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Chers collègues,
Je suis certaine que vous conviendrez avec moi que cette première réunion
du Groupe de travail conjoint nous a permis d'avoir un débat particulièrement
stimulant et fort utile.
Bien que j'aie indiqué d'emblée que nous n'étions pas tenus de parvenir
à une solution définitive à cette réunion, je suis très heureuse de constater
que nous avons accompli des progrès considérables.
Nous avons noté qu'il existait parmi nous un large accord sur un certain
nombre de points importants :
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Si les problèmes que posent actuellement les emblèmes ne sont pas résolus,
le Mouvement ne parviendra pas à l'universalité. Il a été admis que c'était
là un élément important non seulement pour les États et les Sociétés nationales,
mais aussi pour le Mouvement, du fait des Principes fondamentaux.
Nous devons rechercher une solution qui repose sur un très large consensus,
ce qui suppose que nous tenions dûment compte des intérêts et des préoccupations
des États comme des Sociétés nationales.
La solution présentée dans le document d'octobre 1998 constitue une base
acceptable pour la suite des négociations. Cette option implique l'adjonction
d'un troisième protocole additionnel aux Conventions de Genève, qui devrait
instituer un nouvel emblème protecteur venant s'ajouter aux emblèmes existants
décrits dans la Première Convention de Genève. Ce nouvel emblème devrait
être conçu de manière à permettre aux Sociétés nationales qui l'utilisent
d'y insérer leur propre signe indicatif. Il faudra aussi amender en conséquence
les Statuts du Mouvement.
Ce projet devrait faire l'objet de consultations approfondies avec les
gouvernements et les Sociétés nationales et il conviendra, lors de son
élaboration, de tenir compte des suggestions formulées au cours du processus.
Il s'agira de prendre tout particulièrement en considération la nécessité
d'avoir des consultations avec les pays que la solution proposée toucherait
directement.
La rédaction devrait, dans un premier temps, être confiée au CICR et à
la Fédération internationale, qui travailleront en collaboration avec
le secrétariat de la Commission permanente. Les membres du Groupe de travail
conjoint seront tenus informés de l'avancement des travaux de façon qu'ils
puissent faire des suggestions et — point très important — apporter leur
soutien au processus de consultation dans leurs régions respectives. Un
document de travail va être distribué par le CICR pour faciliter cette
tâche.
Le résultat sera un document juridiquement valable, qui aura été négocié
le plus rapidement possible mais selon un calendrier tenant compte des
impératifs pratiques des gouvernements et des Sociétés nationales, ainsi
que des prescriptions juridiques applicables à la convocation d'une conférence
internationale.
Le Groupe de travail conjoint se réunira, s'il y a lieu, les 13 et 14
juin 2000 afin d'examiner les rapports sur la rédaction du projet de protocole
et sur les consultations menées, et de finaliser les recommandations qu'il
présentera à la Commission permanente.
Les participants à la réunion ont également pris note de l'offre généreuse
faite par les autorités helvétiques de contribuer à l'organisation de
la conférence diplomatique requise.
Je dirais, chers collègues, que ce résumé de ce que nous avons accompli
jusqu'ici reflète parfaitement notre détermination à mener à bien notre
tâche dans un délai compatible avec le mandat que nous avons reçu en 1999
du Conseil des Délégués et de la Conférence internationale.
J'attends avec intérêt la période de travail qui s'annonce car je ne doute
pas qu'elle démontrera clairement que notre Mouvement est prêt à aborder
ce nouveau millénaire dans une optique réellement universelle, en mobilisant
véritablement le pouvoir de l'humanité. Je forme l'espoir que notre travail
permette de rassembler à très court terme tous les peuples du plus grand
nombre de pays possible sous la bannière du Mouvement de la Croix-Rouge
et du Croissant-Rouge.
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