angoisses. «Accompagne-moi
aux toilettes, Maman, j’ai peur», dit une marionnette.
«Pourquoi ?», demande la mère. «Parce
que depuis le tremblement de terre, j’ai peur».
Les enfants se reconnaissent et rient. Le spectacle fait partie
d’un programme visant à aider enfants et parents
à surmonter l’angoisse et la peine causés
par le séisme qui a frappé la région
de Yogyakarta le 27 mai, faisant plus de 5700 morts et des
centaines de milliers de sans-abri. La coordonnatrice Ibu
Agnes Widyastuti encourage les enfants à parler de
la catastrophe. «Les chants, les marionnettes, leur
laisseront un souvenir positif associé au tremblement
de terre. Je pense qu’ils pourront retrouver le bonheur.» |

©PHIL VINE / FÉDÉRATION
INTERNATIONALE
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Sri Lanka
Les combats sporadiques dans le nord et
l’est de Sri Lanka ont fait des victimes et causé
de nouveaux déplacements. À la fi n du mois
de septembre, on évaluait à 200 000 le nombre
de personnes déplacées à l’intérieur
du pays. La circulation routière entre la péninsule
de Jaffna et le reste du pays est coupée depuis le
11 août. La population de la péninsule vit dans
des conditions terribles d’isolement, dans le souci
majeur que les secours alimentaires soient acheminés
régulièrement. Les quelque 40 000 personnes
déplacées à Jaffna vivent, pour la plupart,
dans des familles d’accueil, des bâtiments scolaires,
des centres communautaires ou des maisons privées abandonnées.
Elles reçoivent des vivres du gouvernement et de donateurs
privés. Après une récente évaluation,
le CICR leur a distribué des articles d’hygiène.
Depuis juin 2006, le CICR a renforcé son assistance
dans les zones touchées.
Il a fourni des articles ménagers de première
nécessité à environ 60 000 personnes,
distribué des secours médicaux à 12 hôpitaux
et autres structures sanitaires dans le nord et l’est.
Il soutient aussi les services des unités mobiles de
santé de la Croix-Rouge de Sri Lanka dispensant des
soins de santé de base aux familles déplacées
dans les districts de Jaffna, Trincomalee et Batticaloa. Il
continue ses visites aux personnes arrêtées pour
des raisons de sécurité. |

©NG, NORMAN / CICR
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Violences à Gaza
Depuis août 2006, la situation empire
dans la bande de Gaza. Parallèlement, des roquettes
tirées depuis ce territoire ont continué de
tomber sur sol israélien, menaçant des civils
et leurs biens.
Au début du mois de novembre, une opération
des Forces de défense israéliennes à
Beit Hanoun a fait plus de 90 morts et des centaines de blessés,
dont de nombreux civils. Le 3 novembre, deux auxiliaires médicaux
du Croissant-Rouge palestinien (CRP) ont été
tués alors qu’ils accomplissaient leur mission
à Beit Lahiya, au sud-ouest de Beit Hanoun. Le 8 novembre,
18 personnes — dont 14 femmes et enfants — ont
été tuées, et quelque 60 blessées,
pendant des opérations militaires israéliennes.
Le CICR a appelé Israël à respecter ses
obligations au regard du droit international humanitaire,
qui interdit toute attaque contre les civils. «Toute
mort de civil ne fait qu’exacerber le conflit, provoquer
de nouvelles pertes et générer davantage de
souffrances et de douleur», a déclaré
Dominik Stillhart, chef de délégation du CICR
en Israël et dans les territoires occupés.
Depuis le mois d’août, le CICR a facilité
les déplacements des ambulances gérées
par le CRP et le ministère de la Santé, pour
que les blessés puissent être évacués
et soignés dans des conditions de sécurité.
Il a aussi fourni au ministère des secours médicaux
essentiels pour soigner des blessés de guerre.
Le programme de visites familiales du CICR en faveur des
Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes
a repris le 13 août. Au 8 novembre, 3040 proches avaient
rendu visite à 1392 détenus dans des lieux de
détention israéliens. Le CICR a aussi maintenu
des contacts avec les autorités compétentes
et divers groupes palestiniens afin d’avoir accès
à Gilad Shalit, le soldat israélien capturé. |

