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Secours et révolution

Alors même qu’elles étaient en proie à l’incertitude due aux troubles politiques dans leur propre pays, de nombreuses Sociétés nationales d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont dû affronter des situations d’urgence humanitaire inédites et imprévisibles. Elles ont fourni des premiers secours, aidé à réunir des familles et apporté une aide psychologique alors que les combats faisaient rage. Elles ont aussi nourri, hébergé et aidé des milliers de personnes déplacées et désespérées, dont de nombreux travailleurs migrants qui, avant même de devenir des réfugiés, étaient déjà des exclus. Ces images illustrent l’ampleur de la tâche consistant à fournir des secours en temps de révolution et de guerre civile.

Dans le camp du Croissant-Rouge libyen à Benghazi, une personne évacuée originaire du Bangladesh attend ses bagages. L’homme fait partie des quelque 1200 personnes amenées par un navire d’assistance depuis la ville assiégée de Misrata, à l’ouest de la Libye, à Benghazi, dans l’est, au mois d’avril.
Photo : ©REUTERS / Amr Abdallah Dalsh, avec l’autorisation de www.alertnet.org

Au camp de transit de Choucha (Tunisie), ces travailleurs migrants déplacés à cause du conflit en Libye font la queue pour recevoir des vivres.
Photo : ©Victor Lacken / FICR

Le conflit, puis la fuite de Libye ont laissé de nombreux migrants dans une situation de flou, sur le plan juridique comme sur le plan matériel, sans possibilité claire de rentrer chez eux. Ici, un réfugié du Bangladesh, dans un camp non loin de Ras Jedir, poste frontière entre la Libye et la Tunisie, montre son passeport. Il faisait partie des nombreux réfugiés qui n’avaient pu obtenir d’aide de leur gouvernement pour regagner leur pays.
Photo: ©REUTERS / Pascal Rossignol, avec l’autorisation de www.alertnet.org

Outre l’assistance en termes d’abri, de vivres, d’eau et d’assainissement, le Mouvement a fourni une aide cruciale aux réfugiés en les aidant à prendre contact avec leur famille et avec d’autres personnes importantes pour leur survie, leur moral ou leur rapatriement. Au mois d’avril, Ashraf Mohamed, évacué égyptien de 26 ans séjournant dans le camp de réfugiés du Croissant-Rouge libyen à Benghazi, a pu parler à sa famille à Bani Swaif (Égypte).
Photo : ©REUTERS / Amr Abdallah Dalsh, avec l’autorisation de www.alertnet.org

Nombreux sont ceux qui ont fui les violences en Libye en traversant le désert, mais d’autres ont fui vers le nord par la mer. Cet homme qui se voile la face pour prier faisait partie des 76 passagers recueillis à quelque 140 kilomètres au sud de Malte par un bateau de la marine maltaise. Les migrants venaient du Bangladesh, de Côte d’Ivoire, du Nigéria, de Sierra Leone, du Soudan et du Tchad; ils ont déclaré qu’ils travaillaient en Libye lorsque les combats ont éclaté.
Photo : ©REUTERS / Darrin Zammit Lupi, avec l’autorisation de www.alertnet.org

Pour les survivants de la traversée en bateau d’Afrique du Nord à Lampedusa, en Italie, les épreuves ne sont pas terminées. Ici, au mois de mars, un homme qui a fui les troubles en Tunisie dort sous un abri de fortune.
Photo : ©REUTERS / Alessandro Bianchi, avec l’autorisation de www.alertnet.org

Des migrants d’Afrique du Nord arrivent sur l’île italienne de Lampedusa en mars. La Croix-Rouge italienne et d’autres organisations ont offert leurs services aux personnes dans le besoin, tandis que les responsables politiques européens débattaient du statut des migrants et des pays qui devraient assumer la responsabilité de les accueillir.
Photo : ©REUTERS / Antonio Parrinello, avec l’autorisation de www.alertnet.org

Au Moyen-Orient, les troubles politiques ont aussi provoqué des déplacements importants. Plus de 10 000 Syriens ont fui vers la Turquie voisine pour échapper aux violences armées, comme cet homme dans un camp de réfugiés à Boynuegin, ville turque à la frontière entre les deux pays.
Photo : ©REUTERS / Umit Bektas, avec l’autorisation de www.alertnet.org

De la Libye au Yémen, les volontaires et le personnel des Sociétés nationales – avec les autres agents de santé locaux – étaient souvent les seuls en mesure d’accéder aux zones de combats intenses. Alors que le Yémen, pays en proie à une pauvreté extrême, glissait dans la guerre civile, des médecins locaux, aidés par des habitants, transportent un homme blessé dans des affrontements entre forces de l’opposition et police à Sanaa, la capitale du pays.
Photo : ©REUTERS / Ammar Awad, avec l’autorisation de www.alertnet.org


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