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En Brief

 

Plus d’un tiers du Malawi a été dévasté par les pires inondations survenues dans le pays depuis des décennies après des semaines de pluies torrentielles en janvier. Devant la menace de nouvelles précipitations, la FICR a lancé un appel de fonds de 2,8 millions de dollars des États-Unis pour secourir 42 000 personnes dans le plus grand besoin et pour soutenir les opérations d’urgence de la Croix-Rouge du Malawi, qui aide déjà des milliers de personnes totalement démunies. «Les gens ont tout perdu, explique Michael Charles, le représentant régional par intérim de la FICR en Afrique australe. Ils n’ont aucune possibilité de se nourrir.»
Photo : ©Lene Vendelbo/FICR



Des humanitaires victimes d’attaques

Une série d’attaques meurtrières ont fait 11 morts dans les rangs du Mouvement au cours du premier trimestre de 2015. Toutes ces personnes ont été tuées alors qu’elles secouraient des victimes.

  • Deux frères volontaires du Croissant- Rouge du Yémen ont été abattus pendant qu’ils évacuaient des blessés dans la ville portuaire d’Aden le 3 avril. Trois jours plus tôt, un autre volontaire a été tué alors qu’il secourait des blessés.
  • Deux volontaires du Croissant-Rouge arabe syrien ont été tués le même jour alors qu’ils relevaient des cadavres et préparaient des abris pour les personnes fuyant les combats à Idlib (Syrie).
  • Un volontaire de la Société du Croissant-Rouge palestinien travaillant au camp de Yarmouk (Syrie) a été abattu le 30 mars. (Depuis le début du conflit en Syrie, 42 volontaires du Croissant-Rouge arabe syrien et 8 volontaires du Croissant- Rouge palestinien sont morts dans l’accomplissement de leur tâche.)
  • Le 30 mars toujours, un employé du CICR a été tué et un membre de la Croix-Rouge malienne blessé lors de l’attaque d’un camion du CICR près de Gao, au nord du Mali.
  • Quelques jours plus tôt, un volontaire de la Croix-Rouge du Myanmar succombait aux blessures subies 38 jours auparavant dans l’attaque du convoi Croix-Rouge qu’il accompagnait dans l’État Shan, au nord du Myanmar.
  • En février, deux employés et une volontaire du Croissant-Rouge soudanais ont été tués et un autre volontaire blessé au cours d’une attaque dans l’État du Nil Bleu.

Un grand nombre de volontaires et d’employés ont en outre été blessés dans d’autres incidents violents; plusieurs ont été attaqués alors qu’ils combattaient l’épidémie de maladie à virus Ebola.

 



Des membres de la Croix- Rouge victimes d’Ebola

Un employé de la Croix-Rouge de Sierra Leone travaillant comme infirmier au centre de traitement de la FICR à Kenema a succombé en janvier à la maladie à virus Ebola. C’est le premier décès d’un volontaire ou d’un employé de la Croix-Rouge dans le pays depuis le lancement des opérations en avril 2014.

Le centre de traitement de Kenema emploie 144 collaborateurs locaux et 19 spécialistes étrangers. Depuis son ouverture en septembre, il a traité plus de 500 patients.

À la fin du mois de mars, un chauffeur d’ambulance volontaire de la Croix-Rouge guinéenne a succombé à son tour à la maladie, portant à quatre le nombre de décès dans les rangs du Mouvement depuis avril 2014.

Les volontaires comme les employés ne sont jamais déployés sans avoir reçu une formation complète ni sans équipement de protection adapté. Plus de 10 000 volontaires ont été actifs dans des opérations anti-Ebola au sein du Mouvement depuis le début de l’épidémie.

 



 

Échos

«Ma mission consistait à aider les gens et non à les abandonner.»
Saboor Ahmed Kakar, dirigeant national Jeunesse du Croissant-Rouge pakistanais, à propos d’un dilemme auquel il s’est trouvé confronté lorsqu’il a dû décider d’accepter ou non la protection de l’armée durant une opération d’urgence en 2009.
Voir encore ici.

