27ème Conférence
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge

Une place à prendre

DANS le monde entier, les gouvernements remettent de plus en plus en question leurs responsabilités vis-à-vis de la collectivité en matière de santé et d'action sociale. Pour des organisations comme les Sociétés Nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, cela représente de nouveaux défis et perspectives. Fortes d'une longue tradition d'assistance au bénéfice des plus vulnérables, les Sociétés Nationales pourraient en effet contribuer à combler le vide laissé par le désengagement croissant des pouvoirs publics en mettant à profit les moyens à leur disposition ou en s'efforçant de mobiliser de nouvelles ressources.

Red Cross volunteer, Kenya

Pour qu'une Société Nationale soit reconnue par le CICR et admise au sein de la Fédération, elle doit impérativement être officiellement reconnue par son gouvernement comme «société de secours volontaire, auxiliaire des pouvoirs publics dans le domaine humanitaire». Le terme «auxiliaire», toutefois, a évidemment évolué avec le temps.

A l'origine, cette notion se rattachait aux services médicaux des forces armées. De nos jours, son impor-tance et son champ d'application varient sensiblement d'un pays à l'autre. Certaines Sociétés Nationales sont également les auxiliaires de leur gouvernement au niveau de la fourniture de soins de santé et de services sociaux, notamment dans les domaines des services d'ambulances et de la transfusion sanguine. Dans certains cas, elles assument à cet égard des responsabilités très larges, avec le soutien financier de l'Etat; dans d'autres cas, l'accent est davantage mis sur la participation de volontaires formés aux premiers secours et à la santé communautaire.

in Bangladesh, a Red Crescent  worker serves a hot meal to flood victims

En temps de crise, ces activités traditionnelles deviennent particulièrement vitales. A la suite des attentats contre des ambassades au Kenya et en Tanzanie, par exemple, des volontaires de la Croix-Rouge ont travaillé jour et nuit pour secourir les victimes. Une fois la phase d'urgence passée, ils ont aidé les familles endeuillées et privées de ressources ainsi que les personnes traumatisées par le choc. Comme c'est de plus en plus souvent le cas, les volontaires, confrontés à des situations dramatiques, ont eu eux aussi besoin d'un soutien psychologique - un aspect des opérations d'assistance que le Mouvement prend désormais très au sérieux.

Le rôle des Sociétés Nationales ne se limite pas à fournir des services à la communauté. Nombre d'entre elles conseillent aussi leur gouvernement sur les politiques relatives à des groupes vulnérables comme les réfugiés et les personnes infectées par le VIH ou malades du sida. A bien des égards, les Sociétés Nationales pourraient tirer un meilleur parti de leur position privilégiée auprès des gouvernements. De leur côté, certains gouvernements devraient reconnaître plus pleinement le potentiel des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge comme partenaires. Il est temps de procéder à un examen approfondi des pratiques existantes, des législations relatives aux Sociétés Nationales et du statut officiel de ces dernières afin de renforcer leur collaboration avec les pouvoirs publics, pour le plus grand bénéfice des habitants les plus vulnérables de notre planète.

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