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Crise au Kenya

Le Kenya souffre encore des violences qui ont éclaté à la fin du mois de décembre et au début de janvier après les élections, et qui ont fait quelque 900 morts, des milliers de blessés et plus de 270 000 déplacés. Dès le début des troubles, les collaborateurs de la Croix-Rouge du Kenya ont porté assistance aux victimes, administrant les premiers secours et évacuant les blessés vers les dispensaires et les hôpitaux des environs, enlevant les cadavres et évaluant les besoins des déplacés, dans l’attente d’avoir accès aux populations touchées pour distribuer des secours. Le CICR a offert à la Société nationale un soutien logistique et des secours d’urgence. «La priorité essentielle du CICR est de travailler aux côtés de la Croix-Rouge du Kenya afin de venir en aide aux familles qui ont été déplacées par suite des événements, ou qui n’osent pas quitter leurs villages», a déclaré Pierre Krähenbühl, directeur des opérations de l’institution à Genève. Le CICR continue à soutenir les efforts de la Société nationale en fournissant du matériel médical, des médicaments, du personnel chirurgical et de l’assistance pour apporter des vivres et une aide matérielle aux personnes qui ont fui leur foyer.

 


©REUTERS / ANTONY NJUGUNA, AVEC L’AUTORISATION DE www.alertnet.org


Indonésie sous la boue

Les fêtes de fin d’année ont été interrompues le 26 décembre par des glissements de terrain meurtriers à Tawangmangu, dans la province de Java, en Indonésie. Les volontaires de la Croix-Rouge indonésienne, à bord de cinq ambulances, ont eu beaucoup de mal à atteindre les dizaines de maisons englouties parfois sous trois mètres de boue. L’équipe a travaillé aux côtés des sauveteurs, de la police, de l’armée, d’autres volontaires et de la population locale, sur un terrain instable et escarpé, sur sept sites différents, pour secourir les victimes le plus rapidement possible et pour apporter les premiers secours. Ces glissements de terrain — les pires depuis 25 ans selon certains responsables locaux — se sont produits au début de la saison des pluies, qui dure deux mois.

 


©REUTERS / SUPRI SUPRI, AVEC L’AUTORISATION DE www.alertnet .org


Inondations hivernales au Kosovo

En décembre, la Croix-Rouge de Serbie s’est employée à secourir plus de 3500 personnes touchées par de graves inondations hivernales, dont les effets ont été exacerbés par un taux de chômage de 50% et les modestes revenus issus de l’assistance sociale. L’aide fournie consistait en vivres, en abris et en bois de feu. Avant même les inondations, le Mouvement aidait les unités locales de la Croix-Rouge à soutenir les plus vulnérables. «Une grande partie de la population vit dans des conditions très difficiles, explique Gunther Pratz, chef du bureau de la Fédération internationale au Kosovo. Le Mouvement s’est efforcé de mobiliser ressources et volontaires pour aider les familles les plus vulnérables, mais il est de plus en plus difficile de trouver les ressources nécessaires.»

 


©FÉDÉRATION I NTERNATIONALE


La Croix-Rouge renforce les capacités aux Philippines

Le 22 janvier, le CICR et la Croix-Rouge philippine ont inauguré les nouveaux locaux de la section locale de la Société nationale à Jolo, capitale de la province de Sulu (région autonome du Mindanao musulman).
Cette province est une des régions les plus éprouvées par le conflit armé, et aussi l’une des plus pauvres du pays. Des représentants de la société civile, du gouvernement local, des forces armées, du Front moro de libération nationale (MNLF) et du Front islamique moro de libération (MILF) ont pris part à la cérémonie.

«Ainsi rénovés, les locaux de la section de Jolo doivent permettre à la Croix-Rouge philippine et au CICR de mieux faire face aux besoins toujours croissants de la population locale», a expliqué Felipe Donoso, chef de la délégation du CICR aux Philippines. «Les habitants de Sulu subissent les effets des affrontements armés répétés entre forces armées des Philippines et groupes rebelles.»

