L'emblème de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge

La question de l'emblème

Réunion du groupe de travail conjoint de la commission permanente sur les emblèmes

-- Déclaration finale de la Coprésidente
Mme Christina Magnuson

Chers collègues,

Je suis certaine que vous conviendrez avec moi que cette première réunion du Groupe de travail conjoint nous a permis d'avoir un débat particulièrement stimulant et fort utile.

Bien que j'aie indiqué d'emblée que nous n'étions pas tenus de parvenir à une solution définitive à cette réunion, je suis très heureuse de constater que nous avons accompli des progrès considérables.

Nous avons noté qu'il existait parmi nous un large accord sur un certain nombre de points importants :

Si les problèmes que posent actuellement les emblèmes ne sont pas résolus, le Mouvement ne parviendra pas à l'universalité. Il a été admis que c'était là un élément important non seulement pour les États et les Sociétés nationales, mais aussi pour le Mouvement, du fait des Principes fondamentaux.

Nous devons rechercher une solution qui repose sur un très large consensus, ce qui suppose que nous tenions dûment compte des intérêts et des préoccupations des États comme des Sociétés nationales.

La solution présentée dans le document d'octobre 1998 constitue une base acceptable pour la suite des négociations. Cette option implique l'adjonction d'un troisième protocole additionnel aux Conventions de Genève, qui devrait instituer un nouvel emblème protecteur venant s'ajouter aux emblèmes existants décrits dans la Première Convention de Genève. Ce nouvel emblème devrait être conçu de manière à permettre aux Sociétés nationales qui l'utilisent d'y insérer leur propre signe indicatif. Il faudra aussi amender en conséquence les Statuts du Mouvement.

Ce projet devrait faire l'objet de consultations approfondies avec les gouvernements et les Sociétés nationales et il conviendra, lors de son élaboration, de tenir compte des suggestions formulées au cours du processus. Il s'agira de prendre tout particulièrement en considération la nécessité d'avoir des consultations avec les pays que la solution proposée toucherait directement.

La rédaction devrait, dans un premier temps, être confiée au CICR et à la Fédération internationale, qui travailleront en collaboration avec le secrétariat de la Commission permanente. Les membres du Groupe de travail conjoint seront tenus informés de l'avancement des travaux de façon qu'ils puissent faire des suggestions et — point très important — apporter leur soutien au processus de consultation dans leurs régions respectives. Un document de travail va être distribué par le CICR pour faciliter cette tâche.

Le résultat sera un document juridiquement valable, qui aura été négocié le plus rapidement possible mais selon un calendrier tenant compte des impératifs pratiques des gouvernements et des Sociétés nationales, ainsi que des prescriptions juridiques applicables à la convocation d'une conférence internationale.

Le Groupe de travail conjoint se réunira, s'il y a lieu, les 13 et 14 juin 2000 afin d'examiner les rapports sur la rédaction du projet de protocole et sur les consultations menées, et de finaliser les recommandations qu'il présentera à la Commission permanente.

Les participants à la réunion ont également pris note de l'offre généreuse faite par les autorités helvétiques de contribuer à l'organisation de la conférence diplomatique requise.

Je dirais, chers collègues, que ce résumé de ce que nous avons accompli jusqu'ici reflète parfaitement notre détermination à mener à bien notre tâche dans un délai compatible avec le mandat que nous avons reçu en 1999 du Conseil des Délégués et de la Conférence internationale.

J'attends avec intérêt la période de travail qui s'annonce car je ne doute pas qu'elle démontrera clairement que notre Mouvement est prêt à aborder ce nouveau millénaire dans une optique réellement universelle, en mobilisant véritablement le pouvoir de l'humanité. Je forme l'espoir que notre travail permette de rassembler à très court terme tous les peuples du plus grand nombre de pays possible sous la bannière du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

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