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Accord sur l’interdiction des armes
à dispersion

Un traité historique interdisant l’emploi, la production, le stockage et le transfert des armes à dispersion a été adopté par 110 États le 30 mai à Dublin. Cette convention engage les États à nettoyer les régions contaminées par des sous-munitions non explosées et à porter assistance aux victimes et à leurs communautés. «Le CICR a souvent été témoin des effets horribles de ces armes sur les civils, a déclaré Jakob Kellenberger, président du CICR. La convention signifie qu’en plus d’être moralement inacceptables, elles sont désormais illégales au regard du droit international humanitaire. Sa mise en œuvre permettra d’éviter de graves souffrances.» Le CICR exhorte tous les États, qu’ils aient participé ou non aux négociations de Dublin, à ratifier au plus vite la convention et à cesser tout emploi de ces armes. C’est en 2000, au lendemain du conflit du Kosovo, où il avait recensé de nombreuses victimes civiles des armes à dispersion, que le CICR avait pour la première fois réclamé un traité interdisant leur emploi. Dans plus de 20 pays, les sous-munitions non explosées ont transformé de vastes zones en véritables champs de mines. Cet héritage meurtrier peut perdurer pendant des générations. La convention sera ouverte à la signature à Oslo début décembre 2008. Elle entrera en vigueur lorsque 30 États auront déposé leur instrument de ratification auprès du secrétaire général des Nations unies.

 

 


©MARKO KOKIC / CICR


Besoins toujours criants au Yémen

De nombreuses régions du gouvernorat de Saada (nord du Yémen) restent marquées par quatre années de conflit entre les forces armées yéménites et les Jeunes croyants. Le CICR maintient sa présence dans la région et coopère avec le Croissant-Rouge du Yémen pour aider les victimes de la violence : les déplacés, les personnes ayant regagné leur foyer et les résidents locaux vulnérables qui accueillent les déplacés. De septembre 2007 à mars 2008, en coopération avec la section de Saada du Croissant-Rouge du Yémen, il a fourni à 80 000 personnes une aide d’urgence, sous forme principalement de tentes, bâches, matelas, couvertures, jerrycans, réchauds et articles d’hygiène, ainsi que services de soins de santé primaires. Pour aider la population de Saada, où ont afflué la majorité des personnes déplacées en 2007, un générateur a été offert au service des eaux.

 


©JON BJÖRGVINSSON / CICR


Guerre et sécheresse en Somalie

Les Somaliens subissent depuis quelques années une succession de catastrophes naturelles et une escalade du conflit armé qui déchire le pays depuis des décennies. Les conditions de vie sont pires que jamais et les perspectives bien sombres. Les mauvaises récoltes dues au manque de pluie depuis deux ans causent d’immenses souffrances. Les pâturages sont arides et le bétail dépérit. «Lors des distributions d’aide aux communautés nomades, aux résidents et aux personnes déplacées, nous rencontrons des femmes qui ont vécu de tragiques épisodes. Bien qu’elles dépendent de l’aide humanitaire, elles font preuve de force de caractère et méritent tout notre respect.» relève Patricia Danzi, conseillère du directeur des Opérations du CICR.

De nombreuses familles déplacées par les violents combats à Mogadiscio ont trouvé un refuge temporaire près d’Afgooye et de Danile. Elles vivent dans des abris de fortune, loin des structures médicales. Le Croissant-Rouge de Somalie a ouvert cinq dispensaires temporaires à Afgooye et Danile pour 150 000 personnes. Avec le soutien du CICR, il gère aussi dans le centre et le sud du pays 25 dispensaires dont bénéficient 260 000 personnes et qui ont réalisé depuis janvier quelque 20 000 consultations.

À Mogadiscio, les hôpitaux de Keysaney et Medina travaillent souvent jour et nuit. Depuis janvier 2008, ils ont soigné 1100 blessés, dont 253 femmes et enfants. En 2007, ils ont soigné plus de 4000 blessés, avec l’aide d’une équipe de chirurgiens du Croissant-Rouge du Qatar à l’hôpital Keysaney, géré par le Croissant-Rouge de Somalie avec l’appui du CICR.

Depuis janvier, le CICR achemine chaque jour 2 millions de litres d’eau par la route pour 470 000 personnes dans plus de 400 localités. En outre, 19 000 familles déplacées à Bakool, dans le Moyen et Bas Juba, à Kismayo et à Bay ont reçu bâches, couvertures, ustensiles de cuisine, jerrycans et vêtements, tandis que plusieurs milliers d’autres continuent à être secourues dans la capitale et dans la région du Moyen-Shabelle.

