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Pour le meilleur et pour le pire

Les patients du Centre international de réadaptation post-traumatique d’Erevan, en Arménie, s’apprêtent à fêter un événement rare. Karineh Tovmasian, 23 ans, blessée lors du séisme de 1988 à Spitak et Hrach Stepanian, 24 ans, originaire d’Ani, victime d’un accident de voiture la même année, se marieront en novembre prochain. Les deux futurs époux, qui se sont connus pendant leur séjour au centre, spécialisé dans le traitement des lésions de la moelle épinière, comptent s’établir à Erevan.

Cette heureuse histoire illustre bien le rôle vital que joue le centre de réadaptation pour la santé non seulement physique, mais aussi psychologique des patients. Fondé par la Fédération, la Croix-Rouge arménienne et le Ministère arménien de la Santé au lendemain du terrible tremblement de terre qui, en décembre 1988, avait fait quelque 25000 morts et environ 30000 blessés, cet établissement était le premier du genre à voir le jour en ex-Union soviétique. Vingt-six Sociétés nationales et six gouvernements avaient contribué à son financement.

D’une capacité d’accueil de 110 patients, il pourvoit aujourd’hui aux besoins physiques, psychologiques et sociaux de victimes d’accidents du travail et de la circulation, ainsi que de civils et militaires blessés dans le récent conflit du Haut-Karabakh. Dans son département de réadaptation professionnelle, les patients peuvent apprendre divers métiers artisanaux tels que la gravure sur bois, la bijouterie, la cordonnerie et le tissage. La Société nationale recherche actuellement des fonds pour offrir de l’outillage à ceux qui quittent l’établissement. Cette aide leur permettra non seulement de s’assurer un revenu, mais aussi de jouer un rôle actif dans la société lorsqu’ils retourneront dans leurs foyers.

Jessica Barry


Respect de l’emblème

Campagne de sensibilisation en Jordanie

Cette année, à l’occasion de la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la Société nationale jordanienne a lancé une campagne visant à promouvoir le respect de l’emblème. Afin d’expliquer au public la signification du croissant rouge et de mettre un terme aux utilisations abusives, elle a notamment produit, en coopération avec le CICR, un film qui a été diffusé chaque jour pendant une semaine à la télévision. Elle a aussi distribué des affiches aux universités, aux associations d’étudiants et à ses propres comités ainsi qu’aux ministères et autres autorités et services gouvernementaux concernés. Ces derniers ont reçu en outre des lettres sollicitant leur contribution active à cet effort.

Enfin, le Croissant-Rouge a organisé divers séminaires consacrés au droit international humanitaire et à l’emblème. La campagne a été couronnée par une réception au Palais Royal, sous les auspices du prince Hassan et de la princesse Tharwat, vice-présidente d’honneur de la Société nationale.


Fonds pour le DIH

La Croix-Rouge islandaise va décerner des bourses pour l’étude des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Financée grâce à un fonds dédié à la mémoire de Sveinn Björnsson, qui fut le premier président de la Société nationale et président de la République d’Islande, cette initiative a été annoncée le 8 mai dernier à l’occasion de la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.


Disseminate or not disseminate?

En anglais, diffusion égale confusion

Lors d’un récent dîner, je donnai, comme toujours sans la moindre arrière-pensée, ma carte de visite professionnelle à un voisin de table. Un instant après, il explosait littéralement de rire. Quand il eut maîtrisé son hilarité, il m’expliqua, entre deux hoquets, qu’il avait tout d’abord lu: “Discrimination Officer”. Ayant déjà expérimenté ce genre de malentendu à maintes occasions, j’aurais dû me méfier.

Ainsi, mon propre frère reste persuadé que je travaille pour la Croix-Rouge dans le domaine de l’insémination. On comprendra sans peine que je n’aie pas osé demander à ma famille ce qu’elle pensait de mon “projet” à Jérusalem. Mon ordinateur lui-même fait preuve d’une évidente mauvaise volonté. Lorsque j’active le programme de vérification orthographique, il m’invite poliment, mais fermement, à choisir un autre terme que celui de “dissemination” pour qualifier mon activité. Comment lui faire entendre que les autorités compétentes à Genève y sont résolument opposées?

Néanmoins, cette confusion lexicale a son bon côté: elle stimule la discussion et les échanges d’idées. Un jour, j’expliquai une heure durant à une collègue en quoi consistait mon travail. Lorsque j’eus terminé, elle me pria aimablement, non sans m’avoir assuré qu’elle avait compris la nature du projet, de lui préciser le sens du fameux mot. “Est-ce que cela à voir avec la médecine?”, me demanda-t-elle. Au moins, elle a manifesté un certain courage, tant il est vrai que la plupart des gens répugnent à avouer leur ignorance, sans d’ailleurs se priver d’user très libéralement du terme.

Dans le monde entier, des réunions se tiennent jour après jour afin de développer des activités de “dissemination”, autrement dit, afin de promouvoir la connaissance et la compréhension du droit international humanitaire et de clarifier le rôle et la philosophie du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Pour ma part, je serais curieux de savoir combien de temps on consacre à expliquer la signification du mot.

Après une année à porter un titre lourd de non-sens pour trop de gens, je suis heureux de retourner à un monde normal, où ont cours des mots simples et sans ambiguïté. Pourtant, je sais que la vie y est plus banale et que personne ne manifestera plus d’intérêt vis-à-vis de mon activité, que n’entoure pas l’aura du mystère. Je sais aussi que je regretterai parfois mon existence dans le monde sibyllin de la diffusion — en langue anglaise!

