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Le Mouvement réagit à l’escalade du conflit libyen

Au mois de mars, lorsque les troubles en Libye ont débouché sur un conflit ouvert, le Mouvement a réagi à la fois en apportant une assistance directe aux personnes touchées par les combats et en lançant des appels répétés enjoignant les parties belligérantes à respecter le droit international humanitaire.

Pris dans le conflit, le Croissant-Rouge libyen a dû assurer la tâche difficile et périlleuse de fournir des soins médicaux et psychosociaux dans des postes de premiers secours et des hôpitaux urbains surpeuplés. «J’étais horrifiée par les blessures que je voyais. Je n’étais pas habituée à ce genre de scène, mais je me suis attelée à simplement faire mon travail», explique une volontaire.

Le CICR aussi s’est trouvé aux avant-postes, en coopération étroite avec le Croissant-Rouge libyen. Il n’a pu obtenir les garanties de sécurité nécessaires pour avoir accès à l’ouest du pays, mais il a réussi à envoyer une équipe médicale de 20 personnes à Benghazi, dans l’est du pays, et à acheminer plus de 180 tonnes de secours.

Les Sociétés nationales de Tunisie et d’Égypte (avec l’appui de la FICR, du CICR et d’autres Sociétés nationales méditerranéennes) ont surtout cherché à venir en aide aux milliers de personnes fuyant le pays (des travailleurs immigrés pour la plupart).

Dans une déclaration conjointe, le Mouvement a exprimé «sa profonde inquiétude face à la dégradation de la situation humanitaire résultant de l’escalade de la violence et des épreuves endurées par la population civile affectée par la crise en Libye et les événements dans les pays voisins».

La déclaration fait aussi état de la vive préoccupation que suscitent «les récentes attaques à l’encontre de personnels et d’ambulances du Croissant-Rouge libyen» et appelle les États à respecter les droits des migrants fuyant les combats et à leur fournir les services nécessaires.


Photo : ©FICR


 


Une année marquée par les inondations

L’année 2010 a été dure pour les Sociétés nationales européennes, avec plus de 25 catastrophes naturelles dans la région. «C’est deux fois plus qu’en 2009», déclare Slobodanka Curic, coordonnatrice régionale de la FICR pour la gestion des catastrophes. Dans plus de la moitié des cas, il s’agissait d’inondations, et plus de 20 000 victimes ont reçu une aide émanant de diverses sources au sein du Mouvement. «Nous devons concentrer nos efforts sur l’alerte avancée et la réduction des risques, pour que les Sociétés nationales puissent réagir de manière plus rapide et plus efficace», ajoute-t-elle.

 

 


Déplacés par milliers en Côte d’Ivoire

Le CICR et la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire ont soigné des dizaines de personnes blessées lors des affrontements récents à Duékoué, dans l’ouest du pays, où ils continuent d’assister les quelque 12 000 personnes déplacées par les violences et les troubles politiques. «Nous travaillons sans interruption», assure Christine Dehe Mahan, volontaire et coordonnatrice des secours de la Croix-Rouge locale, qui ajoute : «Je recherche moi-même une partie de ma famille.». Plus de 15 000 personnes — femmes et enfants surtout — ont fui vers les pays voisins. En décembre, la FICR a lancé un appel d’urgence préliminaire d’un montant de 1,39 million de dollars pour aider les Sociétés nationales du Burkina Faso, du Ghana, de Guinée, du Liberia et du Mali à aider les déplacés.

 

 

Matière à réflexion


«Les organisations doivent mettre le holà et dire aux autorités : “nous sommes les plus grandes organisations du monde, nous sommes des ONG puissantes, avec de gros budgets, et c’est nous qui fixons nos conditions”, puis négocier de meilleurs accords.»
Linda Polman, qui affirme dans son livre que les organisations d’assistance alimentent souvent le conflit en laissant les factions armées et les gouvernements maîtriser et détourner l’aide humanitaire.

 

«Oui, l’assistance peut avoir de très graves effets secondaires, mais prolonger la guerre, vraiment ? Il est rare qu’un groupe armé dépende de l’assistance pour survivre.» Fiona Terry, spécialiste de l’aide humanitaire et auteur du livre Condemned to Repeat? The Paradox of Humanitarian Action.

 

 

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Flambée de polio au Congo-Brazzaville

La Croix-Rouge congolaise a mobilisé plus de 700 volontaires pour répondre à une flambée mortelle de poliomyélite à virus sauvage à la fin de l’année dernière à Kouilou et à Pointe-Noire, où la maladie a causé 128 décès et 280 cas de paralysie. «Les volontaires font de la sensibilisation et tentent de calmer la population pour éviter la panique», explique le président de la Société nationale, Christian Sédar Ndinga. «Nous participons aussi à la campagne nationale de vaccination, tout en concentrant nos efforts sur les zones les plus touchées.»


De l’eau grâce au soleil au Soudan

Dans l’État de Jonglei au Sud-Soudan, près de la frontière avec l’Éthiopie, le CICR utilise l’énergie solaire pour fournir de l’eau potable à des milliers de personnes déplacées par les affrontements intercommunautaires en 2009. «Plus de 55 000 personnes — dont près de 20 000 personnes déplacées — manquent d’eau», explique Jean Vergain, spécialiste régional en hydrotechnique du CICR basé à Nairobi (Kenya). Le projet utilise 420 panneaux solaires pour alimenter une série de pompes qui extraient l’eau à une profondeur de quelques dizaines de mètres.

 

 


Inondations et cyclone en Australie

Les premiers mois de 2011 ont été chargés pour la Croix-Rouge australienne. Alors qu’elle faisait encore face aux séquelles des inondations massives dans le Queensland, le cyclone Yasi a rasé au moins 150 maisons et endommagé gravement 650 habitations. Pour combattre les effets des inondations, la Croix-Rouge a dépêché par avion du personnel et des volontaires chevronnés de tout le pays et de Nouvelle-Zélande afin d’administrer les centres d’évacuation et d’épauler les secours. Dans l’attente du cyclone, la Société nationale a apporté son concours dans 10 centres d’évacuation et de secours où plus de 5400 personnes ont reçu une assistance.


Photo : ©REUTERS/Anthony Farmer, avec l’autorisation de www.alertnet.org


Indice humanitaire

59: Nombre d’enfants réunis avec leurs parents grâce au Rétablissement des liens familiaux en Haïti depuis le tremblement de terre, selon le CICR.
146: Nombre d’enfants haïtiens enregistrés par le CICR qui n’ont pas retrouvé leurs parents après le séisme.
26 000: Nombre de volontaires au Ghana qui fournissent un service de lavage des mains chaque semaine lors des enterrements et d’autres rassemblements. [Source : La Valeur des Volontaires, 2010, FICR.]
185 000: Nombre de volontaires locaux au Burundi qui s’occupent des personnes les plus vulnérables en apportant une assistance sociale et sanitaire, en distribuant des vivres et en bâtissant ou réparant des maisons. [Source : La Valeur des Volontaires, 2010, FICR.]
251,7 millions: Total des dépenses de la FICR et des Sociétés nationales (en dollars É.-U.) en Haïti jusqu’en septembre 2010. [Source : Tremblement de terre en Haïti 2010 — Rapport intérimaire un an après le séisme, FICR.]
1 milliard: Total (en dollars É.-U.) des fonds levés par la FICR et les Sociétés nationales pour les secours en Haïti jusqu’en septembre 2010. [Source : Tremblement de terre en Haïti 2010 — Rapport intérimaire un an après le séisme, FICR.]


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