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En bref...

 

 


Ebola : «La panique est notre pire ennemi»

Depuis que le virus Ebola a frappé l’est de la Sierra Leone cet été, Julius Tamba Kamanda (21 ans) travaille sans relâche. Sa tâche est aussi dangereuse qu’essentielle : il appartient à l’équipe de la Croix-Rouge de Sierra Leone chargée de la gestion des dépouilles mortelles (photo ci-dessus), qui recueille parfois huit ou neuf corps par jour dans le cadre des activités visant à circonscrire ce fléau mortel. «Nous n’avons pas un seul jour de repos», explique-t-il : l’équipe est à la tâche dès 8 heures du matin et «il arrive que nous ne rentrions pas chez nous avant minuit».

De la même manière, les volontaires de la Croix-Rouge guinéenne ont enlevé les corps des victimes et renforcé des mesures de communication d’urgence pour contenir les rumeurs et sensibiliser les communautés sur la façon de prévenir la propagation du virus. «La Croix-Rouge peut jouer un rôle essentiel en essayant d’endiguer la peur et la stigmatisation qui peuvent monter très vite dans le cadre d’une telle épidémie», explique le docteur Facely Diawara, qui supervise les opérations de santé de la Société nationale. «La panique est notre pire ennemi.»


Photo : ©Katherine Mueller/FICR


Secours aux naufragés en Corée

Lorsqu’un ferry transportant 475 passagers, dont 325 étudiants, a fait naufrage au sud-ouest de la République de Corée au mois d’avril, les images des familles choquées et traumatisées, tandis que les autorités s’efforçaient de fournir des explications, ont fait le tour du monde. Pendant ce temps, les volontaires de la Croix-Rouge de la République de Corée apportaient une assistance directe en acheminant des secours et des cuisines mobiles dans le port de Jindo, proche du lieu du naufrage. Tandis que les familles attendaient dans l’anxiété la moindre information, les volontaires fournissaient aux survivants et aux proches des repas chauds, des bouteilles d’eau, des couvertures et d’autres secours. Parallèlement, 40 employés formés de la Société nationale apportaient un soutien psychologique.

 


Escalade du conflit en Irak

L’escalade du conflit armé en Irak au cours des derniers mois confronte le Mouvement à une crise humanitaire complexe et de très grande ampleur.

Le CICR a fourni des vivres, de l’eau et d’autres formes d’assistance aux personnes déplacées dans de nombreuses villes ainsi qu’une assistance médicale aux hôpitaux locaux. «Beaucoup de membres du personnel hospitalier ont fui et les médicaments manquent», explique Patrick Youssef, chef de la délégation du CICR en Irak.

Quelque 4000 volontaires du Croissant-Rouge de l’Irak participent à la distribution des secours et 18 centres opérationnels ont été créés dans les sections afin de distribuer l’assistance, selon la FICR, qui a prélevé 400 000 dollars É.-U. de son Fonds d’urgence pour les secours lors de catastrophes afin de soutenir la Société nationale.

Les sections de plusieurs provinces du nord ont ainsi fourni des milliers de repas chauds ainsi que des tentes et d’autres secours aux familles chassées de Mossoul. La population de la ville de Sinjar a passé de 23 000 à plus de 70 000 habitants avec l’afflux de personnes fuyant les combats dans la ville proche de Tal Afar. «Nous hébergeons des gens dans les écoles, les mosquées, dans des bâtiments en construction... nous offrons nos propres habitations», explique Mouhammad Shariif, le directeur de la section locale

Échos

 

Quand l’aide est malencontreuse…

 

«Lors d’une sécheresse en Zambie, nous avons reçu des sous-vêtements usagés. Cette question [l’aide inadaptée] est un problème réel dont il faut parler.»
Samson Mujuda, représentant de l’ambassade de Zambie en Éthiopie, s’exprimant en novembre 2013 lors d’une réunion de diplomates et d’experts en gestion des situations d’urgence de 35 pays d’Afrique au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba (Éthiopie).

