On
ressent un sentiment de malaise à voir des volontaires
Croix-Rouge distribuer des brochures sur la grippe aviaire
parmi les étals d’un marché de volaille
dans un village indonésien. Dans l’éclat
des couteaux, le sang et les abats, les vendeurs du marché
de Parang Kuda, à trois heures de route au sud de Jakarta,
réservent à Rahmet Encep et à ses dépliants
un accueil glacial, malgré la chaleur torride.
«Lavez-vous les mains après chaque contact avec
la viande»; «N’entreposez pas ensemble des
types de viande différents». Rahmet court d’un
étal à l’autre en tentant d’esquiver
les regards furibonds qui montrent qu’il n’est
pas le bienvenu ici.
Rahmet est le porte-parole d’une vérité
qui dérange : plus de 80 personnessont mortes de la
grippe aviaire en Indonésie, pour avoir ingéré
de la viande contaminée, touché des oiseaux
infectés ou été contaminés par
des excréments de volatiles. Il tente de diffuser des
messages d’hygiène publique à des vendeurs
de volaille dont les marges sont très réduites.
Retenir l’attention pour informer
Rahmet semble soudain reprendre ses esprits, ou tout au moins
se remémorer sa formation. Il se redresse et parle
à un jeune boucher d’une voix claire, confiante
et amicale. Apparemment, ça marche : Lucas Naryani
prend une affiche sur laquelle un morceau alléchant
de poulet frit illustre des conseils pratiques d’hygiène,
et l’épingle à la paroi de son échoppe.
«Je me lave les mains trois, cinq, ou peut-être
sept fois par jour», affirme Lucas, bien que son étal
ne dispose pas d’eau courante (ni de réfrigération).
«Tous les poulets livrés le matin sont vendus
dans la journée ou jetés. Je sais ce qu’il
faut faire pour garder la viande saine», ajoute ce diplômé
de l’école de tourisme locale.
«En revanche, je ne sais pas quoi faire si j’attrape
la grippe aviaire. On donne des informations à la télévision
et à la radio, mais pas assez. Où peut-on trouver
des médicaments ? Combien coûtent-ils ? Il faudrait
s’adresser à l’ensemble de la population,
et pas seulement aux vendeurs de poulets.»
C’est exactement ce à quoi s’emploie la
section de la Croix-Rouge de Chianjar, un peu plus loin sur
la route, avec un accueil moins hostile. Guidés par
Hari Hiddayya, les volontaires Cecen Suryana et Dewi Lesnasar
contribuent à mener la campagne dans les écoles
et les salles communales. Ils engagent le dialogue et suscitent
parmi leurs auditeurs — des enfants aux retraités
— des hochements de tête approbateurs, des éclats
de rire et des demandes pressantes d’affiches, de dépliants
et de matériel d’éducation sanitaire sous
forme ludique, comme des jeux de l’oie.
«La participation est essentielle», explique
Dewi Sitompul, le coordonnateur de programme sur la grippe
aviaire de la Fédération internationale, alors
que nous nous rendons à une réunion inter institutions
qui doit élaborer le plan national de préparation
en cas de pandémie. «Distribuer des dépliants
ne suffit pas; il faut mobiliser les communautés. Nous
visons les mères de famille qui s’occupent des
poules. Nous essayons de toucher les vendeurs de volaille,
et les enfants qui jouent dans la boue ou qui tuent les oiseaux
sauvages pour s’amuser.
«Le message de la campagne [Croix-Rouge] consiste en
mesures d’hygiène publique de base, valables
pour n’importe quelle épidémie. Beaucoup
de personnes pensent qu’elles sont à l’abri
du fait que, en tant que musulmans, nous nous lavons les mains
cinq fois par jour, mais nous devons renforcer le message
qu’il faut se laver les mains chaque fois que l’on
rentre à la maison.»
L’énigme indonésienne
Son collègue, le docteur P. G. Jenssen, coordonnateur
sanitaire de la Fédération internationale en
Indonésie, relève que le taux de mortalité
élevé dans le pays (81 cas sur 102, alors que
le taux mondial est inférieur à 60 %) est une
énigme qui exige d’être éclaircie.
