Page d'accueil
du Magazine

 

La Conférence internationale face
au changement

Le monde de l’action humanitaire évolue à la vitesse grand V. Le nombre et les répercussions des catastrophes naturelles et des déplacements qu’elles entraînent augmentent, tandis que les conflits armés modernes et les autres situations de violence posent des problèmes inédits et complexes en termes de droit international humanitaire (DIH) et de soins de santé. Les volontaires Croix-Rouge Croissant-Rouge et les Sociétés nationales jouent un rôle clé pour relever ces défis et ont besoin d’un soutien et d’une protection accrus.

Ces questions, et bien d’autres, vont occuper les plus de 1000 représentants du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui se réuniront à Genève à la fin du mois de novembre à l’occasion de l’Assemblée générale de la FICR, du Conseil des Délégués et de la XXXIe Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Le Conseil des Délégués devrait débattre notamment de résolutions touchant la position du Mouvement sur les armes nucléaires, la coopération avec les partenaires extérieurs et la rédaction d’un document d’orientation pour les Sociétés nationales actives dans des situations de conflit.

Lorsque le Mouvement rencontrera les gouvernements à l’occasion de la XXXIe Conférence internationale, du 28 novembre au 12 décembre, il devrait présenter des propositions visant à renforcer le DIH, à améliorer la réaction aux catastrophes par une meilleure législation, à surmonter les obstacles aux soins de santé et à renforcer l’action humanitaire locale par les Sociétés nationales et par l’appui aux volontaires, entre autres thèmes.

 


 


En route pour la sécurité

Munis de pancartes, de mégaphones, de banderoles et de dépliants, les bénévoles de la Croix-Rouge du Timor-Leste ont pris position à des endroits stratégiques de la capitale, Dili, pour inciter conducteurs et piétons au respect des passages pour piétons nouvellement marqués.

C’est l’une des nombreuses activités entreprises par la Société nationale pour améliorer la sécurité routière au Timor-Leste, où le nombre de motocyclettes et de voitures explose, causant un nombre croissant d’accidents (plus de 2500 en 2010). «La sécurité routière est toujours plus importante», selon Cornelio de Deus Gomes, coordonnateur santé de la Société nationale.

Nombreuses sont les Sociétés nationales qui redoublent d’activité dans le cadre de la Décennie d’action pour la sécurité routière 2011–2020, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies afin de réduire le nombre de victimes de la route.

 

 


Repartir de zéro au Bangladesh

Lorsque le cyclone Aila a frappé le Bangladesh en 2009, des vagues déferlantes de plus de 6 mètres ont inondé les terres agricoles fertiles du sud-ouest du pays.

Quand les eaux se sont retirées, le sel résiduel avait rendu les terres impropres aux cultures. Le Croissant-Rouge du Bangladesh accorde des subventions aux habitants en fonction de leurs pertes et des dommages causés 
à leurs habitations.

«Avec cet argent, j’ai pu créer un élevage de volaille, explique Hazrat Alim, qui était ouvrier journalier avant le cyclone. À présent, j’ai remboursé mon emprunt et je peux subvenir aux besoins de ma famille.»

 

 

 

 

 

 

Matière à réflexion

«Le plus pénible, c’est que parfois ces enfants meurent de maladies très faciles à soigner dans des pays en développement. Leurs parents nous expliquent qu’ils n’ont pas pu se déplacer à cause 
de l’insécurité.»
Rachelle Cordes, infirmière du CICR 
au service pédiatrique de l’hôpital Mirwais à Kandahar (Afghanistan).

 

 


Jeunes journalistes sur le terrain

Les huit jeunes lauréats du concours Jeunes Reporters organisé par le CICR avaient déjà vécu des expériences intéressantes lorsqu’ils ont présenté leur candidature. Un journaliste de 22 ans avait rédigé des portraits d’habitants du Kaut-Karabakh (Sud-Caucase) toujours confrontés aux séquelles de la guerre, 18 ans après. Un autre, âgé de 23 ans, travaille pour la plus grande radio du Libéria. Un troisième a écrit des articles sur les femmes victimes d’attaque à l’acide au Pakistan.

Cinq des lauréats ont été dépêchés dans un pays touché par un conflit armé – Géorgie, Liban, Libéria, Philippines ou Sénégal –, où ils ont couvert des projets humanitaires locaux du CICR. Quant aux «deuxièmes prix», d’eux d’entre eux ont collaboré avec les lauréats au Libéria et au Sénégal, et la troisième a couvert un projet du CICR au Pakistan. La photo ci-contre, tirée de l’un des projets finalistes, montre Marietou Goudiaby, gravement brûlée lorsque l’autobus dans lequel elle voyageait a sauté sur une mine antivéhicule dans la région de Casamance au Sénégal.


Financement sous pression

Le séisme en Haïti, les inondations au Pakistan, les affrontements interethniques au Kirghizistan, la sécheresse et la violence prolongées au nord du Mali et au Niger et le conflit en Libye ont contribué à l’augmentation spectaculaire du nombre de personnes nécessitant une assistance d’urgence dans le monde au cours de l’année écoulée.

Selon le président du CICR, Jakob Kellenberger, le financement de l’action humanitaire est actuellement soumis à des pressions considérables. «Plusieurs États donateurs clés ont été frappés par la crise économique mondiale, ce qui a aujourd’hui des répercussions sur les ressources financières disponibles pour les activités humanitaires.»

En 2010, les dépenses de l’institution ont atteint un montant record supérieur à 1,1 milliard de dollars É.-U., selon le rapport d’activité 2010 publié récemment. La situation financière actuelle a forcé le CICR à réduire son budget terrain initial pour 2011 de 95 millions de dollars, une baisse de 7,6 % par rapport au budget originel de 1,3 milliard.

 

 


Les maladies liées à l’eau menacent Gaza

Dans la bande de Gaza, la très forte densité de population, la surexploitation des sources d’eau douce et le traitement insuffisant des eaux usées constituent une grave menace pour l’environnement et la santé publique.

Le CICR a inauguré en mars une station de traitement des eaux usées dans la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Il espère ainsi apporter une solution à long terme au problème du manque d’eau par une meilleure gestion des ressources. «Les techniques de traitement des eaux usées que nous employons ici nous permettent d’utiliser l’eau recyclée pour l’agriculture et pour réalimenter la nappe phréatique», explique Monther I. Shoblak, directeur général du service des eaux des municipalités côtières.

 





Haut de page

Nous contacter

Crédits

Webmaster

©2011

Copyright