 

 

 


De jeunes vies bouleversées

Benicia Anjikapou, une fillette de 9 ans, menait une vie normale, fréquentant l’école et vivant avec ses parents et ses quatre frères et soeurs à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, avant que la violence n’éclate et que son père perde la vie. Elle vit maintenantdans un camp de personnes déplacées. «Il y a ici plus de 50 enfants non accompagnés, et certains d’entre eux ne connaissent même pas leur nom, sans parler de celui de leurs parents», déclare Mathias Yadjemai, l’un des responsables du camp, qui exprime sa gratitude pour le soutien de la Croix-Rouge centrafricaine, sous forme de couvertures, de nattes de couchage, de seaux en plastique, de lampes solaires et de bidons souples, achetés dans le cadre de l’appel d’urgence révisé lancé par la FICR pour le compte de la Société nationale.


Plus d’un million de déplacés au Nigéria

Près de 1,2 millions de personnes ont fui leur foyer en raison des combats et de la violence dans le nord du Nigéria. Plus de 200 000 d’entre eux cherchent refuge au Niger, au Tchad ou au Cameroun. La FICR et le CICR ont renforcé leurs interventions et coopèrent avec les Sociétés nationales pour fournir des vivres, de l’eau, des abris, des soins de santé et pour préserver les liens familiaux. Comme l’explique le chef de la délégation du CICR au Nigéria, Karl Mattli, «la violence touche les personnes vulnérables, en particulier les femmes, les enfants et les personnes âgées».

 



Peu d’espoir pour les déplacés en Irak

Les nouvelles vagues de violences en Irak ont entraîné le déplacement de plus de 1,9 millions d’Irakiens; le Croissant-Rouge de l’Irak s’est porté à leur secours, tout en continuant à aider les Syriens réfugiés dans le pays. Leur nombre est estimé à 216 000, dont la majorité vivent au Kurdistan irakien, où se trouvent les plus grands camps de réfugiés du pays. «Les civils déplacés ont connu une année terrible, explique Patrick Youssef, le chef de la délégation du CICR en Irak. Nous faisons tout ce que nous pouvons, avec les ressources dont nous disposons, pour améliorer leurs conditions de vie.»

 


Indice humanitaire

7.0 : l’amplitude du séisme qui a frappé Haïti voici cinq ans (le 12 janvier 2010) et qui fit 222 570 morts, 300 572 blessés et 2,3 millions de déplacés*.
9.1 : l’amplitude du séisme au large de la côte septentrionale de Sumatra (Indonésie) cause du tsunami qui balaya l’océan Indien, faisant plus de 226 000 morts et provoquant des destructions massives sur les côtes de 14 pays voici plus de dix ans (26 décembre 2004)**.
18 : nombre de morts des suites du typhon Hagupit aux Philippines en décembre 2014, alors que le typhon Haiyan avait fait 6300 morts en 2013. Cette différence s’explique sans doute par plusieurs facteurs naturels, mais aussi par le travail de préparation accompli par le gouvernement et par la Croix-Rouge philippine (voir article en page 16)***.
713 : nombre de corps rendus aux familles par Malik Abdoul Hakim, volontaire du Croissant-Rouge afghan, depuis sept ans, selon un article paru dans le New York Times en janvier 2015 (voir en page 4).
800 : nombre d’enfants rendus à leur famille par le CICR en 2014 en République démocratique du Congo (dont près de 300 avaient été associés aux forces armées et à d’autres groupes armés)****.
57,000 :nombre d’habitations construites grâce à des fonds fournis par la Croix-Rouge et le Croissant- Rouge après le tsunami de 2004 dans l’océan Indien**.
2,817,154 : nombre de bénéficiaires des activités de santé communautaire et de premiers soins dans les zones touchées par le séisme en Haïti*.

Sources : *FICR, Tremblement de terre en Haïti, Rapport de situation cinq ans après; **FICR, 2004 Indian Ocean tsunami, 10 years on ; ***Croix-Rouge philippine; ****CICR.


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