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Pourparlers nippo-coréens
Les 29 et 30 avril, les Sociétés nationales
de la Croix-Rouge du Japon et de la République démocratique
populaire de Corée ont discuté de problèmes
humanitaires communs. Les responsables japonais ont demandé
l'assistance de leurs homologues coréens pour tenter
d'élucider le sort de 11 citoyens japonais présumés
disparus en Corée du Nord. Lors d'une précédente
réunion, les Nord-Coréens s'étaient déjà
engagés à informer la Croix-Rouge du Japon dans
le cas où on retrouverait la trace de l'une ou l'autre
de ces personnes. Les deux parties ont convenu de poursuivre
leurs discussions à ce sujet dans le cadre de futures
réunions. De leur côté, les Nord-Coréens
ont évoqué différentes questions présentant
pour eux un intérêt particulier, notamment le
sort de concitoyens disparus avant et pendant la Seconde Guerre
mondiale, les victimes coréennes des bombes atomiques
et l'aide alimentaire bilatérale.
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Halte à la tuberculose
Le 24 mars, à l'occasion de la Journée mondiale
de la tuberculose organisée par l'OMS, le CICR a fait
le point sur cette maladie qui affecte de nombreux détenus
dans la région du Caucase, en particulier en Azerbaïdjan,
en Géorgie et en Arménie.
En coopération avec les ministères de la Justice
et de la Santé de ces trois pays de l'ex-URSS, l'institution
a mis sur pied dès 1995 un programme de lutte contre
la tuberculose dans les prisons. Intitulé DOTS (traitement
de brève durée sous surveillance directe), ce
programme inclut notamment la mise en place d'un hôpital
doté d'un personnel soignant bien formé, l'établissement
d'un laboratoire performant spécialisé dans
le diagnostic ainsi qu'une campagne d'éducation à
la santé ciblant les groupes à risques. En Géorgie,
il a permis de faire passer le taux de multipharmacorésistance
de 21,8% en 1998 à 8,6% aujourd'hui, et de parvenir
à un taux de guérison de 75%.
Pour plus de précisions, voir le site Internet du CICR
(http://www.icrc.org) et l'interview du Dr Philippe Creach,
responsable du programme en Géorgie.
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Exploitation sexuelle en Afrique de
l'Ouest
En février 2002, le Haut-Commissariat des Nations
unies pour les réfugiés (HCR) et Save the Children
UK ont publié un rapport concernant des allégations
d'exploitation et de violences sexuelles à l'encontre
de réfugiés mineurs au Liberia, en Guinée
et en Sierra Leone.
Des employés d'ONG internationales et locales ainsi
que des collaborateurs d'agences des Nations unies auraient
régulièrement abusé de jeunes filles
de moins de 18 ans en utilisant comme moyen de pression les
biens et services humanitaires destinés à l'assistance
aux réfugiés. La Fédération a
immédiatement réagi en prenant contact avec
les Sociétés nationales des trois pays concernés
afin de s'assurer qu'elles étaient informées
de la question et qu'elles prenaient les mesures appropriées.
Une enquête menée en Sierra Leone et en Guinée
a permis d'établir que le personnel Croix-Rouge n'était
sans doute pas impliqué dans les abus dénoncés.
Néanmoins, tout a été mis en uvre
en vue d'identifier et d'exclure les individus qui se seraient
éventuellement rendus coupables de tels agissements
et pour empêcher toute possibilité que des faits
similaires ne se reproduisent. Selon le Projet Redevabilité
humanitaire (HAP), une initiative interagences coordonnée
par la Fédération, les abus mis à jour
présentent une gravité inhabituelle, mais ils
ne constituent pas pour autant un fait nouveau. "Le rapport
publié par le HCR et Save the Children nous démontre
que les efforts engagés n'ont pas été
suffisants. Une protection et une prévention efficaces
exigent la remise en question de conceptions institutionnelles
et humanitaires profondément enracinées, y compris
de certaines valeurs fondamentales", déclare Agnes
Callamard, codirectrice du projet. "La redevabilité,
conclut-elle, doit devenir le principe cardinal régissant
toute l'action humanitaire."
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Le
peuple de l'ombre
La 6e Conférence européenne de la Croix-Rouge
et du Croissant-Rouge s'est conclue le 18 avril à Berlin
avec l'adoption d'une stratégie régionale sur
la migration et la santé qui vise à assister
des millions d'individus exclus de toute forme d'aide et de
justice sociales.
Le sort des migrants et des personnes affectées par
le VIH/sida et la tuberculose a été au cur
des débats de cette assemblée, qui a rassemblé
quelque 350 représentants d'une cinquantaine de Sociétés
nationales. Les participants ont adopté la "Charte
de Berlin" ainsi que deux plans d'action destinés
à aider les "citoyens de l'ombre" de l'Europe.
"La stigmatisation et la discrimination poussent ceux
qui en sont victimes à se réfugier dans les
zones d'ombre de la société", a déclaré,
le jour de la clôture de la conférence, Didier
Cherpitel, secrétaire général de la Fédération.
"Nous avons le devoir d'aider tous les migrants, malades,
toxicomanes, travailleurs sexuels et autres individus marginalisés
et exploités qui sont condamnés à vivre
dans l'exclusion."
La Charte de Berlin énonce une politique couvrant
divers problèmes liés à la migration
et à la santé, politique qui sera mise en uvre
par le biais de deux plans d'action spécifiques. Ceux-ci
incluent des mesures visant à garantir les droits fondamentaux
des individus - santé, nourriture, logement, vêtements,
eau - et à renforcer à leur profit les partenariats
à l'intérieur et à l'extérieur
du Mouvement.
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Les
défis du vieillissement de la population
"En Afrique, on dit que lorsqu'un vieillard meurt, c'est
une bibliothèque qui disparaît", a déclaré
Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU,
dans son discours d'ouverture de l'Assemblée mondiale
sur le vieillissement qui s'est tenue en avril à Madrid,
en présence de centaines de délégués
des Nations unies, d'organisations non gouvernementales et
de gouvernements.
Le secrétaire général, qui a fêté
son 64e anniversaire pendant la session, a noté que,
si le problème du vieillissement n'était pas
correctement traité, il en résulterait de graves
conséquences sociales et économiques. "Nous
devons trouver les moyens de mettre à profit l'expérience,
la créativité et le savoir des personnes âgées",
a-t-il souligné. Depuis la précédente
assemblée sur le vieillissement, qui remonte à
1982, la démographie a connu un profond bouleversement
à travers le monde entier. Prenant acte de l'évolution
enregistrée, les délégués réunis
à Madrid ont adopté un plan d'action pour tenter
de répondre aux énormes défis que présentent
le recul spectaculaire de la croissance démographique
dans les pays développés et le fléau
du VIH/sida, dont l'impact sur les personnes âgées
est dramatique.
"Nous devons associer les personnes âgées
à la recherche de solutions pour améliorer leurs
conditions d'existence", a pour sa part affirmé
Juan Manuel Suárez del Toro Rivero, président
de la Fédération internationale. S'exprimant
dans le cadre d'un forum d'ONG, le président a rendu
un vibrant hommage aux efforts déployés dans
le monde entier par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge.
"Je pourrais parler des heures durant des services offerts
par nos volontaires aux membres les plus âgés
de leurs communautés", a-t-il déclaré,
ajoutant que le vieillissement de la population réclame
la mobilisation de tout le Mouvement et de toutes les composantes
de la société.
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