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«Maison
habitée !» |
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un mur de Grozny (Tchétchénie), on peut encore
lire ce graffiti — remontant sans doute aux années
1990 —, comme un cri lancé aux combattants : «Maison
habitée !». Un appel lancé par les civils
pour être épargnés par la bataille faisant
rage au-dehors. Les combats féroces des années
1990 ont cessé, mais le message demeure. Au cours
des dernières années, cette région de
la Fédération de Russie a été déchirée
par la violence entre groupes d’opposition armés
et autorités locales et fédérales. Ces
images sombres en noir et blanc, dues à Marko Kokic,
du CICR, évoquent la douleur, la pauvreté et
la peur chroniques qui sont le lot de personnes vivant dans
l’ombre du conflit et de la violence.
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Sur un mur de Grozny (Tchétchénie),
on peut encore lire ce graffiti — remontant sans
doute aux années 1990 —, comme un cri
lancé aux combattants : «Maison habitée
!»
Photo: ©Marko
Kokic/CICR
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La Transcaucasienne est une route de
montagne qui traverse le Grand Caucase, reliant l’Ossétie
du Nord à l’Ossétie du Sud et la
Russie à la Géorgie. Les véhicules
du CICR l’empruntent souvent dans leurs missions
pour acheminer du matériel médical, pour
transmettre aux familles des informations sur leurs
proches disparus et pour aider les habitants à mettre
sur pied une activité rémunératrice.
Photo: ©Marko
Kokic/CICR
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Cette femme de 49 ans était
nettoyeuse de rues avant de subir, voici deux ans,
une attaque cérébrale qui l’a rendue
grabataire. Trop jeune, à 49 ans, pour percevoir
une retraite, elle reçoit des repas chauds,
du pain et du sucre de la part du CICR, qui s’efforce
d’obtenir
pour elle une pension d’invalidité. Une
photographie de son fils unique, tué durant
le conflit qui a secoué l’Ossétie
du Sud de 1989 à 1992, orne le mur au-dessus
de son lit dans le centre collectif de Turbaza, à Tskhinvali
(Ossétie du Sud). Le centre accueille 43 familles
déplacées d’Ossétie. Photo: ©Marko
Kokic/CICR
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Ce petit garçon de six ans tient
une photographie de son père,
un plombier dont on affirme qu’il aurait été membre
de l’opposition armée, tué par
les forces de sécurité en 2010. Mahomet
et son frère sont maintenant élevés
par leur grand-tante, âgée de 70 ans,
car leur mère les a quittés. La famille
a reçu une vache, des vêtements et une
aide financière de la part du CICR. Photo: ©Marko
Kokic/CICR
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À Shuani, village de Tchétchénie
(Fédération de Russie), Cette femme de
55 ans cultive des concombres dans une serre qui lui
a été fournie
par une initiative d’aide microéconomique
du CICR. Elle explique que cette activité l’aide à oublier,
pendant quelques instants, ses deux fils, enlevés
en pleine nuit en 2003 et dont elle n’a plus
jamais eu de nouvelles. Photo: ©Marko
Kokic/CICR
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Une chargée de
coopération sur le terrain du CICR, écoute
une femme de 83 ans, une bénéficiaire
du programme de soins à domicile de la Société de
la Croix-Rouge russe, à Grozny,
la capitale de la Tchétchénie (Fédération
de Russie). Sa maison a été détruite
pendant la guerre en Tchétchénie et des
voisins l’ont cachée dans leur cave pour
lui éviter d’être tuée en
raison de son origine ethnique russe. Photo: ©Marko
Kokic/CICR
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Les grues et les gratte-ciels récents
qui s’élèvent dans Grozny sont
le signe d’une ville qui, après des années
de guerre, veut se reconstruire et se trouver une nouvelle
identité. La principale mosquée de la
ville, érigée par des architectes et
des ouvriers turcs en 2008, serait, dit-on, la plus
grande d’Europe : elle peut accueillir 10 000
personnes.
Photo: ©Marko
Kokic/CICR
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L’impossibilité de bénéficier
de soins de santé courants est un problème
omniprésent dans la région. À l’image
d'une femme ossète de 80
ans qui habite enOssétie
du Sud, de nombreuses personnes âgées
doivent se débrouiller presque sans aide extérieure.
Fort heureusement pour elle, le centre de santé local,
où elle se rend pour faire mesurer sa tension
artérielle et obtenir des médicaments,
a été rénové dernièrement.
Le CICR l’aide aussi en lui fournissant des colis
de vivres.
Photo: ©Marko
Kokic/CICR
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A Tskhinvali, en Ossétie du
Sud, les maisons collectives Turbaza centre 43 familles
- toutes déplacées
pendant le premier conflit d'Ossétie du Sud
(1989-1992)
Photo: ©Marko
Kokic/CICR
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