L'emblème de la Croix-Rouge 
et du Croissant Rouge

La question de l'emblème

Un emblème additionnel pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge

-- Genève, émis le 12 Octobre2000


Après six mois d'intenses consultations, des progrès considérables ont été réalisés concernant le projet de protocole qui porterait création d'un emblème additionnel pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Ils représentent une étape importante du processus qui avait été engagé au début de l'année 2000 avec une détermination accrue et l'objectif clair de parvenir à une solution avant la fin de l'année.

Le protocole doit être soumis à une conférence diplomatique des États parties aux Conventions de Genève. La conférence, initialement prévue pour la fin de ce mois, est reportée au début de 2001, la Suisse devant poursuivre ses consultations en tant que dépositaire des Conventions de Genève. Récemment encore, toutes les conditions semblaient réunies pour que la conférence soit un succès cette année encore. Les événements ont cependant modifié ces perspectives.

«Le CICR comprend la décision du gouvernement suisse de différer la conférence dans les circonstances actuelles», a déclaré Jakob Kellenberger, président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), «mais cela ne change en rien la ferme détermination qui était la mienne quand j'ai pris mes fonctions, à savoir contribuer à la création, dès que possible, des conditions de pleine participation au Mouvement pour les Sociétés nationales qui ont des problèmes avec les emblèmes existants.»

Aujourd'hui, les États s'accordent à reconnaître la nécessité d'un emblème additionnel qui ne pourrait pas être perçu comme ayant une quelconque connotation nationale, politique ou religieuse - une grande victoire pour tous ceux qui ont participé aux récentes négociations.

«Personne au début de cette année ne pensait que nous irions aussi loin aussi vite», a expliqué Didier Cherpitel, secrétaire général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. «Le travail accompli, représenté par le projet de protocole, est l'expression claire du souhait de la communauté internationale de parvenir le plus rapidement possible à une véritable universalité pour notre Mouvement. Les derniers mois ont montré que notre démarche porte ses fruits, et nous sommes déterminés à la voir aboutir», a-t-il ajouté.

Un emblème additionnel assurerait la protection dans les conflits où l'emploi de la croix rouge ou du croissant rouge n'est pas bien accepté. En outre, il ouvrirait la voie à la reconnaissance et à l'admission des Sociétés nationales pour lesquelles les emblèmes existants posent problème.

«L'ensemble du Mouvement est attaché à l'universalité», a déclaré la princesse Margriet, présidente de la Commission permanente de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. «Nous sommes résolus à en faire une réalité et nous travaillerons avec la Suisse pour atteindre ce but au début de 2001».

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