Pendant ce temps, les attaques délibérées contre les humanitaires — nationaux et internationaux — se sont accrues et rendent l’action encore plus dangereuse.

 



©PEDRAM YAZDI / CICR


Guerre en Georgie

Suite à l’intensification des combats dans la région séparatiste de l’Ossétie du Sud, frontalière de la Fédération de Russie, la situation humanitaire s’est sérieusement aggravée au début août. De nombreux civils ont été tués, blessés et déplacés en raison des hostilités impliquant les troupes géorgiennes, ossètes et russes. Cette crise affecte également l’Abkhazie, autre république séparatiste en Géorgie.

Le CICR a immédiatement fourni de l’assistance avec le concours de diverses Sociétés nationales, en essayant d’amener de l’aide médicale aux habitants touchés par les combats. Il tente également d’accéder à toutes les personnes capturées et arrêtées en relation avec le conflit. L’une des préoccupations essentielles consiste à pouvoir se rendre dans tous les lieux — notamment l’Ossétie du Sud — où l’insécurité entrave les efforts d’assistance. Par ailleurs, le CICR s’efforce d’aider les personnes déplacées et isolées par le conflit, en particulier les habitants de Tskhinvali — principale ville de l’Ossétie du Sud — ainsi que tous ceux qui ont fui la région. En Ossétie du Nord (Fédération de Russie), le CICR travaille avec la Croix-Rouge russe et les autorités locales afin d’assister les familles déplacées.

Suite à l’accord de principe sur un plan de paix convenu le 13 août entre la Géorgie et la Russie, le calme semblait toutefois revenir en Géorgie.

 



©REUTERS / DENIS SINYAKOV, AVEC L’AUTORISATION DE www.alertnet.org


La vraie valeur des volontaires

Le 25 avril, Journée mondiale contre le paludisme, la Fédération internationale a annoncé les résultats d’une étude qui révèle le rôle critique des volontaires communautaires dans la lutte antipaludique. L’étude, réalisée en Sierra Leone par les United States Centers for Disease Control and Prevention, montre que l’utilisation de moustiquaires imprégnées à utilisation durable croît de 23% après une seule visite d’un volontaire local pour la poser et encourager son emploi. Selon Juan Manuel Suárez del Toro, président de la Fédération, «cette étude montre comment les Sociétés nationales engagées dans la lutte contre le paludisme peuvent obtenir des résultats déterminants et durables.» En 2007, les Sociétés de la Croix- Rouge et du Croissant-Rouge ont aidé à distribuer 2,5 millions de moustiquaires, dont 1,8 million au Mali et 490 000 à Madagascar. L’objectif 2008 est fixé à 1,5 millions de moustiquaires pour protéger 2,2 millions d’enfants.


©REUTERS / KATRINA M ANSON, AVEC L’AUTORISATION DE www.alertnet.org


Abus de l'emblème en Colombie

Le CICR a exprimé sa grave préoccupation face à ce qui semble avoir été un usage abusif délibéré de l’emblème de la croix rouge au cours de l’opération de libération de 15 otages — dont Mme Ingrid Betancourt — qui a eu lieu le 2 juillet en Colombie. Une vidéo diffusée cette semaine par la télévision colombienne montre qu’un soldat du groupe impliqué dans cette libération arborait l’emblème de la croix rouge sur son tabard avant même le début de l’opération, ce qui semble indiquer un usage abusif intentionnel. « Si l’authenticité de ces images est établie, il serait clairement démontré que l’emblème de la croix rouge a été utilisé de manière abusive, ce que nous déplorons », a déclaré Dominik Stillhart, directeur adjoint des opérations au CICR. L’utilisation des emblèmes de la croix rouge, du croissant rouge et du cristal rouge est régie par les Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels. Ces emblèmes ne peuvent pas être utilisés par des organismes ou des personnes qui n’y sont pas habilités par le droit international humanitaire. « Nous sommes en contact avec les autorités colombiennes pour obtenir des détails précis sur ce qui s’est réellement passé », a ajouté D. Stillhart.

 



Un record original

Le 37e concours national de premiers secours organisé par la Croix-Rouge hongroise a attiré 540 participants de 10 à 20 ans, venus de tout le pays, mais aussi de Croatie, de Pologne, de Roumanie et de Serbie, pour démontrer leur savoir-faire de secouristes. Les organisateurs espèrent figurer dans le livre Guinness des records pour avoir réuni le plus grand nombre de personnes démontrant la technique du bandage. «Nous aimerions ainsi appeler l’attention sur l’importance des premiers secours dans le monde d’aujourd’hui», déclare David Kovacs, chef du programme jeunesse de la Croix-Rouge hongroise. «La vie est pleine de risques, d’incidents et de catastrophes, et les premiers secours sont essentiels.» Le concours était précédé d’un séminaire d’une journée sur le soutien psychosocial dans les catastrophes.