«Les médecins savent-ils reconnaître la
grippe aviaire assez tôt ? Les malades consultent-ils
assez vite ? Les gens cachent-ils les animaux malades par
peur de voir toute leur volaille abattue ? Il faut aussi suivre
en permanence la question du montant des dédommagements
versés aux éleveurs qui ont perdu tous leurs
oiseaux», ajoute-t-il.
En Indonésie, l’un des principaux écueils
est la géographie. Le pays est énorme, et la
population est répartie sur des milliers d’îles
éparpillées dans l’océan entre
les îles Andaman et l’Australie. C’est pourquoi
la Croix-Rouge indonésienne est vitale pour les activités
nationales de prévention et de préparation,
explique Lily Sulistyowati, responsable des relations publiques
au ministère indonésien de la Santé.
Un équilibre délicat
Lily Sulistyowati est aussi vice-présidente du COMNAS,
le comité national de préparation à une
pandémie de grippe. Elle espère qu’avec
le nouveau projet de plan, l’Indonésie sera prête,
à l’horizon 2008, à faire face à
une pandémie.
«La Croix-Rouge nous a beaucoup aidés, dit-elle.
Nous avons besoin de leurs volontaires pour effectuer le travail
de sensibilisation, pour faire passer nos quatre messages
— selaver les mains, séparer les oiseaux des
humains, faire bien cuire la volaille et signaler tout cas
d’infection au chef du village.»
Ce travail est crucial, car comme l’explique un expert
: «Si le virus mutait et s’attaquait à
l’être humain en Indonésie, ce serait une
catastrophe. La situation actuelle est proche du chaos.»
Le plan prévoit la sensibilisation des agents de santé,
perçue comme un aspect particulièrement important
: selon un journal de Sumatra, le corps d’une personne
victime de la grippe aviaire aurait été laissé
dans une ambulance pendant la nuit avant d’être
remis à sa famille.
Pour le Mouvement, l’exercice est délicat :
veiller à ce que la grippe demeure au premier plan
des préoccupations sans pour autant semer la panique,
comme l’explique Pierre Duplessis, l’envoyé
spécial de la Fédération internationale
pour la grippe aviaire. Selon lui, si le virus ne fait pas
les grands titres, c’est que, pour l’instant,
il ne s’adapte guère à l’organisme
humain. La situation demeure toutefois préoccupante.
«Nous avons un petit répit, dont nous profitons
pour affiner notre action de préparation et de prévention.
Si l’on parvient à limiter la pandémie
aux volatiles, on pourra peut-être un jour annoncer
la disparition du H5N1, mais pour l’instant, l’activité
virale (des virus répandus et en mutation) reste importante.
En Indonésie, on a recensé 2000 pandémies
distinctes parmi les volatiles depuis 1998. N’oublions
pas qu’une pandémie humaine aurait dû se
produire depuis longtemps : le monde en a connu trois au siècle
dernier. Il ne faut pas baisser la garde.»
Selon Pierre Duplessis, la Fédération et les
Sociétés nationales ont beaucoup progressé
dans leurs programmes contre la grippe aviaire depuis 2005,
lorsque le représentant spécial de l’Organisation
mondiale de la santé (OMS), Robert Nabarro, annonçait
à l’Assemblée générale de
Séoul qu’une pandémie de grippe aviaire
pourrait faire entre 5 et 150 millions de morts.
«Tout dépend de l’ampleur du phénomène,
mais je crois que la Fédération internationale
et les Sociétés nationales réagiraient
correctement. Bien sûr, de gros bouleversements seraient
inéluctables, et si le taux d’absentéisme
de notre personnel atteignait 40 %, toutes nos activités
pourraient en être affectées.»
