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Destruction d'engins de mort
Au 1er mars 2003, 44 États parties à
la Convention d'Ottawa avaient entièrement détruit
leurs stocks de mines antipersonnel, soit près de 30
millions d'engins au total. Cette date butoir marquait le
quatrième anniversaire de la Convention sur l'interdiction
des mines antipersonnel, des armes qui tuent et mutilent aveuglément
et qui touchent en majorité des civils. À ce
jour, 131 pays ont ratifié le traité ou lui
ont donné leur adhésion.
Ces résultats représentent d'indéniables
succès, d'autant que la Convention a eu dans le même
intervalle des effets notables sur le terrain. En effet, le
nombre des nouvelles victimes de mines antipersonnel a baissé
dans des proportions importantes: jusqu'à 60 à
70 pour 100 dans certaines régions où le CICR
est présent. Ce quatrième anniversaire est l'occasion
pour l'institution de rappeler à la communauté
internationale les défis et échéances
à venir. Des ressources supplémentaires seront
nécessaires pour permettre aux autres États
Parties de détruire leurs stocks dans les délais
prévus, pour sécuriser d'ici 2009 la plupart
des régions encore infestées par des mines et
pour assurer à leurs victimes les soins et l'assistance
dont elles ont besoin. Il importe par ailleurs de poursuivre
les efforts en vue de parvenir à une adhésion
universelle à la Convention, seul moyen d'éliminer
définitivement la menace que font peser ces engins
de mort sur des civils innocents dans le monde entier.
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Le CICR en deuil
Ricardo
Munguía, , ingénieur en eau et habitat au
CICR, a été tué le 27 mars dans la province
d'Ourouzgan, au sud de l'Afghanistan. Accompagné de collègues
afghans, il était en route pour la ville de Tirin Kot
où il devait coordonner des travaux destinés à
améliorer l'approvisionnement local en eau. Leur convoi
a été stoppé par un groupe d'assaillants
non identifiés qui ont froidement assassiné le
délégué. Âgé de 39 ans, Ricardo
Munguía travaillait pour le CICR depuis 1999. Il avait
effectué des missions en Colombie, en République
du Congo et en Angola.
Le 8 avril, un autre délégué du CICR a
connu une mort violente. Vatche Arslanian, coordinateur de la
logistique, a été tué dans un tir croisé
alors qu'il raccompagnait un collègue local à
son domicile. Vatche faisait partie du noyau d'expatriés
qui avaient accepté de rester à Bagdad pendant
la guerre afin d'offrir une assistance aux victimes.
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Danger: mines!
Une
exposition intitulée "Les enfants contre les mines"
s'est ouverte le 2 avril à Grozny, la capitale
de la Tchétchénie. Elle présente une
sélection de 80 dessins réalisés par
plus de 1000 écoliers de Grozny, Goudermes, Tchali
et Urus-Martan dans le cadre d'un concours organisé
par le CICR en coopération avec le Centre de la jeunesse
et la section locale du ministère tchétchène
de la Culture.
Le concours s'inscrivait dans le cadre d'un programme de
sensibilisation aux dangers des mines lancé en 2000
dans le Nord-Caucase. Au titre de ce programme, le CICR a
déjà produit des spectacles de marionnettes
et des bandes dessinées, ainsi qu'un dessin animé
faisant intervenir un héros du folklore populaire local
du nom de Tcheerdig. Actuellement, les efforts de sensibilisation
aux dangers des mines sont principalement axés sur
les enfants de la république tchétchène
et du Daghestan voisin, où un nouveau spectacle de
marionnettes a été monté le mois dernier.
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Morts silencieuses dans une école incendiée
Le 10 avril au petit matin, le feu a ravagé
un pensionnat d'enfants sourds-muets à Makhatchkala,
la capitale de la République du Daghestan. Vingt-huit
enfants ont péri dans la tragédie et 113 autres
ont dû être hospitalisés en raison de brûlures,
parce qu'ils étaient en état de choc ou avaient
inhalé de la fumée. "En l'absence de cris
ou d'appels au secours, les voisins n'ont pas tout de suite
compris ce qui se passait", rapporte Muminat Nurmagomedova,
infirmière à la Croix-Rouge. Les premiers éléments
de l'enquête suggèrent que la tragédie
aurait été provoquée par un court-circuit.
Le bâtiment principal du pensionnat a été
entièrement détruit. La Croix-Rouge russe a
immédiatement lancé un appel afin d'assister
les enfants hospitalisés et leurs familles. Des jeunes
volontaires de la section Croix-Rouge du Daghestan ont donné
du sang pour les blessés et leurs collègues
de Moscou ont collecté 7000 roubles (environ 200 euros)
pour acheter des matelas anti-escarres et des bandages.
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De l'eau pour le Chaco
Lorsqu'on
arrive dans le Chaco paraguayen, après huit heures
de route à l'ouest de la capitale Asunción,
la désolation est partout. Selon Artemio Mejara, un
habitant de Campo Loa, la région subit sa pire sécheresse
depuis dix ans. "La situation est désespérée",
affirme le vieil homme. "Beaucoup d'entre nous sont trop
épuisés pour marcher." Cette catastrophe
s'accompagne inévitablement de graves conséquences
économiques. Récemment, le fils unique d'Artemio
a perdu son emploi d'ouvrier agricole.