Harri Saukkomaa
Producteur de films documentaires
en Finlande, Harri Saukkomaa a
travaillé comme délégué à la
diffusion pour le CICR
à Jérusalem, en
1994 et 1995.


Dialogue serbo-croate

Afin de contribuer à une plus grande stabilité dans la région de Srem-Baranja, le CICR a récemment lancé un projet visant à promouvoir le dialogue entre jeunes Croates et Serbes et à favoriser ainsi la compréhension et le respect mutuels. Dans chaque école primaire et secondaire de la région, des enseignants volontaires initieront leurs
élèves aux idées de la Croix-Rouge et les aideront à mettre sur pied des services d’assistance au profit de leur communauté. La diffusion à grande échelle des principes humanitaires devrait contribuer à tisser des liens entre les anciens antagonistes et les encourager à rechercher ensemble des solutions à leurs difficultés communes.


Le message humanitaire

Pour et par les jeunes

Enseigner les principes du droit international humanitaire dans une région aussi vaste que l’ex-Union soviétique n’est pas une mince affaire, mais le CICR a décidé de relever le défi. A cet effet, il va notamment produire et distribuer dans les établissements secon-daires de la Fédération de Russie 2,3 millions de manuels scolaires à message humanitaire. Des programmes similaires seront conduits en Géorgie, en Arménie, en Azerbaïdjan et au Tadjikistan.

Au terme d’études pilotes conduites en 1995 et 1996 dans 17 régions, le projet a reçu l’approbation du ministère de l’Education dans chacun des pays visés. L’idée consiste à amener des enfants de 11 et 12 ans à analyser les attitudes et réactions vis-à-vis de la violence dans des textes littéraires, ceux-ci permettant une sensibilisation émotionnelle au problème par le biais d’une culture commune.

Nino Gvaramadzé, assistant à la diffusion à Tbilissi, en Géorgie, a déjà pu constater l’intérêt des enfants pour cette question et pour l’approche adoptée. Quant à Alain Deletroz, qui coordonne le programme depuis Moscou, il se déclare très optimiste, même s’il faudra du temps pour mesurer le succès de l’entreprise.

En tout état de cause, ce programme est particulièrement adapté aux régions déchirées par des conflits, comme le souligne Nigina Sadykova, une ancienne professeur de français aujourd’hui assistante à la diffusion à Douchanbé (Tadjikistan). “Il est bon de pouvoir mettre son expé-rience au service d’une cause utile à son pays, souligne-t-elle. Lorsque je vois les enfants serrer précieusement leurs manuels, j’éprouve une véritable fierté.”

Lesley Botez


Petits projets, grands effets

Retour à la source pour une communauté haïtienne

Aussi loin qu’on se souvienne, Chanbren n’a jamais disposé de source d’eau potable. La petite communauté est située dans la Plaine du Cul-de-Sac, une région de 85 km2 où la Haitian-American Sugar Company avait créé il y a près d’un siècle de vastes plantations de cannes à sucre. Pour irriguer ses cultures, la compagnie avait foré des puits en différents points de la région. A Chanbren, toutefois, on n’avait pas trouvé d’eau et le site avait été abandonné. Selon Remiste Kernizan, 80 ans et doyen du village, l’eau aurait pourtant surgi plus tard sur un des anciens lieux de forage. Pour exploiter la source, les habitants avaient alors construit un réservoir en béton, mais l’eau avait été rapidement rendue impropre à la consommation par la poussière et par les excréments d’animaux. Depuis, les enfants de Chanbren devaient faire une heure de marche pour trouver de l’eau potable.

Lorsque Phamilus Millus, de la Croix-Rouge haïtienne, leur rendit visite en avril dernier, tous les habitants convinrent que ce problème était de loin le plus urgent pour eux. Comme vingt-deux autres volontaires de la Société nationale, Millus s’efforce d’aider des communautés vulnérables à améliorer leurs propres conditions d’existence.

Avec le soutien technique et financier de la Fédération et de la Croix-Rouge néerlandaise, les villageois drainèrent et nettoyèrent le vieux puits, puis l’entourèrent d’une clôture de protection. Lorsque l’eau fut à nouveau propre à la consommation, ils construisirent un réservoir d’une capacité de 19000 litres, qui fut raccordé à une nouvelle fontaine publique installée au centre du village. Le réservoir est rapidement devenu un lieu de rencontre privilégié pour les 1577 habitants de Chanbren, qui prévoient d’en agrémenter les abords en plantant des arbres.


Une star à la Croix-Rouge

Campagne pour le don du sang en Corée

Chi-ho Kim, une vedette de télévision sud-coréenne, s’est portée volontaire pour participer pendant une année à la campagne de promotion du don de sang de la Croix-Rouge. “J’ai été impressionnée par les activités réalisées par la Société nationale lors de différentes catastrophes et je suis heureuse de contribuer à ses efforts de collecte de sang”, a déclaré l’actrice. Touchée également par le dévouement des jeunes médecins d’un centre de la Croix-Rouge à Séoul, où elle s’était rendue pour des photos destinées à la campagne, Mademoiselle Kim a décidé de devenir elle-même une donneuse de sang régulière.


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