©JEAN MOHR / CICR
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La
Suède arrondit
Les consommateurs suédois sont priés
d’arrondir le montant de leurs achats et de verser leur
monnaie à la Croix-Rouge suédoise, dans le cadre
d’une nouvelle initiative conjointe avec de grandes
chaînes de magasins d’habillement dont les vendeurs
se font ambassadeurs de la Croix-Rouge. L’année
dernière, les acheteurs suédois ont acheté
pour 825 millions de dollars d’habits avant Noël,
et cette année la campagne «Arrondissez !»
a pour objectif de tirer parti de cette période de
dépenses. Selon Johan af Donner, responsable des communications
et de la collecte de fonds de la Croix- Rouge suédoise,
l’idée que la petite
monnaie des consommateurs peut avoir de grands effets dans
le monde est très attrayante. |

©CROIX-ROUGE SUÉDOISE
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Extrêmes
en Chine
La Chine a été balayée
par une série de typhons, d’inondations et de
sécheresses qui ont fait quelque 2200 morts et contraint
13 millions de personnes à l’évacuation
entre mai et septembre. Alors que les familles dans le sud
du pays luttaient pour reprendre pied après de graves
inondations, les populations du nord et de l’ouest subissaient
une sécheresse prononcée. Près de 19
millions de personnes ont dû boire de l’eau provenant
de sources polluées. La Croix-Rouge chinoise et la
Fédération internationale ont distribué
premiers secours, vivres, couvertures et tentes aux sans-abri
victimes des précipitations, et lancé un appel
d’urgence.
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©STRINGER SHANGHAI / REUTERS, AVEC L’AUTORISATION
DE www.alertnet.org

©PAUL YEUNG / REUTERS, AVEC L’AUTORISATION
DE www.alertnet.org
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Catastrophe
Catastrophe en Inde
Entre juin et septembre, le centre et l’ouest
de Inde ont été frappés par les pires
inondations depuis des décennies. Les violentes tempêtes
et les crues soudaines ont anéanti villages et récoltes,
coupé des voies de communication, noyé des milliers
de têtes de bétail et contaminé les sources
d’eau. La Croix-Rouge de l’Inde a contribué
aux opérations de sauvetage et distribué vêtements,
articles de cuisine, seaux, serviettes, couvertures et draps
en coordination avec d’autres institutions.
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©AMIT DAVE / REUTERS, AVEC L’AUTORISATION
DE www.alertnet.org
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L’Islam et le droit humanitaire
Quarante-deux dirigeants religieux de 32
provinces d’Afghanistan ont pris part à une conférence
sur l’islam et le droit international humanitaire à
Kaboul, du 18 au 20 septembre. Lors de cette réunion,
organisée conjointement par le CICR et le Croissant-Rouge
afghan, les points communs et les différences entre
les valeurs de l’islam et le droit humanitaire ont été
débattus, pour que les victimes de la récente
escalade du conflit en Afghanistan soient mieux protégées
et assistées.
À l’heure où la recrudescence de la violence
en Afghanistan a des conséquences désastreuses
pour la population, ce débat avec les dirigeants religieux
était opportun. Selon Reto Stocker, le chef de la délégation
du CICR en Afghanistan, «ces contacts sont essentiels
si nous voulons être acceptés par tous et instaurer
les conditions de sécurité nécessaires
pour nos opérations.» La discussion a porté
sur les règles fondamentales du droit humanitaire,
comme l’obligation de protéger les blessés,
les détenus et les civils, et de venir en aide aux
victimes de la guerre. «L’islam a des règles
similaires à celles du droit international humanitaire.
Toutefois, il dispose d’un ensemble de règles
différentes pour des situations différentes.
L’action menée par le CICR pour traiter les personnes
blessées et malades, protéger les détenus
et transporter les restes humains est conforme à la
tradition musulmane», a déclaré le mufti
Habib al-Rahman, conférencier à la faculté
de théologie à Khost, dans le sud-est de l’Afghanistan.
À ce jour, dans le cadre de son dialogue en cours
avec les milieux universitaires et d’autres intellectuels
du monde musulman, le CICR a organisé trois réunions
similaires, au Pakistan (2004), au Yémen (2005) et
au Maroc (2006). D’autres devraient avoir lieu prochainement. |