Forte probabilité
Miro Modrusan, responsable de programme sur la grippe aviaire
au sein de la Fédération, est du même
avis : «Pour réagir efficacement à une
pandémie majeure, il faut que chacun sache qui fait
quoi. Il faut une vision globale, et il reste du travail à
faire pour cela. Chacun s’accorde à penser qu’il
est très probable qu’une pandémie éclate
dans les dix prochaines années, mais nul ne peut prédire
ni quand, ni où, ni à quelle échelle
elle se produira. Notre proposition vise à préparer
et à définir les rôles des Sociétés
nationales dans des plans nationaux.»
Bien que les gouvernements prennent des mesures contre la
menace de pandémies de grippe aviaire et de grippe
humaine, le virus qui circule en Asie, en Afrique et en Europe
préoccupe plus particulièrement les pays pauvres,
où les carences en infrastructures, ainsi que les traditions
d’élevage de volaille dans les arrière-cours,
rendent difficile la mise en œuvre de mesures de prévention
et de lutte, telles que la vaccination complète des
oiseaux.

Renforcer la santé publique
«On peut cerner les mesures cruciales dont nous savons
qu’elles nous aideront à relever le défi
d’une pandémie», explique Keiji Fukuda,
chef du programme de l’OMS sur la grippe. «L’un
des principaux avantages est que les investissements dans
le renforcement des capacités générales
de santé publique nous permettront d’investir
plus efficacement nos ressources limitées et de renforcer
la protection contre d’autres menaces sanitaires.»
La liste de contrôle établie par l’OMS
sur la préparation à une pandémie de
grippe décrit les mesures clés que peuvent prendre
les États pour évaluer leur degré de
préparation, y compris les systèmes de surveillance,
d’examen et de traitement, les programmes de vaccination
et antiviraux, et les plans de maintien des services essentiels.
Un défi social
«L’une des clés de la préparation
à une pandémie consiste à élargir
la participation au-delà des autorités de santé
publiques, explique Keiji Fukuda. Une pandémie ébranle
la société entière, et la préparation
doit donc s’étendre à d’autres secteurs
que celui de la santé. Les efforts du secteur privé
et d’organisations spécialisées comme
la Croix-Rouge seront cruciaux.»
L’objectif primordial en termes de santé publique
consiste à garantir que la population et les pays soient
aussi bien préparés que possible; l’un
des rôles essentiels des médias consiste à
informer la population.
«Comme pour tout facteur de risque durable, il faut
s’attendre à ce que l’écho médiatique,
et même les perceptions du risque, varient. En présence
d’un risque élevé pour la santé
publique, il est normal de constater une évolution
des comportements avec le temps; les communautés s’habituent
et la vie continue», explique Keiji Fukuda. «Or,
même si les médias en parlent moins, le risque
et les dangers d’une pandémie n’ont pas
diminué, et pour l’OMS, la menace de pandémie
reste élevée.
«Un dialogue sincère et ouvert sur ce que nous
savons, ce que nous ignorons, et ce que chacun peut faire
pour aider à maîtriser le risque : voilà
la meilleure stratégie de communication en tout temps.»
Risque de panique
Il n’y a pas, à ce jour, de cas avéré
de transmission du H5N1 entre humains, mais uniquement des
groupes de cas suspects au sein d’une même famille.
Si le virus devenait transmissible entre humains, l’impact
de la pandémie pourrait être gigantesque. L’OMS
estime qu’une pandémie légère ferait
entre 2 et 7,4 millions de morts dans le monde. Selon la Banque
mondiale, la prochaine pandémie pourrait coûter
800 milliards de dollars par an à l’économie
mondiale.
Il n’existe ni traitement fiable, ni vaccin, et face
à une pandémie de grippe, les autorités
sanitaires devraient compter surtout sur des mesure de santé
publiques : information, quarantaine et mesures thérapeutiques.
Il est très probable qu’en pareil cas, les effets
les plus marqués seraient dus, plus encore qu’au
nombre de cas et de décès, aux effets économiques
et sociaux des réactions de panique de la population
pour échapper à l’infection.
