Page d'accueil
du Magazine

Notre monde.
À vous d’agir.

 

« ... Puisque tous peuvent, d’une manière ou d’une autre, chacun dans sa sphère et selon ses forces, concourir en quelque mesure à cette bonne oeuvre. »

Henry Dunant
Un Souvenir de Solférino

©YOSHI SHIMIZU / FÉDÉRATION INTERNATIONALE

Ces paroles sont aussi pertinentes aujourd’hui qu’elles l’étaient lorsque le jeune homme d’affaires suisse Henry Dunant les écrivit en 1862. Sur les champs de bataille de Solferino, voici 150 ans, Dunant a agi rapidement pour organiser les civils de façon à aider des milliers de soldats blessés qui ne bénéficiaient d’aucune assistance. C’est là que Dunant a eu l’inspiration qui a finalement mené à la création de la plus grande organisation humanitaire au monde : le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui compte près de 100 millions d’employés et de volontaires.

En 2009, la campagne « Notre monde. À vous d’agir. » commémorera le 150e anniversaire de la bataille de Solferino et l’idéal fondateur de l’esprit de volontariat, le 90e anniversaire de la fondation de la Fédération internationale et le 60e anniversaire des Conventions de Genève, qui protègent les personnes les plus vulnérables en temps de guerre.

Avec cette campagne mondiale, le CICR, la Fédération internationale et les 186 Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge célèbrent ces jalons en insistant sur la capacité de l’individu à façonner le cours des événements.

La campagne est un appel universel à l’action afin que chacun affronte les difficultés que rencontrent sa communauté et le reste du monde sur le plan humanitaire, pour aider autrui, se mobiliser et oeuvrer pour un monde meilleur.

La leçon d’Henry Dunant et de Solferino est que chacun peut changer le cours des choses, à petite et à grande échelle.

Qui nierait que notre monde va mal ? Nous nous heurtons à des problèmes nouveaux, allant des conflits et des déplacements massifs au changement climatique, aux catastrophes naturelles et à une crise financière mondiale. Loin de nier les réalités d’un monde troublé, cette campagne porte un message d’espoir. Quiconque répond à l’appel en faveur d’un monde meilleur a le pouvoir d’influer sur le cours des choses.

Le CICR se concentrera sur les conflits armés et les situations de violence armée. Huit pays considérés comme les « Solferino d’aujourd’hui » — l’Afghanistan, la Colombie, la Géorgie, Haïti, le Liban, le Libéria, les Philippines et la République démocratique du Congo — seront mis en exergue dans la campagne pour illustrer les problèmes urgents relatifs aux conflits armés, comme le déplacement, les familles dispersées et les attaques délibérées contre les civils.

La Fédération internationale se concentrera sur l’instauration d’une culture de la prévention et sur ce qui se fait dans les communautés du monde entier pour contribuer à sauver des vies en limitant les effets des catastrophes, du changement climatique, de l’insécurité alimentaire et des urgences de santé publique.

En 2009, nous parlons d’une seule voix et lançons un seul message : chacun d’entre nous a le pouvoir de rendre le monde meilleur et, tous ensemble, nous pouvons « concourir en quelque mesure à cette bonne oeuvre », tout comme Dunant il y a 150 ans.

1859: la bataille de Solferino

Le 24 juin, Henry Dunant, un citoyen de Genève, en Suisse, voyage dans le nord de l’Italie pour rencontrer Napoléon III, qu’il souhaite entretenir de ses affaires personnelles. Près de la petite ville de Solferino, les forces franco-sardes affrontent les troupes autrichiennes dans la guerre d’unification italienne.

Ce soir-là, Dunant arrive au village de Castiglione, où plus de 9000 soldats blessés ont trouvé refuge dans l’église principale, la Chiesa Maggiore. Choqué de voir des milliers de blessés gisant sans aucun soin, il mobilise les femmes de la région et travaille avec elles plusieurs jours et plusieurs nuits durant, nettoyant et soignant leurs blessures, distribuant du tabac, du thé et des fruits.