 

 

 

 

«Dans le cadre de notre intervention après le typhon Haiyan, nous avons reçu quatre caisses de robes de bal.»
Jeanine Cooper, représentante du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies auprès de l’UA, s’exprimant lors de la même réunion, qui a aussi traité des améliorations à apporter aux accords et à la législation nationale pour améliorer l’acheminement
rapide de secours adaptés.

 


La violence continue au Mali

Les affrontements violents entre les forces armées maliennes et les groupes armés dans la petite ville de Kidal, au nord-est du Mali, et aux alentours ont contraint des milliers de personnes à fuir vers Gao, à 350 km plus au sud. «La plupart ont dû partir dans la précipitation, laissant tout derrière elles. Il leur est dès lors difficile de pourvoir à leurs besoins essentiels», explique Christoph Luedi, chef de la délégation du CICR pour le Mali. La Croix-Rouge malienne et le CICR ont distribué plus de 55 tonnes de vivres à quelque 4450 personnes. Parmi elles, 1800 ont aussi reçu des bâches, des moustiquaires imprégnées d’insecticide, des nattes, des couvertures, des ustensiles de cuisine, des seaux, des vêtements et des articles d’hygiène. Le Mouvement s’est par ailleurs félicité d’apprendre la libération des cinq membres d’une équipe du CICR enlevés en février dans le nord du pays


Aider les femmes dans l’urgence

De nombreux réfugiés qui ont fui la Syrie pour gagner le Liban voisin séjournent dans des campements précaires ou dans des bâtiments en construction souvent dépourvus des services d’hygiène les plus élémentaires. Il en découle des risques pour tous les réfugiés, mais l’absence d’hygiène touche souvent les femmes plus durement encore. La FICR et la Croix-Rouge libanaise ont réagi en fournissant des trousses d’urgence pour 5300 femmes et adolescentes. Ces nécessaires comprennent des articles de base pour l’hygiène féminine ainsi que des articles qui peuvent aider les femmes à se protéger en cas de violences sexuelles. «J’aimerais beaucoup savoir comment mes filles et moi-même pouvons bénéficier de ce nécessaire», dit Salwa, qui fait partie du million de réfugiés qui ont gagné le Liban depuis le début du conflit en Syrie.


Le CICR condamne le meurtre
d’un délégué en Libye

Un délégué du CICR qui avait à son actif plus de sept ans de missions à Gaza, en Irak, au Soudan et au Yémen a été assassiné par des hommes armés dans la ville de Syrte (Libye) au début du mois de juin. Michael Greub, ressortissant suisse âgé de 42 ans, dirigeait la sous-délégation du CICR à Misrata depuis début mars. Les deux collègues qui l’accompagnaient au moment de l’attaque ont été choqués mais n’ont pas été touchés. «Le CICR condamne dans les termes les plus vigoureux cette attaque odieuse», a déclaré Yves Daccord, directeur général de l’institution, ajoutant : «Nous sommes atterrés et indignés. Michael était un travailleur humanitaire dévoué, qui a consacré de nombreuses années de sa vie à aider les autres.

 

Indice humanitaire

2,5 : pourcentage de personnes atteintes de la dengue qui décèdent de cette infection.
20 : pourcentage de malades de la dengue qui décèdent de cette infection si des services de santé appropriés ne sont pas disponibles.
70 : pourcentage de baisse de la production locale de médicaments en Syrie depuis le début du conflit voici trois ans.
15 000 : nombre moyen annuel de cas de dengue signalés dans les années 1960.
400 000 : nombre de personnes déplacées par les combats en Irak, selon les estimations des Nations Unies.
6,5 millions : nombre de personnes déplacées à l’intérieur de la Syrie.
390 millions : nombre approximatif de cas de dengue signalés dans le monde chaque année de nos jours.

Sources : FICR, CICR, ONU, Croissant-Rouge arabe syrien

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