27ème Conférence
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge

Armes: le point de vue humanitaire

Armes de type militaire: halte à la prolifération

Dans la plupart des conflits des années 90, les armes individuelles légères ont fait plus de blessés et de morts que les missiles, tanks, avions et autres engins conventionnels des guerres modernes. Relativement peu coûteux et faciles à se procurer, fusils d'assaut, mitraillettes, mortiers et grenades équipent des groupes de plus en plus nombreux, milices et armées privées, mouvements d'opposition, organisations criminelles et contribuent ainsi à une recrudescence dramatique de la violence.

former fighter, Lebanon

Leur prolifération résulte en partie de la multiplication des fabricants, mais aussi de l'injection sur le marché d'énormes stocks dont les grandes puissances n'avaient plus l'usage après la fin de la guerre froide.

A la différence des engins lourds, les armes légères sont extrêmement robustes et ne réclament qu'un minimum d'entretien et d'appui logistique. Faciles à manipuler, elles ne nécessitent aucune formation poussée et peuvent aisément être portées par un seul homme et même, dans la plupart des cas, par un enfant. Souvent, on peut se les procurer à un prix nettement inférieur au coût de revient - dans certains pays, en échange d'un simple sac de maïs.

Une étude demandée au CICR par la XXVIème Conférence internationale a mis en lumière le sort tragique des populations civiles dans les récents conflits. Dans de nombreux conflits internes, les victimes civiles sont plus nombreuses que les victimes militaires. Lorsque les organismes d'assistance sont contraints de quitter un pays parce que la sécurité de leur personnel n'est plus garantie, les exactions en tous genres redoublent envers les civils. Même après la fin d'un conflit, ces derniers ne sont pas à l'abri des souffrances, le processus de rétablissement de l'ordre et de réconciliation étant souvent entravé par le fait que les combattants n'ont pas déposé les armes. Dans un cas évoqué par l'étude du CICR, le nombre des personnes blessées ou tuées n'avait diminué que de 33 pour 100 au cours des dix-huit mois qui avaient suivi la fin des hostilités.

S'il appartient évidemment aux utilisateurs des armes de respecter les règles du droit humanitaire, les Etats et entreprises producteurs et exportateurs ne sont pas pour autant exonérés de toute responsabilité vis-à-vis de la communauté internationale. Certaines mesures peuvent être mises en oeuvre afin de limiter la circulation des armes et d'éviter qu'elles ne tombent en n'importe quelles mains, notamment en assurant leur récupération et leur destruction à l'issue d'un conflit.

Les Etats représentés à la Conférence seront encouragés à prendre en compte les exigences du droit international dans leurs politiques relatives au transfert des armes. Quant au Mouvement, il sera invité à sensibiliser l'opinion publique à la terrible menace que représente pour l'humanité la prolifération des armes et des munitions.

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