En sa qualité d’organisation neutre et indépendante, et en coopération avec la section de Jolo de la Croix-Rouge philippine, le CICR a fourni dans la province, en 2007, des soins de santé, des vivres, du matériel pour la construction d’abris, des ustensiles ménagers de première nécessité, ainsi qu’une assistance en matière d’approvisionnement en eau et d’assainissement à plus de 48 000 civils déplacés. Le nombre réel de civils contraints de s’enfuir de chez eux en raison du conflit armé est probablement beaucoup plus élevé.

Le CICR et la Croix-Rouge philippine restent déterminés à apporter assistance humanitaire et protection aux victimes des conflits armés et d’autres situations de violence.

 

 


La rougeole moins meurtrière en Afrique

Les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et leurs volontaires ont joué un rôle important dans la chute de 91% du nombre de décès dus à la rougeole en Afrique entre 2000 et 2006 (ils ont passé, selon les estimations, de 396 000 à 36 000). L’objectif des Nations Unies, à savoir une réduction de 90% de la mortalité rougeoleuse, a ainsi été atteint quatre ans avant la date prévue. Entre 2001 et 2006, plus de 100 000 volontaires Croix-Rouge Croissant-Rouge ont pris part aux campagnes massives de vaccination qui ont contribué à ces excellents résultats. Les progrès spectaculaires obtenus en Afrique ont largement contribué au recul de 68% de la mortalité rougeoleuse mondiale au cours de la même période : de 757 000 à 242 000 décès, selon les estimations. Ces progrès ont été annoncés par les partenaires fondateurs de l’Initiative contre la rougeole, à savoir la Croix-Rouge américaine, l’UNICEF, la Fondation des Nations Unies, les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis (CDC), et l’Organisation mondiale de la Santé. La Fédération internationale est aussi un partenaire clé de cette initiative et y a contribué activement depuis son lancement en 2001. Entre 2000 et 2006, on estime que 478 millions d’enfants âgés de 9 mois à 14 ans ont reçu le vaccin antirougeoleux lors de campagnes spéciales dans 46 des 47 pays prioritaires gravement touchés par la maladie. De grands pays confrontés à une forte mortalité rougeoleuse, tels l’Inde et le Pakistan, doivent encore appliquer pleinement la stratégie de lutte qui a fait ses preuves. Actuellement, quelque 74% des décès par rougeole surviennent en Asie du Sud.

 

 


©REUTERS / GRANT NEUENBURG, AVEC L’AUTORISATION DE www.alertnet.org

 


Inondations au Brésil

Le Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophe de la Fédération internationale a débloqué 115 000 francs suisses (103 000 dollars) pour aider la Croix-Rouge brésilienne à intervenir après les pluies diluviennes qui ont touché 50 000 personnes en janvier dans l’État de São Paulo. La Société nationale a évalué les besoins : vivres, eau potable, trousses d’articles d’hygiène, matériel de nettoyage et habits.

 

Les migrants mongols
et la bureaucratie

Pour des milliers de familles mongoles déplacées, chassées de la campagne par des catastrophes naturelles ou pour raisons familiales, le premier obstacle à vaincre est d’obtenir les documents nécessaires pour le transfert du lieu de résidence. Sans papiers, impossible de trouver un emploi ou de bénéficier de services de santé et d’éducation, même si l’on vit depuis des années dans la capitale, Oulan Bator. Ces migrants deviennent alors des exclus, rejetés en périphérie de cette ville en plein essor. Tsolmontuya, âgée de 21 ans (photographie ci-dessous), s’occupe de son bébé, mais elle dépend des revenus de ses jeunes frères de 17 et 19 ans, qui sans titre de séjour ne peuvent que récupérer des matériaux dans les décharges de la ville pour les revendre, pour 2 à 3 dollars par jour. La section de Chingeltei de la Croix-Rouge de Mongolie organise maintenant des séances de formation pour aider les familles migrantes à accomplir les démarches nécessaires. Les volontaires fournissent aussi de la farine, du sel et du thé vert aux migrants démunis dans le cadre d’un programme d’assistance sociale.