À son retour à Genève, Dunant ne peut pas oublier ce qu’il a vu. En 1862, il publie Un Souvenir de Solferino. Le livre formule deux grandes idées :
• Établir des comités en temps de paix pour former des volontaires qui soigneraient les blessés en temps de guerre, ce qui conduisit à la création des 186 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge actuelles.
• Élaborer un accord international pour reconnaître et protéger ces comités, ce qui constitue la base du droit international humanitaire.

 

1919: Création de la Ligue des
Sociétés de la Croix-Rouge

L’idée de rassembler les compétences et les ressources des Sociétés de la Croix-Rouge pour fournir une assistance humanitaire en temps de paix remonte à Henry Dunant luimême, qui écrivit en 1862 : « Ces sociétés pourraient aussi rendre de grands services, par leur existence permanente dans les temps d’épidémies, d’inondations, de grands incendies et autres catastrophes imprévues. »

Henry Davison, président du Conseil de guerre de la Croix-Rouge américaine, propose par la suite de créer une fédération des Sociétés de la Croix-Rouge des nations victorieuses afin d’apporter une assistance humanitaire aux millions de personnes frappées par la famine et la maladie au lendemain de la Première Guerre mondiale.

Le 1er avril 1919, quelque 70 des plus grands savants, médecins et infirmiers du monde se réunissent en France. Ils approuvent à l’unanimité la création d’un organe central qui stimulerait et coordonnerait les activités des volontaires du monde entier, par l’intermédiaire de leur Société de la Croix-Rouge, pour apporter des secours essentiels, médicaux ou autres, aux personnes en détresse.

Le 5 mai 1919 à Paris, les directeurs des Sociétés de la Croix-Rouge britannique, française, italienne, japonaise et américaine adoptent les statuts fondateurs de la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge. La Ligue envoie sa première mission opérationnelle en Pologne en août 1919, afin d’aider un pays dévasté par la faim et le typhus. En 1991, la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge est rebaptisée Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Fédération internationale).

 

1949: Nouvelle Extension et révision
des Conventions de Genève

C’est l’une des années clés de l’histoire du Mouvement; elle marque une avancée décisive dans le développement du droit international humanitaire. La Seconde Guerre mondiale avait montré l’urgence d’une révision approfondie du droit international humanitaire.

La Ire Convention, qui vise à protéger les blessés et les malades dans les forces armées en campagne, est la quatrième version de la Convention de Genève relative aux blessés et aux malades, après celles adoptées en 1864, en 1906 et en 1929. La IIe Convention protège les blessés, les malades et les naufragés des forces armées sur mer, révisant et développant la Convention de Genève de 1906 et la Convention de La Haye de 1907. La IIIe Convention, relative au traitement des prisonniers de guerre, constitue une révision et un développement du Règlement de La Haye de 1907 et de la Convention de Genève de 1929 relative au traitement des prisonniers de guerre. La IVe Convention est destinée à protéger les civils. En outre, les quatre Conventions contiennent un article commun relatif à la protection des victimes de conflits armés non internationaux.

Adoptés le 8 juin 1977, les Protocoles I et II sont des traités internationaux complémentaires aux Conventions de Genève de 1949. Ils améliorent considérablement la protection juridique des victimes des conflits armés, et, pour la première fois, énoncent des règles humanitaires détaillées applicables aux conflits armés non internationaux. En 2005, un troisième Protocole additionnel instaure un emblème supplémentaire, le cristal rouge, qui bénéficie du même statut que les emblèmes existants de la croix rouge et du croissant rouge.

 

Les dates clés de 2009

25 mars : Lancement du portail Internet de la campagne mondiale, www.ourworldyourmove.org. Décrivez les gestes simples par lesquels vous contribuez à un monde meilleur.
5 mai : 90e anniversaire de la Fédération internationale.
8 mai : Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et lancement mondial de la campagne « Notre monde. À vous d’agir. » La campagne met en exergue les défis mondiaux et le rôle des actes individuels.

