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Valeurs de volontaires

Ces propos de volontaires du monde entier (voir colonne de droite) en disent long sur leurs mobiles, l’engagement, le courage qui les anime et la gratification qu’ils retirent du temps qu’ils consacrent à aider autrui.

À la veille de 2011, dixième anniversaire de l’Année internationale des volontaires, le magazine Croix-Rouge, Croissant-Rouge évoque les contributions apportées par les volontaires et leurs eff orts, au sein du Mouvement comme à l’extérieur de celui-ci, afin de mesurer son poids en termes économiques et sociaux. Nous savons tous que cette contribution est énorme — surtout en temps de crise —, mais il n’est pas fréquent, dans ce monde soumis aux impératifs financiers, à la consommation à tout va et au conflit géopolitique, que de simples actes d’empathie se voient accorder une valeur concrète.

Il faut que cela change. Il est temps que les dirigeants de la planète reconnaissent que la valeur ne se mesure pas uniquement en revenus imposables, en produits d’exportation ou en dépenses de consommation. Comme l’ont déclaré des dirigeants tels que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, les volontaires jouent un rôle clé pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (réduire la pauvreté, combattre les maladies, diminuer la mortalité infantile et améliorer la santé maternelle, pour ne citer que quatre d’entre eux)

Dans ce numéro de Croix-Rouge, Croissant-Rouge et dans les suivants, vous trouverez des exemples de volontaires qui, précisément, s’efforcent d’éviter les décès liés à
la maternité au Pakistan, de combattre la poliomyélite en Afrique de l’Ouest et en Afghanistan, d’épauler les économies agricoles locales dans des zones frappées par la sécheresse et le conflit, ou encore d’apporter aide et soins de santé aux enfants età d’autres groupes vulnérables.

Bon nombre de ces volontaires mettent régulièrement dans la balance leur santé, leurs moyens d’existence et leur vie de famille. Comment pouvons-nous mieux les soutenir, les protéger, les préparer, les former, les motiver et les retenir ? Sommes-nous assez actifs ? Les volontaires interrogés dans le présent numéro répondent à certaines de ces questions en abordant, entre autres, la valeur économique de leur travail, la nécessité d’une couverture d’assurance ou d’autres formes de soutien, ou encore l’importance de la neutralité et les sacrifices qu’ils réalisent.

Parallèlement aux portraits de volontaires (comme notre entretien avec l’infirmière haïtienne Germaine Pierre-Louis), nous aborderons bon nombre de ces questions dans une série d’articles qui seront publiés tout au long de l’année. Dans ce contexte, nous vous posons à la page 8 la question suivante : que devrait faire le Mouvement pour mieux épauler, motiver et protéger les volontaires ? Nous sollicitons aussi votre avis, en page 23, sur la traite des êtres humains : que doit entreprendre le Mouvement dans ce domaine ? Donnez-nous votre avis sur ces articles et sur d’autres, et nous publierons dans un prochain numéro un recueil de vos points de vue. Tout en abordant davantage de questions qui font débat au sein du Mouvement, nous avons aussi l’intention de publier vos lettres. Envoyez vos avis, commentaires et lettres à rcrc@ifrc.org ou à l’adresse : Croix-Rouge Croissant-Rouge, Case postale 372, CH-1211 Genève 19, Suisse. D’avance, merci pour toutes vos contributions.

Malcolm Lucard Rédacteur en chef

 

 

«On ne peut pas quantifi er la valeur de ce travail. Si j’aide une personne, elle va en aider d’autres, et la chaîne s’allonge.»
Shuang Shuang, volontaire du groupe «Papillons»,
qui apporte assistance et orientation aux personnes
séropositives à Fun Shun (Chine), avec l’appui de la Croix-Rouge chinoise

 

 


«Je me sens en sécurité en travaillant pour le Croissant-Rouge
comme volontaire. Le Croissant- Rouge ne se mêle pas de politique,
c’est ce qui fait sa force. C’est pourquoi j’entends continuer mon action.»

Hashmat Ali, volontaire
du Croissant-Rouge du Pakistan

 

 


«Chaque matin, je me lève en me disant que je ne peux pas accepter
que quelqu’un souffre.»
Germaine Pierre-Louis,
volontaire de la Société
nationale de la Croix-Rouge haïtienne, l’une des trois personnes couronnées par la médaille Florence Nightingale 2010

 

 


«Rien ne rend plus heureux que d’aider une personne qui souff re et de l’entendre vous dire merci.»
Fawwad Sherwani, volontaire du Croissant-Rouge du Pakistan


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