À Boquerón, la sécheresse a eu un impact
particulièrement sévère sur l'agriculture,
au détriment de près de 5000 familles appartenant
à une cinquantaine de communautés indigènes.
Distributions de vivres et approvisionnement en eau constituent,
dans la région, les principaux éléments
de l'opération de la Fédération internationale.
Une cinquantaine de dispositifs de collecte et de stockage
de l'eau sont en cours de construction et des auxiliaires
de santé s'emploient à sensibiliser la population
aux méthodes de prévention de la diarrhée.
Avant l'arrivée des premiers secours alimentaires,
les habitants ont dû se résoudre à consommer
durant une semaine des racines de plantes sauvages. Les récoltes
ne s'annoncent guère réjouissantes, aucune précipitation
n'ayant été enregistrée alors qu'on est
déjà au milieu de la "saison des pluies".
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Toxicomanie: limiter les risques
Il
est de plus en plus urgent que les gouvernements prennent
des mesures concrètes et efficaces pour améliorer
le sort des consommateurs de drogues par injection, notamment
en facilitant l'accès aux programmes destinés
à réduire les risques liés à leurs
pratiques. Les politiques répressives ne font que transformer
la guerre contre la drogue en une guerre contre les toxicomanes.
Ce cri d'alarme a été lancé par les représentants
de la Fédération internationale et ses partenaires
dans le cadre d'un symposium organisé à l'occasion
de la 14e Conférence internationale sur la réduction
des risques liés à la toxicomanie qui s'est
tenue en avril à Chiang Mai, en Thaïlande. La
Fédération était l'un des coorganisateurs
de cette conférence, qui a rassemblé près
de 750 médecins, chercheurs, sociologues, thérapeutes
et autres spécialistes du sida et de la toxicomanie
venus du monde entier.
"L'évidence est là: les efforts de réduction
des risques donnent des résultats, contrairement aux
politiques axées sur la "diabolisation",
la stigmatisation, le harcèlement et l'incarcération
des toxicomanes", a souligné Bernard Gardiner,
chef du département de la lutte contre le VIH/sida
à la Fédération internationale. "Il
est urgent de mettre en uvre des programmes de soins
et de soutien à l'intention de tous ceux qui peuvent
et souhaitent lâcher la drogue ainsi que des stratégies
efficaces de réduction des risques pour éviter
des morts inutiles. Les comportements d'opprobre et de rejet
vis-à-vis des toxicomanes par injection, notamment
de ceux qui sont séropositifs au VIH, contribuent à
propager la pandémie du sida à travers le monde,
y compris parmi des groupes qui se considèrent comme
peu exposés."
La Fédération internationale accorde une attention
accrue aux efforts de réduction des risques liés
à la toxicomanie. Plusieurs Sociétés
nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont déjà
engagées dans des programmes d'échanges d'aiguilles
et de seringues.
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Mobilisation contre le SRAS
La Chine et la région administrative spéciale
de Hong Kong sont les plus durement touchées par
le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS),
ou pneumopathie atypique. Si la province chinoise de Guangdong,
lieu d'origine présumé du syndrome, a enregistré
la plus importante flambée de la maladie, le reste
du pays n'a pas été épargné. La
Croix-Rouge chinoise continue de suivre de près l'évolution
de la situation et se tient prête à épauler
le ministère de la Santé au cas où on
ferait appel à ses services.
À Hong Kong, la Croix-Rouge mène une campagne
de prévention plus spécialement axée
sur les membres les plus vulnérables de la communauté,
notamment les personnes âgées auxquelles les
volontaires apportent à domicile des articles d'hygiène.
Au total, il est prévu de distribuer quelque 100 000
assortiments contenant des produits de stérilisation,
des masques chirurgicaux et des directives sur la prévention
du SRAS. "Notre campagne a reçu un excellent accueil",
rapporte Wilson Wong, secrétaire général
adjoint de la Croix-Rouge de Hong Kong. "Elle contribue
à la fois à tranquilliser les esprits et à
promouvoir des comportements compassionnels parmi la communauté."
La Croix-Rouge a également distribué quelque
300 000 cartes destinées à informer la population
des précautions à prendre. Ces cartes peuvent
être restituées à la Croix-Rouge assorties
de messages de sympathie et de solidarité à
l'intention des malades et du personnel soignant.
D'autres pays ont été touchés en Asie
du Sud-Est, en Europe et en Amérique, en particulier
le Vietnam, Singapour et le Canada. À Singapour, la
Croix-Rouge a mobilisé des ambulances à la demande
du gouvernement afin de transporter à l'hôpital
les cas suspects. Au Canada, elle a distribué des fournitures
médicales à des foyers en quarantaine dans la
ville de Toronto et dans la région de York, situées
l'une et l'autre dans la province de l'Ontario, où
on a recensé le plus grand nombre de cas de SRAS.
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