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Les racines de la sécurité

Les mangroves du Viet Nam stoppent les inondations

Les paysans de la province côtière de Thai Binh, dans le centre du Viet Nam, chérissent les palétuviers qui poussent le long des digues. Dans les bassins naturels formés par l’entrelacement de leurs racines, les crabes abondent. Leurs fleurs fournissent un aliment de choix aux abeilles, dont le miel procure un revenu complémentaire à la communauté. Et, surtout, les mangroves protègent la population locale contre les inondations.

Il y a maintenant trois ans que la Croix-Rouge du Viet Nam, avec le soutien de la Croix-Rouge danoise, a aidé les habitants de la région à planter les premiers palétuviers, dont les racines aériennes devaient contribuer à briser l’élan des vagues et à fixer le sol. L’été dernier, lors du passage du typhon Frankie, ces plantations ont sans doute évité le pire à la population. Dans ce pays où la prévention des inondations constitue une priorité, on ne s’étonnera pas que l’expansion des mangroves se poursuive
activement.


En prise avec son temps

La Croix-Rouge néo-zélandaise s’affiche

Il y a deux ans, la Croix-Rouge néo-zélandaise a mené une enquête visant à établir comment elle était perçue par le public. La plupart des personnes interrogées pensaient que les opérations de secours internationales constituaient la principale activité de l’organisation — une opinion bien éloignée de la réalité. Afin de faire mieux connaître ses autres services, la Société nationale a lancé une campagne d’information avec le concours de l’agence Saatchi and Saatchi. A partir de peintures murales, celle-ci a conçu des annonces au design résolument moderne, de manière à refléter l’engagement de la Croix-Rouge au sein de la société actuelle. En octobre 1995, cinq immenses fresques ont été peintes dans ce même esprit et intégrées dans une série d’affiches saisissantes. On en voit ici deux exemples.

Martin Robinson


Secours S.A.

Le business de l’assistance

Certaines ONG britanniques ont boycotté la manifestation WorldAid ’96 parce qu’elles ont jugé indécent que les souffrances humaines servent de toile de fond à des opérations commerciales. Pourtant, ce n’est pas la froide loi du business qui a régné en octobre dernier à Genève, lorsque les fournisseurs et autres partenaires commerciaux du marché de l’aide humanitaire se sont pour la première fois mêlés à la communauté de l’assistance, dans le cadre d’une foire-exposition et d’une conférence sur les secours d’urgence.

Cette manifestation sans précédent a réuni cinq jours durant plus de 250 entreprises et 45 organisations. Quelque 4000 visiteurs ont pu y découvrir de nouveaux produits et équipements dans les secteurs des communications, du transport, des abris, de l’aide médicale et alimentaire, et s’initier dans le même temps aux méthodes et critères d’intervention des organismes de secours.

Comme l’a souligné Odd Grann, secrétaire général de WorldAid: “Le moment est venu de réfléchir sérieusement au fonctionnement de l’aide humanitaire, non seulement pour des questions de rentabilité, mais aussi afin de sauver davantage encore de vies humaines.” D’ores et déjà, il est prévu de rééditer cette manifestation en 1998 et en l’an 2000.

Clarissa Starey


Hold-up et petits plats

Le combat d’une femme pour les retraités

À Dondotha, comme dans beaucoup de villages sud-africains, les retraités patientent souvent de longues heures pour recevoir leur pension au bureau de l’administration lo-cale. Débutant parfois dès 4 heures du matin, l’attente peut se prolonger toute la journée lorsque le convoi de fonds est retardé. Parmi les causes possibles de retard, les hold-up ne sont pas les plus rares. Dondotha est situé sur la côte septentrionale de la province du KwaZulu-Natal, dans laquelle plus de trois millions de rands (soit près de 700 000 dollars) de pensions de retraite ont été dérobés dans des attaques à main armée entre juin 1994 et janvier 1996.

“Je fais ce travail depuis un peu plus de trois ans et j’ai déjà été attaqué huit fois”, déclare Marco Furnarello, responsable de l’un des cinq convois de transport de fonds de la province. Equipé en permanence d’un gilet pare-balles, il emmène jour après jour sur les routes ses deux camions dotés des systèmes de sécurité les plus sophistiqués. “Nous modifions continuellement nos horaires et nos itinéraires, n’indiquant que les dates de nos livraisons. C’est pourquoi il arrive que les retraités doivent nous attendre pendant toute une journée.”

Membre très active de la communauté ru-rale de Dondotha, Matrina Bhengu habite juste à côté du bureau de distribution des pensions. Chaque matin, depuis bien longtemps, elle voyait se dérouler devant chez elle les longues files d’attente des retraités. Elle était présente ce funeste jour de l’été 1995 où trois vieillards moururent d’insolation. Souhaitant offrir une aide constructive, elle prit contact avec la Croix-Rouge sud-africaine à Empangeni, où on lui dispensa une formation aux premiers secours. Mais cela ne suffisait pas. Avec le concours de quelques amis, Matrina décida de créer un comité local de la Croix-Rouge dont chaque membre paierait une cotisation.

Grâce à ces fonds, elle a mis en place un service de repas dont bénéficient chaque mois une moyenne de 150 retraités. Ceux-ci sont invités à verser une modique somme qui ne couvre pas le prix du repas, mais préserve leur dignité. L’idée de Matrina a éveillé l’intérêt du bureau régional de la Croix-Rouge à Durban, où certaines personnes estiment que cette assistance devrait être étendue à tous les retraités du KwaZulu-Natal.

Michael Kleiner


L’art de la communication

L’année dernière, une série de cinq timbres Croix-Rouge a été mise en circulation au Kenya, les Postes et Télécommunications ayant décidé de saluer ainsi le travail accompli par la Société nationale au bénéfice des membres les plus vulnérables de la communauté. Outre l’emblème, cette émission illustre le programme de don du sang de la Croix-Rouge, ses campagnes d’immunisation, ses programmes d’assistance en faveur des réfugiés ainsi que l’engagement de la Croix-Rouge de la jeunesse dans la protection de l’environnement.

En 1996 également, les postes mexicaines ont émis un timbre au profit d’un fonds pour les secours d’urgence lors de catastrophes. Chaque année, le comité national de secours de la Croix-Rouge mexicaine monte en moyenne 70 opérations d’assistance en faveur des victimes de désastres. La vente du timbre apportera une précieuse contribution à ces efforts.


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