©OLIVIER MOECKLI / CICR
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Éruption
Éruption en Équateur
L’éruption soudaine, le 16
août, du volcan Tungurahua en Équateur a endommagé
des maisons, détruit des récoltes et forcé
la population à fuir. La Croix-Rouge équatorienne
a fourni des premiers secours, des soins de santé de
base, des masques chirurgicaux, des lunettes protectrices
et une aide psychologique et sociale aux personnes qui ont
perdu leurs biens, leur emploi et leurs moyens d’existence.
Le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge sont resté
en alerte en cas de nouvelles éruptions. La Fédération
internationale a lancé un appel pour aider 5000 personnes
pendant cinq mois, avec du matériel sanitaire et de
nettoyage, des vivres ainsi que des activités d’éducation
communautaire sur la limitation des risques liés aux
catastrophes. En outre, 1400 enfants seront épaulés
pour faire face au choc causé par la catastrophe.
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©GUILLERMO GRANJA /
REUTERS, AVEC L’AUTORISATION DE www.alertnet.org
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Munitions
à dispersion
L’expérience montre que les armes à
dispersion manquent de précision et de fiabilité,
et ont de graves conséquences pour les civils. Il est
fréquent qu’elles n’explosent pas comme
prévu et demeurent une menace durable. Le Laos et l’Afghanistan
ont souffert pendant des décennies des conséquences
des munitions à dispersion. Plus récemment,
des dizaines de civils libanais ont été victimes
de munitions à dispersion employées dans le
conflit armé en juillet et en août 2006.
Le CICR a lancé récemment un appel pour que
soient prises des mesures concrètes afin de réduire
la menace que représente ce type d’arme. Dans
sa déclaration devant la troisième conférence
d’examen de la Convention sur certaines armes classiques,
il a appelé les gouvernements à interdire l’emploi
des munitions à dispersion contre tout objectif militaire
situé dans des zones peuplées; à cesser
immédiatement d’employer des armes à dispersion
imprécises et non fi ables, et à ne pas transférer
de telles armes dans d’autres pays. Le CICR a aussi
proposé d’organiser une réunion internationale
d’experts au début de l’année 2007
afin de formuler des règles de droit international
humanitaire régissant ces armes.
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De
la Tchétchénie au Daghestan
Dix familles déplacées de
Tchétchénie, vivant au Daghestan, ont eu la
possibilité de créer leur propre entreprise
grâce à un financement du CICR.
À Khasavyourt, Aminat Shakhmirzaeva vient d’ouvrir
un café, après avoir reçu un réfrigérateur,
une cuisinière, des tables et des chaises. Aminat et
sa fille ont fui la Tchétchénie lors du conflit
et se sont installées au Daghestan. Bien que situé
dans une rue relativement calme, le café accueille
chaque beaucoup de visiteurs. «Au début, je me
demandais si j’allais y arriver, dit Aminat. Faire à
manger pour les autres n’est pas facile, il faut que
le repas soit bon, servi rapidement et pas cher.» Visiblement,
clientèle du café apprécie beaucoup sa
cuisine. Ce sont les kurze (raviolis caucasiens) qui ont le
plus de succès. «J’ai maintenant la possibilité
de gagner ma vie. Je ne fais pas beaucoup de bénéfices
j’ai un revenu régulier. Je peux penser à
mon avenir et à celui de ma fille», dit Aminat.
À ce jour, 150 familles ont eu cette possibilité,
et plus de 20 propositions de projet sont en cours d’évaluation. |

©CICR
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