 

 


©FRANCIS MARKUS / FÉDÉRATION INTERNATIONALE


Otages libérés en Colombie

Le 10 janvier 2008, les Forces armées révolutionnaires de Colombie — Armée du peuple (FARC-EP) ont remis Clara Rojas et Consuelo González de Perdomo à une mission humanitaire dirigée par des délégués du CICR dans le département de Guaviare (Colombie). Deux hélicoptères portant l’emblème du CICR ont transporté les personnes libérées à Santo Domingo, au Venezuela, puis dans la capitale, Caracas, où elles ont retrouvé leurs proches après des années de captivité. Comme l’explique Barbara Hintermann, chef de la délégation du CICR en Colombie, «Il était important d’utiliser l’emblème de la Croix-Rouge car c’était un signe, visible par tous les protagonistes, qui indiquait clairement que la mission était véritablement neutre et humanitaire. Clara Rojas a déclaré que c’est seulement en voyant l’emblème sur les hélicoptères qu’elle a été sûre de sa libération.»

Le 27 février, quatre otages supplémentaires ont été remis au CICR par les FARC-EP au même endroit. Quatre touristes colombiens, détenus par les FARC-EP depuis le 13 janvier 2008, ont été libérés le 5 mars dans la région du nord-ouest. En tant qu’organisation humanitaire neutre, impartiale et indépendante, le CICR continuera à tout mettre en œuvre pour obtenir la libération rapide de tous les otages restants. Le droit international humanitaire interdit la prise d’otages.

 


©SERVICE DE PRESSE PRÉSIDENCE VÉNÉZUÉLIENNE


Une vraie victoire

La coupe du monde de volley-ball pour joueurs handicapés s’est achevée au début du mois de décembre; le Cambodge, pays organisateur, a remporté la médaille de bronze avec une équipe composée exclusivement de victimes des mines. Chim Phan a joué la finale contre la Pologne avec une «superjambe» perfectionnée, spécialement conçue pour les sportifs de haut niveau. L’attaquant âgé de 38 ans, qui joue dans l’équipe nationale depuis 1996, est un joueur polyvalent que l’on a vu sauter, contrer, servir et plonger sur tout le terrain. Victime des mines Chim Phan a retrouvé la capacité de marcher, mais aussi de gagner sa vie, et surtout la dignité nécessaire pour commencer une nouvelle existence. «Je n’aurais jamais cru que je pourrais remarcher un jour», explique-t-il. Sa vie a changé grâce aux soins qu’il a reçus au centre de réadaptation physique de Kompong Speu géré par le Ministère des affaires sociales, des anciens combattants et de la réinsertion des jeunes, et soutenu par le CICR. Chim Phan court aussi le semi-marathon et travaille comme menuisier. Pour lui, la vraie victoire n’est pas tant la médaille de bronze, mais bien le fait que «Maintenant, j’arrive à faire tout ce que je faisais avant et je peux subvenir aux besoins de ma famille, comme tout un chacun.»

 


©ROGER ARNOLD


L’Afrique australe submergée

Depuis la fin de 2007, l’Afrique australe subit de graves inondations. La crise s’aggravant, la Fédération internationale a lancé un premier appel d’urgence de 8 millions de francs suisses (7,2 millions de dollars) pour soutenir les Sociétés de la Croix-Rouge locales. «Les fortes pluies ont entraîné des crues, notamment du Zambèze, faisant de graves inondations au Mozambique, en Zambie et au Zimbabwe, tandis que le Lesotho et le Swaziland étaient frappés par la grêle et que la région de Caprivi, en Namibie, comme le Malawi, subissaient des pluies quotidiennes», explique Françoise Le Goff, chef du bureau régional de la Fédération pour l’Afrique australe. L’appel permettra d’aider plus de 150 000 personnes en fournissant abris d’urgence, vivres, habits, eau potable et mesures d’assainissement. Les Sociétés nationales vont aussi renforcer leurs campagnes d’éducation sanitaire et de réaction aux catastrophes. L’accent sera mis sur le relèvement immédiat, pour que chacun puisse retrouver des moyens de subsistance dès la décrue. Les pluies pourraient toutefois durer plusieurs mois, menaçant la sécurité alimentaire à moyen terme.

 

Liaisons vidéo entre les détenus de Bagram et leurs familles

Le CICR et les États-Unis ont lancé un programme conjoint pour permettre aux personnes détenues par les États-Unis à Bagram de communiquer avec leurs familles grâce à la visioconférence. Entre 600 et 650 prisonniers se trouvent actuellement dans ce lieu d’internement.