Deux expositions de photos du CICR appuieront la campagne à Genève, Londres, Paris, New York, Nairobi et Beijing. La première, Notre monde en guerre, sera centrée sur l’Afghanistan, la Colombie, la République démocratique du Congo, la Géorgie, Haïti, le Liban, le Libéria et les Philippines. La seconde, L’Humanité dans la guerre, présentera des images des archives photographiques du CICR remontant jusqu’à 1859.
24 juin – 2 juillet : 150e anniversaire de la bataille de Solferino, commémorant l’esprit du volontariat.

À Solferino (Italie), « La jeunesse en action », troisième réunion mondiale de la jeunesse de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, débattra des problèmes humanitaires actuels et émergents. Elle préparera un appel à l’action qui sera présenté aux représentants de la communauté internationale à Genève, ainsi qu’aux dirigeants du Mouvement. Des jeunes, des volontaires et des visiteurs du monde entier participeront en outre à une marche aux flambeaux, sur les pas des volontaires qui transportèrent en 1859 les blessés sur plus de 10 km, du champ de bataille de Solferino à l’avant-poste médical.
12 août : 60e anniversaire des Conventions de Genève.
23-25 novembre : Assemblée générale et Conseil des Délégués à Nairobi.
5 décembre : Journée internationale des volontaires.

ourworld-yourmove.org

©WILDA ANGGRAEN / CROIX-ROUGE AMÉRICAINE

 

Nuraini
Volontaire de la Croix-Rouge indonésienne

Bien qu’elle ait vécu une terrible tragédie, Nuraini, volontaire de la Croix-Rouge, est déterminée à aider autrui. Après avoir perdu quatre enfants, 11 petits-enfants et son foyer lors du tsunami de 2004, Nuraini, qui a 72 ans, et son mari ont utilisé leur pension de retraite pour créer un jardin d’enfants dans le village de Merduati, à Banda Aceh. « L’éducation des enfants devrait commencer tôt, c’est pourquoi nous avons créé ce jardin d’enfants », dit-elle. Nuraini, animatrice communautaire, enseigne en outre la cuisine et l’artisanat aux femmes dans le cadre d’un programme de soutien psychologique de la Croix-Rouge. « Il est important de transmettre vos connaissances et vos compétences à d’autres, afin qu’ils puissent eux aussi mûrir et apprendre », dit Nuraini, ajoutant que de nombreuses femmes utilisent ces nouvelles compétences pour accroître le revenu de leur famille. Nuraini est l’une des 1260 volontaires qui aident leurs communautés à se relever après le tsunami. Les volontaires identifient les besoins psychosociaux de leur communauté, puis conçoivent et mettent en oeuvre des activités pour y répondre. Les animateurs ont acquis des compétences en planification et des connaissances techniques, notamment les premiers secours psychosociaux, pour pouvoir mieux remplir leur rôle.


ourworld-yourmove.org

©CROIX-ROUGE CANADIENNE

 

Japwepwe Macarthy
Volontaire de la Croix-Rouge de Sierra Leone

Depuis plus de dix ans, Japwepwe Macarthy, âgé de 31 ans, est un volontaire dévoué de la Croix-Rouge dans le district rural de Moyamba, où il aide six des 12 chefferies à prévenir le VIH et le paludisme. « Je veux aider mon pays et mes voisins, dit Japwepwe. Je suis heureux et fier quand je sais que j’ai contribué à sauver une vie en persuadant quelqu’un de changer de comportement. » Japwepwe fait partie des plus de 4000 volontaires de la Croix-Rouge de Sierra Leone qui ont distribué quelque 875 000 moustiquaires aux familles, dans 900 points de distribution dans tout le pays. Grâce à eux, les coûts de distribution ont été réduits et les familles ont appris comment suspendre et utiliser la moustiquaire pour prévenir le paludisme. Après les distributions, Japwepwe et d’autres volontaires passaient de maison en maison pour veiller à ce que les familles continuent d’utiliser correctement leur nouvelle moustiquaire. « Si les moustiquaires ne sont pas correctement suspendues, les moustiques continueront de piquer, les enfants continueront de mourir du paludisme et cette initiative aura été inutile, dit Japwepwe. Ces visites sont essentielles. »


ourworld-yourmove.org

©TILL MAYER / FÉDÉRATION INTERNATIONALE

 

