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Le 11 mai,
la Commission permanente de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a tenu
à Nice une session extraordinaire sous la présidence de la princesse Margriet
des Pays-Bas. A l'issue de la réunion, la présidente a déclaré que les
conditions semblaient pratiquement remplies pour que l'organisation israélienne
du Magen David Adom et la Société de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
du Kazakhstan soient admises comme membres à part entière du Mouvement
d'ici la fin de l'an 2000.
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Dans
cette perspective, la Commission permanente a décidé de convoquer la 28e
Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pour
le 14 novembre prochain. Les lettres d'invitation sont déjà en cours d'expédition.
Cette réunion, qui aura lieu à Genève, est indispensable pour amender
les statuts du Mouvement de manière à ce que le Comité international de
la Croix-Rouge (CICR) et la Fédération internationale des Sociétés de
la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge puissent reconnaître et admettre
les deux nouvelles Sociétés nationales.
La décision de la Commission permanente fait suite à de longues et complexes
négociations auxquelles ont été associés de nombreux gouvernements, Sociétés
nationales et consultants. Le processus avait été engagé par la Commission
elle-même en 1995. Au terme de la réunion de Nice, la princesse Margriet
a félicité les membres du Groupe de travail sur les emblèmes et sa présidente
Christina Magnuson pour avoir réussi à dégager un consensus sur cette
délicate question. Elle a également remercié le CICR et la Fédération
internationale pour leur contribution active à cet effort.
A compter de maintenant, le processus comptera deux étapes. Dans un premier
temps, il s'agira de réunir une conférence diplomatique dans le cadre
de laquelle les représentants des gouvernements seront invités à adopter
un nouveau Protocole additionnel aux Conventions de Genève établissant
un nouvel emblème protecteur en complément de la croix et du croissant
rouges. Ledit emblème devrait être conçu de manière à permettre aux Sociétés
nationales - y compris le Magen David Adom israélien et la Société de
la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du Kazakhstan - d'y adjoindre leurs
propres signes distinctifs. La seconde étape consistera à amender en conséquence
les statuts du Mouvement, lesquels conditionnent pour le moment la reconnaissance
des Sociétés nationales à l'utilisation de l'un ou l'autre des deux emblèmes
existants. Soulignons que le nouvel emblème n'a pas vocation à remplacer
ceux actuellement employés par les 176 Sociétés nationales officiellement
reconnues.
La présidente de la Commission permanente a noté que cette décision constituait
un pas décisif vers la solution d'un problème qui entrave depuis trop
longtemps l'adhésion pleine et entière de certaines organisations au Mouvement,
tout en ouvrant des perspectives positives pour l'avenir. De fait, l'adoption
d'un nouvel emblème pourra également faciliter le travail d'autres Sociétés
nationales, notamment lorsqu'elles s'efforcent de fournir assistance et
protection dans des territoires où leur propre emblème est mal perçu.
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