Avec du matériel fourni par les autorités militaires américaines, le CICR a installé un centre d’appels dans les locaux de sa délégation à Kaboul. Un centre semblable a été créé à Bagram pour les détenus. Durant les trois premiers jours de ce projet, ouvert à toutes les familles des détenus de Bagram, plus de 60 d’entre elles, de toutes les régions du pays, ont pu parler pendant 20 minutes à leurs proches. Chacun peut voir son interlocuteur sur un écran.

«C’est fantastique de pouvoir parler à mon frère et de le voir», déclare Abdoul Mohammad, venu à la délégation. «Je ne sais que dire, c’est très difficile de trouver des mots pour exprimer ce sentiment. C’est une bénédiction. Je n’oublierai jamais ce moment !»

«C’est le premier système de ce genre», explique Reto Stocker, chef de la délégation du CICR à Kaboul. «Il a été mis en place essentiellement pour rassurer les détenus et leurs familles en leur permettant de se voir et de se parler.»

 

 


©REUTERS / AHMAD MASOODAVEC L’AUTORISATION DE www.alertnet.org


Au lendemain des combats au Tchad

Les affrontements entre rebelles et troupes gouvernementales à N’Djamena en février ont fait des centaines de blessés, de nombreux morts et causé la fuite de milliers d’habitants. L’offensive contre la capitale a compromis la sécurité dans tout le pays, et causé une réduction temporaire des activités humanitaires, y compris dans l’est, où plus de 400 000 réfugiés et personnes déplacées dépendent largement de l’aide humanitaire pour survivre. Le calme relatif dans la capitale permet au CICR et à la Croix-Rouge du Tchad de travailler plus aisément. Pendant et après les combats, la Société nationale a évacué environ 200 blessés de guerre vers des hôpitaux et recueilli 145 corps qu’elle a entrepris d’inhumer. Un certain nombre de membres de l’opposition sont détenus. Le CICR dialogue avec les autorités afin d’enregistrer les personnes qui ont été arrêtées et d’observer leurs conditions de détention. Le CICR, la Croix-Rouge du Tchad et la Croix-Rouge camerounaise s’efforcent d’établir des systèmes permettant aux civils qui ont franchi la frontière camerounaise, ainsi qu’aux Tchadiens se trouvant dans d’autres régions du pays, de localiser leurs proches et de renouer ou maintenir des liens avec eux.

 

Les archives de la Première Guerre mondiale à l’UNESCO

Les archives où est enregistré le sort de quelque 2 millions de prisonniers capturés pendant la Première Guerre mondiale figurent désormais au Registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO. L’événement a été célébré le 15 novembre 2007 lors d’une cérémonie au Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, à Genève, en présence de Pascal Couchepin, président de la Confédération (à gauche), et du président du CICR, Jakob Kellenberger.

Ces données, qui concernent des prisonniers originaires de 14 pays, furent transmises par les autorités détentrices au CICR, qui créa dès le début du conflit l’Agence internationale des prisonniers de guerre pour tenter de rétablir les liens familiaux. Le CICR visita aussi de nombreux camps pour prisonniers de guerre afin de se rendre compte de leurs conditions de détention. «C’était la première fois que ce genre de recherches était réalisé», explique Martin Morger (à droite), de la Division des archives du CICR.

Les listes de prisonniers fournies par les autorités allemandes et les autorités alliées en Europe, en Afrique et en Asie furent reliées en 2413 volumes noirs couvrant la période 1914-1923. Pour chaque nom communiqué, une fiche individuelle fut établie et mise à jour lorsque le prisonnier était déplacé, recevait des soins ou décédait. L’UNESCO, qui a décidé en juin 2007 d’inscrire ces archives dans son Registre, a jugé qu’elles constituaient un «témoignage sur l’ampleur de la souffrance humaine lors de la Première Guerre mondiale, mais aussi d’une action pionnière de protection des civils».

Les archives du CICR rejoignent ainsi d’autres documents célèbres, tels que la Déclaration des droits de l’homme de 1789, la Bible de Gutenberg, la partition originale de la Neuvième Symphonie de Beethoven et la plus ancienne version imprimée du Coran.


©CICR


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