 

 


Agir contre le VIH

Une délégation de dirigeants Croix-Rouge Croissant-Rouge vivant avec le VIH va participer à la conférence «Living 2008, the Positive Leadership Summit», qui se déroulera juste avant la XVIIe Conférence internationale sur le SIDA à Mexico au mois d’août, où se réunira aussi l’Alliance mondiale Croix-Rouge Croissant-Rouge contre le VIH. Le thème de la Conférence internationale, qui se tient pour la première fois en Amérique latine, est l’action universelle.

 

 


Le volcan Chaiten au Pérou

Le 2 mai, l’éruption du volcan Chaiten, au sud du Chili, a déclenché l’alerte. Près de 8000 personnes vivant dans un rayon de 50 kilomètres ont été évacuées, tandis que la Croix-Rouge chilienne fournissait des assortiments d’articles d’hygiène et un soutien psychosocial. La Fédération internationale a débloqué 72 000 dollars de son Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophe afin d’aider la Société nationale à secourir 5000 personnes. Les cendres ont atteint des communautés andines au Chili et en Argentine, causant la fermeture d’écoles. Le volcan, inactif depuis des siècles, n’était pas étudié; nul ne sait combien durera la phase d’urgence, ni si les résidents pourront retrouver leur domicile.


©REUTERS / STRINGER, AVEC L’AUTORISATION DE www.alertnet.org


Violence xénophobe en Afrique du Sud

Près de 150 volontaires et employés de la Croix-Rouge sud-africaine se sont mobilisés pour faire face aux violences contre les immigrés au mois de mai, en fournissant des articles de secours, des abris, et en recherchant les personnes disparues, avec l’aide du CICR. Les attaques ont fait 50 morts et touché près de 100 000 personnes. «Nos membres et volontaires travaillent sans relâche pour distribuer une aide vitale : nourriture, vêtements et articles d’hygiène», explique David Stephens, secrétaire général par intérim de la Société nationale. «Nous apportons aussi un soutien psychosocial aux nombreuses personnes traumatisées. Nous assurons les premiers secours et transportons les malades et les blessés en clinique ou à l’hôpital. Nous maintiendrons ces services, avec nos partenaires, aussi longtemps qu’il faudra.» La Fédération internationale a débloqué 290 000 dollars de son Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophe, et la Croix-Rouge sud-africaine a lancé un appel de fonds. Sur la pancarte à gauche: «On est toujours étrangers quelque part.»

 


©REUTERS / MIKE HUTCHINGS, AVEC L’AUTORISATION DE www.alertnet.org


L’Islande secouée

Les équipes de la Croix-Rouge islandaise sont entrées en action le 29 mai lorsque l’Islande a subi un séisme de 6,7 sur l’échelle de Richter. Une trentaine de blessés légers ont reçu des soins. Plus de 100 volontaires ont ouvert et administré sept abris d’urgence dans les villes principales, pour accueillir et nourrir les personnes qui avaient fui leur foyer. «Les gens sont perturbés, surtout les enfants et les jeunes. Des parents se demandent comment aider leurs enfants à surmonter leur angoisse», explique Johann Thoroddsen, chef de l’équipe de soutien psychologique de la Société nationale, qui s’est rendu dans les villes les plus touchées. «Ceci dit, chacun se félicite qu’il n’y a eu ni morts, ni blessés graves. Nous avons entendu de nombreux récits de personnes rescapées de justesse et de petits miracles.»

 



©CROIX-ROUGE ISLANDAISE


L’heure de la relève

La Fédération internationale a annoncé en mai la nomination de Bekele Geleta au poste de secrétaire général; il remplacera dès le mois de juillet Markku Niskala, qui prend sa retraite après une longue et riche carrière au sein de la Fédération. Bekele Geleta est né en Éthiopie; il a fait ses études au Royaume-Uni et a occupé des postes importants au sein du Mouvement et à l’extérieur; il a notamment été secrétaire général de la Croix-Rouge éthiopienne, responsable du département Afrique au Secrétariat de la Fédération, chef adjoint de la délégation de la Fédération aux Nations unies à New York et chef de la délégation régionale à Bangkok (Thaïlande).


©JORGE PEREZ / FÉDÉRATION INTERNATIONALE


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