C’est pourquoi, comme le relève Amgaa Oyungerel,
déléguée régionale de santé
de la Fédération internationale en poste en
Asie, le secteur privé est à la pointe des efforts
visant à assurer la «continuité de la
vie économique ». Elle nie que les investissements
destinés à combattre les pandémies de
grippe aviaire et de grippe humaine conduisent à négliger
des maladies comme le paludisme ou la rougeole, fléaux
bien réels et non hypothétiques. «Une
pandémie dévastatrice annulerait le développement
économique des dernières décennies, explique-t-elle.
Il n’est pas étonnant que les gouvernements et
les entreprises souhaitent l’éviter. Et l’argent
qui est consacré à la grippe aviaire et à
la recherche sur la pandémie est de l’argent
frais.»
Insuffisamment préparés
Amgaa Oyungerel considère que l’accent placé
sur la grippe aviaire a déjà eu des effets positifs
importants sur les systèmes de santé en Asie
du Sud-Est, en particulier au Viet Nam et en Thaïlande,
un pays qui en trois ans est devenu l’un des plus avancés
de la région en matière de diagnostic de la
grippe par examen sanguin. Elle rappelle cependant que la
meilleure forme de préparation reste la vigilance :
90 % des maladies viennent du monde animal. Les gens vivent
en contact plus étroit avec les animaux, car lorsqu’ils
migrent vers les villes, ils conservent leurs pratiques rurales
d’élevage (comme celle de garder la volaille
dans la cour). La concentration des animaux ne cesse de croître.
«La préparation reste insuffisante à
l’échelle mondiale, même si des progrès
notables ont été faits dans certains pays pour
contenir la grippe aviaire en tant que source potentielle
d’un virus humain.»
Les campagnes peuvent contribuer à renforcer les systèmes
de santé publique de manière générale,
ajoute Amgaa Oyungerel. «On insiste encore trop sur
les aspects médicaux, comme les vaccins, les antiviraux,
etc. Nous plaidons pour des mesures de préparation
à assise communautaire, axées sur la santé
publique, et pour la mise en place de meilleurs systèmes
de prévention.»
La consommation de poulet et de canard augmente, ce qui représente
un risque supplémentaire. «Avec la croissance
économique de pays comme la Chine, les gens disposent
de plus d’argent pour varier leur alimentation, et ils
consomment davantage de volaille.»
Certains groupes risquent d’être durement touchés.
Éric Burnier, médecin du CICR, relève
que l’un des rôles du CICR consisterait à
rappeler aux gouvernements leurs obligations à l’égard
de groupes particulièrement vulnérables, tels
que les détenus et les personnes déplacées.»
Des chances à saisir
En cas de pandémie humaine, les mécanismes
traditionnels d’assistance internationale pourraient
être inutilisables (en raison des fermetures de frontières
et des restrictions aux déplacements). Les pays en
développement touchés seraient alors laissés
à eux-mêmes. Il est non moins probable que l’attention
de la planète entière serait concentrée
sur la lutte contre la pandémie, ce qui reléguerait
dans l’ombre toute catastrophe naturelle connexe ou
autre situation d’urgence humanitaire complexe.
Malgré la nécessité de ne pas semer la
panique, des décisions difficiles devront sans doute
être prises par les gouvernements et par d’autres
instances. Des mots comme «quarantaine» ou «confinement
» hérissent les tenants des libertés civiles,
mais ils pourraient représenter les options les plus
judicieuses aux yeux des responsables de la lutte contre une
épidémie dans une ville surpeuplée.
À travers sa campagne de préparation, la Fédération
internationale constate qu’il existe des occasions inattendues
de mener des activités qui, sans cela, n’auraient
jamais été entreprises.
Son programme «Règles, lois et principes applicables
aux actions internationales en cas de catastrophe» effectue
un travail novateur en matière de préparation
juridique, qui peut aider les gouvernements à agir
lors de grandes catastrophes et de flambées majeures
de maladies contagieuses.
