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L’hiver menace les sinistrés du séisme de Yushu (Chine)

Les volontaires et les employés Croix-Rouge Croissant-Rouge craignent que les sinistrés du séisme de Yushu affrontent les rigueurs de l’hiver sans abris appropriés. En juin, l’aéroport a été saupoudré de neige; la température oscillait entre 0°C de nuit et 20 degrés dans la journée. Mais sur le plateau de Qinghai, à 4000 mètres d’altitude, balayé par des vents violents, le thermomètre peut plonger jusqu’à moins 25.

«La période de construction est relativement brève, car l’hiver arrive dès octobre. Terminer les maisons à temps, pour les rescapés, sera une course contre la montre», note Enkas Chau, chef d’une petite équipe envoyée par la section de la région administrative de Hong Kong de la Croix Rouge chinoise.

 


©Croix-Rouge chinoise, section de la région administrative spéciale de Hong Kong


De l’urgence à l’Expo

Il y a deux ans, lorsqu’un tremblement de terre d’une magnitude de 7,8 ébranla la province de Sichuan (Chine), Wang Xin Yu fut l’un des médecins d’un hôpital de la Croix-Rouge chinoise qui soigna des villageois près de Mianyang.

Son rôle à l’Expo 2010 de Shanghai — où les stands de 189 pays devraient attirer 70 millions de visiteurs — sera moins ardu. Les postes de premiers secours, où 165 volontaires et médecins de la Croix-Rouge se relaieront toutes les 16 heures, sont l’un des moyens, pour le Mouvement, de participer à l’un des grands événements internationaux de cette année.

«Ici, nous fournissons des services modestes, comme poser des bandages ou prêter des chaises roulantes», explique Wang, employé habituellement dans l’unité des maladies infectieuses de l’hôpital Huashan de la Croix-Rouge à Shanghai. Les affections les plus courantes parmi les visiteurs de l’Expo sont les insolations et les ampoules.

 

 


Tension au Kirghizistan

Aux côtés des Sociétés du Croissant- Rouge du Kirghizistan et de l’Ouzbékistan, le CICR continue à offrir aide médicale, vivres, eau, services d’eau, d’assainissement et de réunification familiale à des dizaines de milliers de réfugiés en Ouzbékistan, ainsi qu’à ceux qui regagnent leur foyer après l’explosion de violence au Kirghizistan en juin. La tension reste vive, et les victimes souffrent de graves séquelles psychologiques, explique Pascale Meige Wagner, chef des opérations du CICR pour l’Europe orientale et l’Asie centrale. «Nous craignons que les tensions ne s’apaisent pas tout de suite et que les personnes touchées nécessitent assistance et protection jusqu’à ce que la situation se stabilise, comme nous l’espérons.»


©Marko Kokic / CICR


L’aide aux déplacés en hausse

En 2009, quelque 4,6 millions de personnes déplacées dans leur pays — soit 20 % de plus qu’en 2008 — ont bénéficié de l’assistance humanitaire fournie par le CICR, en coopération avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dans 33 pays.

L’institution a consacré environ 15 % de son budget opérationnel, soit 150 millions de francs suisses, à des activités visant à atténuer les souffrances et à répondre aux besoins de personnes arrachées à leur foyer par suite d’un conflit armé ou d’une autre situation de violence.

«Les épreuves qu’endurent des millions d’hommes, de femmes et d’enfants déplacés de par le monde, ainsi que les proches ou les communautés qui les accueillent, sont terribles et se prolongent parfois sur plusieurs décennies», explique Anne Zeidan, responsable du projet du CICR pour les personnes déplacées.


 


Le CICR critique le blocus

Après l’affrontement entre les forces israéliennes et des militants embarqués sur une flottille pour la bande de Gaza à la fin du mois de mai, le CICR a appelé l’attention sur le bouclage de Gaza par Israël. Pour la première fois, le CICR a qualifié ce blocus de «sanction collective», contraire aux obligations incombant à Israël en vertu du droit international humanitaire.

«Le blocus a des effets dévastateurs sur le million et demi de personnes qui vivent à Gaza, déclare Béatrice Mégevand-Roggo, chef des opérations du CICR pour le Moyen-Orient. C’est pourquoi nous demandons instamment à Israël de mettre fin au bouclage et appelons tous ceux qui peuvent influencer la situation, y compris le Hamas, à faire tout leur possible pour venir en aide à la population civile de Gaza.»

Le CICR a aussi réitéré son appel au groupe palestinien Hamas pour qu’il autorise le contact entre Gilad Shalit, le soldat israélien qu’il détient depuis 2006, et sa famille.


©CICR


Agatha malmène l’Amérique centrale

Les violentes précipitations accompagnant la tempête tropicale Agatha cet été ont provoqué des glissements de terrain, la formation de puits, l’effondrement de constructions et la crue de cours d’eau, faisant nombre de victimes.

«La rapidité avec laquelle la tempête s’est formée et a touché les côtes a grandement compliqué la situation», explique Felipe del Cid, délégué de la FICR chargé de la gestion des catastrophes au sein de l’Unité panaméricaine d’intervention en cas de catastrophe, qui assiste maintenant la région à renforcer les mesures prises après l’ouragan Mitch pour réduire les conséquences des tempêtes futures.




Premiers abris provisoires

Alors que le personnel de secours et les habitants s’activent pour protéger les campements fragiles à l’approche de la saison des ouragans cet été, les premiers abris provisoires commencent à voir le jour dans les camps de fortune de Cité-Soleil, l’un des quartiers de Port-au-Prince.

Des résidents du camp travaillent aux côtés des charpentiers et des volontaires de la Croix-Rouge à la construction de 300 petites maisons de bois couvertes de toits en tôle ondulée. C’est la première fois que la Croix-Rouge dispose d’un terrain public pour construire des abris provisoires.

Le gouvernement haïtien a aussi autorisé la construction de 800 abris à La Piste, l’un des principaux camps de Port-au-Prince, qui abrite près de 50 000 personnes. Le site a été nettoyé et des équipes de la FICR et de la Croix-Rouge canadienne procèdent à des opérations de sondage. Les Sociétés nationales canadienne, espagnole et néerlandaise construisent aussi des maisons en dehors de la capitale, à Léogâne, Jacmel et Petit-Goâve.

Les volontaires anticipent la saison des ouragans en renforçant les mesures de préparation, en stockant des secours et en remplaçant les bâches utilisées par 80 000 ménages, tout en aidant 50 000 autres familles nécessiteuses.

 



Urgence assainissement

Selon un rapport publié cet été par la FICR, il est urgent de fournir aux autorités haïtiennes davantage de ressources et de solutions afin d’offrir de meilleurs services d’assainissement aux 2 millions de personnes touchées par le séisme du 12 janvier.

Sous l’égide de la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne, la Croix-Rouge Croissant-Rouge a construit près de 2700 latrines dans les camps de Port-au-Prince, et distribue chaque jour 2,4 millions de litres d’eau potable, une quantité suffisante pour 280 000 personnes. Cependant, la moitié au moins de la population sinistrée n’a toujours pas constaté d’amélioration dans sa situation en termes d’eau et d’assainissement.

 

 


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