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Après six mois d'intenses consultations, des progrès considérables ont
été réalisés concernant le projet de protocole qui porterait création
d'un emblème additionnel pour le Mouvement international de la Croix-Rouge
et du Croissant-Rouge. Ils représentent une étape importante du processus
qui avait été engagé au début de l'année 2000 avec une détermination accrue
et l'objectif clair de parvenir à une solution avant la fin de l'année.
Le protocole doit être soumis à une conférence diplomatique des États
parties aux Conventions de Genève. La conférence, initialement prévue
pour la fin de ce mois, est reportée au début de 2001, la Suisse devant
poursuivre ses consultations en tant que dépositaire des Conventions de
Genève. Récemment encore, toutes les conditions semblaient réunies pour
que la conférence soit un succès cette année encore. Les événements ont
cependant modifié ces perspectives.
«Le CICR comprend la décision du gouvernement suisse de différer la conférence
dans les circonstances actuelles», a déclaré Jakob Kellenberger, président
du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), «mais cela ne change
en rien la ferme détermination qui était la mienne quand j'ai pris mes
fonctions, à savoir contribuer à la création, dès que possible, des conditions
de pleine participation au Mouvement pour les Sociétés nationales qui
ont des problèmes avec les emblèmes existants.»
Aujourd'hui, les États s'accordent à reconnaître la nécessité d'un emblème
additionnel qui ne pourrait pas être perçu comme ayant une quelconque
connotation nationale, politique ou religieuse - une grande victoire pour
tous ceux qui ont participé aux récentes négociations.
«Personne au début de cette année ne pensait que nous irions aussi loin
aussi vite», a expliqué Didier Cherpitel, secrétaire général de la Fédération
internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. «Le
travail accompli, représenté par le projet de protocole, est l'expression
claire du souhait de la communauté internationale de parvenir le plus
rapidement possible à une véritable universalité pour notre Mouvement.
Les derniers mois ont montré que notre démarche porte ses fruits, et nous
sommes déterminés à la voir aboutir», a-t-il ajouté.
Un emblème additionnel assurerait la protection dans les conflits où l'emploi
de la croix rouge ou du croissant rouge n'est pas bien accepté. En outre,
il ouvrirait la voie à la reconnaissance et à l'admission des Sociétés
nationales pour lesquelles les emblèmes existants posent problème.
«L'ensemble du Mouvement est attaché à l'universalité», a déclaré la princesse
Margriet, présidente de la Commission permanente de la Croix-Rouge et
du Croissant-Rouge. «Nous sommes résolus à en faire une réalité et nous
travaillerons avec la Suisse pour atteindre ce but au début de 2001».
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