«On parle beaucoup de mesures de préparation
et de continuité de la vie économique, mais
on évoque rarement les problèmes juridiques
qui pourraient surgir en cas de pandémie», explique
Victoria Bannon, coordonnatrice de la Fédération
pour ce programme. Une assistance internationale vitale pourrait
être entravée par la non-reconnaissance juridique
d’organisations d’aide étrangères;
les règles douanières et fiscales pourraient
retarder l’acheminement de médicaments, de secours
et de matériel; les complications en matière
de visa pourraient gêner les agents humanitaires, et
la non-reconnaissance des qualifications professionnelles
étrangères pourrait les empêcher d’apporter
leur aide dans une situation d’urgence. La coordination
et le partage des informations entre organismes d’assistance
pourrait aussi laisser à désirer, de même
que le respect des droits de l’homme, des principes
humanitaires et des normes de qualité et de transparence.
«Nous préparons des lignes directrices sur la
manière de fonctionner dans des situations d’urgence
autres que les conflits, en examinant la préparation
légale sur le plan national», ajoute Victoria
Bannon.
Une étude pilote sur le Cambodge est en cours de préparation
avec la participation de l’OMS et de la Fédération.
Victoria Bannon explique : «Notre étude au Cambodge
comporte trois grands volets : d’abord, la réaction
nationale, les mesures du gouvernement. Il se peut que l’étude
montre que certains éléments, que nous percevons
comme des problèmes, n’en soient pas.
«Deuxièmement, nous examinons les dispositions
légales, par exemple sur le transport international
de médicaments, sur la question du confinement, ainsi
que sur la manière dont les agents humanitaires pourront
travailler si des restrictions sont imposées aux déplacements.
«Troisième volet : les conséquences qu’entraînerait
la déclaration de l’état d’urgence
par un gouvernement. Quels seraient les effets pour les cliniques
privées, comment la quarantaine serait imposée,
et ainsi de suite. Le syndrome respiratoire aigu sévère
(SRAS) a soulevé de nombreux dilemmes moraux et juridiques.
Cette étude nous aidera à trouver des réponses.»
Et qu’en est-il de la question gênante : le bogue
de l’an 2000, le SRAS, et aujourd’hui la grippe
aviaire... ces frayeurs ne sont-elles pas, en définitive,
une source d’emplois, une façon de générer
artificiellement un revenu ? N’est-ce pas un immense
gaspillage d’argent et d’émotions pour
un événement qui ne se produira peut-être
jamais ?
Pierre Duplessis, de la Fédération internationale,
répond sans détour : «En matière
de secours, on ne sait jamais d’où surgira la
prochaine catastrophe. Tremblement de terre ? Inondation ?
attaque terroriste ? Bien malin qui pourrait le dire. Ceci
dit, nous savons que la grippe aviaire constitue une menace
grave. Il est donc judicieux de se préparer. Ce n’est
certainement pas du gaspillage de ressources. Nous sommes
mieux préparés aujourd’hui à réagir
à toute pandémie; notre travail sur la grippe
aviaire est riche d’enseignements.
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Joe Lowry
Délégué information de la Fédération
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©REUTERS / FATIH SARIBAS, AVEC L’AUTORISATION
DE : www.alertnet.org

Un garçon près d’un poulailler à
Abidjan (Côte d’Ivoire), où l’Organisation
mondiale de la santé animale a trouvé 17 oiseaux
porteurs du virus H5N1, la souche mortelle de la grippe aviaire.
©REUTERS / LUC GNAGO, AVEC L’AUTORISATION DE :
www.alertnet.org

Une volontaire de la Croix-Rouge indonésienne distribue
des dépliants dans un élevage de volaille à
Semper, près de Jakarta, pendant une campagne de pulvérisation
et d’information dans des zones susceptibles d’être
touchées par la grippe aviaire.
©HADI KUSWOYO / AVEC
L’AUTORISATION DE : www.alertnet.org

Une fillette sud-coréenne mange du poulet lors d’une
manifestation de promotion de la volaille organisée
pour contrer une vague de panique concernant la grippe aviaire.
©REUTERS / YOU SUNG-HO, AVEC L’AUTORISATION
DE www.alertnet.org

Un volontaire de la Croix-Rouge indonésienne distribue
des dépliants sur les risques de la grippe aviaire.
©RANO SUMARNO / CRAOIX-ROUGE INDONÉSIENNE
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