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Le président du CICR en Chine
En décembre dernier, le président du CICR,
Jakob Kellenberger, a effectué une visite en Chine
où il s'est notamment entretenu avec le président
Jiang Zemin, par ailleurs président honoraire de la
Croix-Rouge chinoise. Il a surtout été question
de l'ouverture prochaine d'une délégation du
CICR à Beijing dans le but de promouvoir le droit humanitaire,
de développer la coopération avec la Société
nationale et de renforcer la diplomatie humanitaire. Dans
un premier temps, à la demande de la Croix-Rouge chinoise,
le CICR mettra sur pied un centre d'appareillage orthopédique
dans la province du Yunnan. "Nous comptons produire un
millier de prothèses par an avec trois expatriés
et douze employés locaux durant trois ans, puis remettre
le centre à la Société nationale",
déclare Jean-Marc Bornet, délégué
régional pour l'Asie du Sud-Est. À terme, environ
10 000 personnes mutilées en grande partie des
victimes civiles de la guerre sino-vietnamienne de 1979
devraient bénéficier de ce service.
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Guerre civile en Côte d'Ivoire
Près de six mois après le début des
troubles, la Côte d'Ivoire était toujours confrontée
à une situation de guerre civile. Les troupes rebelles
contrôlaient toute la moitié nord du pays, y
compris les villes de Bouaké (Mouvement patriotique
de Côte d'Ivoire) et de Man (Mouvement populaire ivoirien
du Grand Ouest, Justice et Paix). Dès le déclenchement
de la crise, des milliers d'habitants se sont déplacés
vers le sud pour fuir les combats. Et, depuis l'extension
du conflit à l'ouest du pays, vers la mi-novembre,
plus de 53 000 personnes auraient gagné le Liberia,
environ 3000 se seraient réfugiées en Guinée
et d'autres encore au Mali et au Burkina Faso.
Travaillant en étroite collaboration avec la Croix-Rouge
de Côte d'Ivoire, le CICR a immédiatement répondu
aux besoins de la population civile affectée en distribuant
une assistance alimentaire et matérielle dans les différents
centres d'accueil provisoire. Une aide médicale a également
été apportée à plusieurs structures
de santé dans diverses régions du pays. Ainsi,
à Bouaké, la Société nationale
a mis sur pied un système de clinique mobile afin que
les habitants des différents quartiers de la ville
bénéficient de soins médicaux.
Le CICR couvre l'essentiel des zones de combat, avec des
équipes à Bouaké, à Yamoussokro,
à Korhogo et à Man. Ses délégués
visitent les personnes incarcérées en raison
du conflit dans les lieux de détention sous contrôle
gouvernemental ou rebelle.
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La
Croix-Rouge à la télévision
Le CICR et la Croix-Rouge russe ont produit quatre spots
qui seront diffusés sur les chaînes de télévision
nationales et régionales en vue de promouvoir l'image
de la Société nationale en tant qu'acteur clé
de l'action humanitaire à travers le monde et dans
son pays. Ces films mettent en avant l'action de la Croix-Rouge
dans les zones de conflit et dans les régions affectées
par des catastrophes naturelles, ainsi que dans le domaine
de la santé publique. Ils illustrent notamment ses
activités en faveur des malades de la tuberculose,
ses distributions de secours, ses services de chirurgie de
guerre, ses opérations d'urgence au bénéfice
des victimes de cataclysmes et ses efforts de protection en
faveur des prisonniers de guerre. L'un d'eux est entièrement
consacré à l'article 3 commun aux quatre Conventions
de Genève, traitant des conflits de caractère
non international.
D'une durée de 15 secondes chacun, les spots ont été
réalisés en noir et blanc, seuls les symboles
de la croix et du croissant rouges apparaissant en couleur
afin de mettre en évidence la difficulté du
travail du Mouvement. Tous se concluent par le même
message simple et percutant: "Croix-Rouge Protection,
assistance, espoir". Les Sociétés nationales
qui souhaiteraient en obtenir des copies sont invitées
à prendre contact avec la délégation
du CICR à Moscou.
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Zoé ravage le Pacifique
Avec des vents atteignant 300 kilomètres par heure,
le cyclone Zoé est l'un des plus violents à
avoir jamais frappé la région Pacifique. Les
quelque 2000 habitants des îles Tikopia et Anuta, dans
l'archipel des Salomon, ont été particulièrement
éprouvés. Des vols de reconnaissance ont révélé
des dommages considérables aux habitations et aux cultures.
La Croix-Rouge des îles Salomon et la Fédération,
opérant par l'intermédiaire de sa délégation
régionale à Fidji, ont été en
première ligne des efforts d'assistance.
"C'est un miracle que personne n'ait été
tué", commente Jeong Park, du bureau de la Fédération
à Suva, la capitale des Fidji. "Néanmoins,
les dégâts sont tels qu'il faudra beaucoup de
temps aux sinistrés pour se relever de cette catastrophe."
La Société nationale a distribué des
vivres et des couvertures et organisé des hébergements
provisoires pour les sans-abri. Le CICR a pour sa part fourni
des ustensiles de cuisine, des semences et du matériel
de pêche. Une assistance a également été
offerte par les Sociétés de la Croix-Rouge japonaise,
australienne et néo-zélandaise. Une équipe
médicale et un volontaire Croix-Rouge se sont rendus
sur place afin d'évaluer les besoins et d'assurer des
soins de base aux blessés et aux malades.
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