Abbes Sedri
Volontaire de la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran

Plus de cinq ans après le tremblement de terre qui a frappé Bam, Abbes Sedri a encore du mal à comprendre comment tout a pu basculer en quelques secondes : comment 26 000 personnes ont-elles pu mourir, comment une ville a-t-elle pu être réduite à un amas de débris ? Abbes ne se plaint jamais de son sort. Contrairement à tant d’autres, il n’a pas eu à enterrer ses propres enfants, mais un nombre incalculable de ses proches, amis et voisins sont partis pour toujours. Abbes a rejoint le Croissant-Rouge après le séisme. « J’aidais à distribuer des tentes et des vivres. Quand une telle catastrophe se produit, on doit se serrer les coudes. Le 26 décembre 2003 m’a montré à quel point il est important d’être préparé à ce type de catastrophe. C’est pourquoi le Croissant-Rouge donne des cours aux jeunes dans les écoles. J’ai commencé il y a cinq ans en tant que volontaire, et maintenant je suis formateur. » En rentrant chez lui chaque jour, Abbes passe devant des entrepôts gigantesques, où des tonnes de secours sont conservés en vue de situations d’urgence futures. « Avant le séisme, nous avions 400 mètres carrés d’espace de stockage. Maintenant nous en avons 7000. Le séisme nous a beaucoup appris; il a changé nos vies à bien des égards. »


ourworld-yourmove.org

©JEAN-LUC MARTINAGE / FÉDÉRATION INTERNATIONALE

 

Françoise Désirée
Volontaire de la Croix-Rouge camerounaise

« Il règne un réel esprit de  solidarité au sein du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dont j’ai personnellement fait l’expérience », raconte Françoise Désirée, volontaire de la Croix-Rouge depuis six ans en tant que formatrice en premiers secours et pair éducatrice en matière de VIH. Elle s’occupe surtout des personnes ayant plusieurs partenaires sexuels. « Ma principale mission est d’engager un dialogue avec ces groupes très vulnérables au VIH en leur fournissant des conseils et un soutien psychologique, et de les inciter à changer de comportement en leur expliquant les dangers du sida. Grâce aux compétences que j’ai acquises, je peux vraiment être utile dans ma communauté. » Françoise évoque en particulier une jeune femme séropositive qui s’est adressée au bureau de la Croix-Rouge. Elle se sentait rejetée par sa famille et ses amis. Françoise lui a demandé de se joindre au projet sur le VIH. « Elle compte aujourd’hui parmi nos pair éducateurs les plus actifs à Yaoundé. Elle a surmonté l’opprobre dû à sa séropositivité, et maintenant elle aide les autres à vivre de façon positive avec le VIH. »

ourworld-yourmove.org

©Ron Haviv / CICR / VII

 

Jean Guerlain
Volontaire de la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne

« Mon travail consiste à évacuer les habitants de Cité Soleil vers des infrastructures médicales où ils peuvent être soignés de façon appropriée. En juillet 2006, à quelques mètres seulement de notre bureau de la Croix-Rouge, j’ai été pris dans un affrontement armé entre des soldats des Nations unies et des membres de gangs. J’ai reçu une balle dans la bouche et je saignais beaucoup. J’ai réussi à traîner un soldat des Nations unies dans notre bureau, mais ensuite j’ai perdu connaissance. J’ai subi six lourdes opérations. Un côté de mon visage est paralysé et j’ai beaucoup de mal à parler. On me regarde parfois de travers, mais ça m’est égal. Je suis ici pour évacuer les habitants de Cité Soleil et je continuerai à le faire. Aujourd’hui, c’est bien moins dangereux de travailler ici, mais on ne sait jamais, la violence peut revenir. Il règne un sentiment de colère et de mécontentement. Il n’y a que peu à manger et rien à faire. Certains ont toujours utilisé les pauvres des bidonvilles pour susciter des troubles de façon à atteindre leurs propres fins politiques. Les équipes de la Croix-Rouge, je le crains, auront toujours du travail ici. »

ourworld-yourmove.org

©CROIX-ROUGE PHILIPPINE

 

Jonathan Ponferrado
Volontaire de la Croix-Rouge philippine

Jonathan Ponferrado ne savait pas qu’en devenant volontaire, il sauverait la vie de son père. En 2003, son employeur lui a offert des responsabilités supplémentaires et un meilleur salaire à condition qu’il suive un cours de premiers secours. « J’ai d’abord pensé que ce serait un bon moyen de gagner un peu plus en travaillant, dit-il. Pendant que je suivais ma formation, mon père est tombé gravement malade. Il avait besoin d’une transfusion. J’ai appris que la section avait une banque de sang et du sang d’un groupe compatible avec celui de mon père. J’ai sauvé mon père grâce à la Croix-Rouge. » Six ans plus tard, Jonathan est coordonnateur Jeunesse dans la section de la Croix-Rouge de Valenzuela. Il a participé à la production du spectacle musical « La bataille de Solferino ». Il est persuadé que l’héritage de Dunant est toujours vivant chez les volontaires de la jeunesse. « Je leur dis qu’une personne peut changer les choses. Si nul n’allume l’allumette, le feu ne prendra pas. Une étincelle suffit. Je ne sais pas qui a donné le sang qui a sauvé mon père, mais un seul geste a fait toute la différence. C’est ce qui me pousse à agir.

ourworld-yourmove.org

©CICR

 

Anisa
Volontaire du Croissant-Rouge afghan

Anisa, 58 ans et mère de neuf enfants, est infirmière en chef à l’hôpital de santé publique numéro 1 de Jalalabad. En 30 années de guerre, elle a acquis une expérience considérable. Elle a connu les tirs de roquettes, les bombardements aériens et les attaques d’insurgés. Quand les talibans se sont emparés de l’hôpital, son supérieur lui a dit de rester chez elle. Elle a refusé. « Que l’hôpital soit occupé ou non, je m’occupe des patients. » Un de ses souvenirs les plus marquants concerne un patient détenu. « Personne n’était autorisé à l’approcher. J’étais la seule à avoir la permission de le soigner et de lui apporter sa nourriture. » Aujourd’hui encore, en Afghanistan, il est très rare qu’un homme soit soigné par une infirmière. Après sa libération, l’homme, devenu officier supérieur, est revenu pour remercier Anisa. « Il m’a apporté de la farine. » Récemment, le Croissant-Rouge a proposé sa candidature pour la Médaille Florence Nightingale, décernée tous les deux ans par le CICR pour « un courage et un dévouement exceptionnels en faveur de blessés, malades, infirmes, ou en faveur de populations civiles, victimes d’un conflit ou d’une catastrophe ».

ourworld-yourmove.org

©Franco Pagetti / CICR / VII

 

Milad Samir Salameh
Institut palestinien pour l’enfance et la jeunesse

 « Je suis infirmier. En 2007, quand les combats ont éclaté dans le camp de réfugiés de Nahr el-Bared entre le groupe islamiste Fatah al-Islam et l’armée libanaise, j’ai décidé de rester pour aider. Après sept jours, nous n’étions plus que trois médecins et deux infirmiers. J’ai formé une équipe de secouristes avec quelques amis et des jeunes. Je leur ai montré comment utiliser les trousses de premiers secours et panser les blessures. De nombreuses personnes ont été tuées ou blessées, parfois sous mes yeux. Un jour, une roquette a explosé devant un dispensaire, juste après que j’eus franchi la porte principale. Deux personnes se sont vidées de leur sang et sept ont été blessées. L’un des hommes tués venait tout juste de me dire qu’il apportait des bougies et de l’eau pour sa famille qui avait trouvé refuge dans le dispensaire. Quelques nuits plus tard, des combattants du Fatah al-Islam m’ont demandé de venir dans une maison où une femme était en train d’accoucher. Son mari avait été abattu quelques jours plus tôt. Je savais ce qu’il fallait faire, mais le bébé se    présentait mal. J’ai appelé un médecin qui vivait en dehors du camp et il   m’a aidé. Après deux heures de travail, à 4h15, une petite fille est née. J’étais heureux. »

150 ans d’action
Croix-Rouge
Croissant- Rouge

 

©CICR
1859
Bataille de Solferino

 

 

©CICR
1862
Publication d’Un Souvenir de Solférino, de Henry Dunant

 

 

©CICR
1863–64
Création du CICR

 

 

©CICR
1876–1878
Première utilisation de l’emblème du croissant rouge Création du CICR Bataille de Solferino

 

 

©CICR
1901
Henry Dunant reçoit le premier Prix Nobel de la paix

 

 

©CICR
1914–1918
Durant la Première Guerre mondiale, la Croix-Rouge mène des opérations d’une ampleur sans précédent

 

 

©CICR
1919

Création de la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge, rebaptisée en 1991 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge

 


©René Liardon / CICR 1929

Extension des Conventions de Genève


©CICR
1917 et 1944
Le CICR remporte le Prix Nobel de la paix pour son action humanitaire durant les deux guerres mondiales



©J. Cadoux / CICR
1949

Nouvelle extension et révision des Conventions de Genève


©Croix-Rouge Polonaise
1961
Lancement d’un plan mondial visant à promouvoir et à renforcer les nouvelles Sociétés nationales

 

 

©Heinz Engelhardt
1963

Le CICR et la Fédération internationale reçoivent le Prix Nobel de la paix à l’occasion du 100e anniversaire du Mouvement


©CICR
1965

Proclamation des Principes fondamentaux de la Croix-Rouge

 

 

©Gérard LeBlanc / CICR
1977
Protocoles additionnels aux Conventions de Genève de 1949


©Philip. Hollmann / CICR
1994
Le CICR et la Fédération internationale obtiennent le statut d’observateur à  l’Assemblée générale des Nations unies

 

 

©A. leva-Yorke / CICR
1997
Campagne mondiale du Mouvement pour l’interdiction des mines antipersonnel


©Victoria Ivleva-Yorke / CICR
2005
La Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge adopte l’emblème du cristal rouge.

 

 


2009
150e anniversaire de la bataille de Solferino, 90e anniversaire de la Fédération internationale, 60e anniversaire des Conventions de Genève et lancement de la campagne mondiale « Notre monde. À vous d’agir. »

 

 

www.ourworld-yourmove.org

Cette campagne s’appuie sur www.ourworld-yourmove.org, un portail Internet unique en son genre, qui permet au public d’explorer le monde de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge : les défis que nous relevons, nos activités et les personnes que nous aidons.

Il offre en outre une plate-forme interactive où les internautes peuvent relater leurs expériences vécues et montrer leur engagement en faveur de l’humanité. Le portail Internet de la campagne permet au public de s’impliquer, d’agir et de produire un impact dans le monde.

Voici un aperçu de ce que vous trouverez sur www.ourworld-yourmove.org :

PAGE D’ACCUEIL DU PORTAIL
Chacun de vos clics sur un défi apporte une pierre à la construction d’un monde meilleur.

LES DÉFIS
Quels sont pour vous les défis les plus importants dans le monde d’aujourd’hui ? Qu’il s’agisse des femmes dans la guerre, de la santé ou de l’assistance, vous pouvez trouver plus d’informations sur ces enjeux et sur d’autres problèmes, et découvrir des moyens d’action.

COMMENT AGIR
Par quels gestes simples pouvez-vous apporter votre contribution ? Soyez une source d’inspiration en racontant vos actes quotidiens pour améliorer le monde qui vous entoure.

TROUVEZ LA SOCIÉTÉ NATIONALE LA PLUS PROCHE
Associez votre action quotidienne à la plus grande organisation humanitaire du monde. Renseignezvous sur les activités de la Société locale de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge près de chez vous et sur la façon dont vous pouvez participer.

DES ACTIONS AMUSANTES
Faire connaître la campagne «Notre monde. À vous d’agir. »? Rien de plus simple, grâce à des bandeaux Internet, des applications pour iPhone, des signatures de courriels, des jeux et des vidéos.


 

Haut de page

Nous contacter

Crédits

Webmaster

©2009

Copyright