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Marko Kokic /
©Fédération internationale

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Protéger
les Himba de Namibie
En marge du processus de la mondialisation,
les Himba, une petite communauté tribale d’éleveurs
vivant dans le nord-ouest de la Namibie, ont jusqu’ici
préservé l’essentiel de leur mode d’existence
traditionnel. Certaines de leurs coutumes, hélas, favorisent
la propagation du VIH/sida et menacent leur survie.
Les Himba pratiquent la polygamie. Les hommes d’un
certain âge, riches en bétail, prennent couramment
plusieurs femmes. L’activité sexuelle est très
précoce, les mariages sont arrangés et la plupart
des femmes tombent enceintes très jeunes. Elles souffrent
aussi du plus fort taux de mortalité maternelle du
pays.
Avec un financement de la Croix-Rouge américaine,
la section d’Opuwo de la Croix-Rouge de Namibie a lancé
en 2001 un projet de santé au sein de cette communauté
particulièrement vulnérable. “Nous leur
enseignons des notions de santé et les informons sur
la contraception, la régulation des naissances et les
maladies sexuellement transmissibles”, explique Reheza
Tyiraso, responsable du programme.
Récemment, les Himba ont commencé à
contracter des mariages avec des membres d’autres tribus
locales. Ce faisant, ils se sont exposés à la
contamination par le VIH. L’année dernière,
on a recensé sept cas de VIH/sida à Opuwo et
dans les environs. Plusieurs des personnes touchées
étaient des Himba.
Si quelques membres de la communauté semblent peu
à peu prendre la mesure du danger qui les menace, le
combat est loin d’être gagné. “Je
pense que les gens utiliseront des préservatifs s’ils
comprennent l’importance vitale de cette précaution”,
déclare Kautorona Muharukua, volontaire Croix-Rouge
et membre de la tribu Himba.
Quoi qu’il en soit, les Himba auront des choix douloureux
à faire: s’ils veulent empêcher la pandémie
de se propager au sein de leur communauté, ils devront
renoncer à certaines des pratiques et traditions auxquelles
ils sont si profondément attachés. |
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©Ursula Meissner / CICR
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Formation
des secouristes palestiniens
En septembre 2003, le CICR a organisé,
en collaboration avec le ministère de la Santé
et le Croissant-Rouge palestiniens, des sessions de formation
aux premiers secours à Ramallah, Gaza, Hébron,
Djénine et Bethléem. Au total, 360 personnes
ont participé à ces cours qui ont réuni
des ambulanciers, des infirmiers, des médecins et du
personnel travaillant dans les services d’urgence des
hôpitaux. Ils s’inscrivaient dans le cadre d’un
programme de formation lancé en 2001, programme qui
vise à améliorer la réponse aux appels
d’urgence dans le contexte actuel d’entraves aux
déplacements tant du personnel de santé que
des patients dans les territoires palestiniens. |
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©François Florin / Fondation Hirondelle
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Radio
Hirondelle
La Fondation Henry-Dunant a attribué
son prix 2003 à la Fondation Hirondelle en reconnaissance
de sa contribution exceptionnelle à la diffusion de
l’information dans les zones en guerre. Le prix de la
Fondation Henry-Dunant vise à récompenser des
personnes ou organisations œuvrant à la promotion
et au renouveau des idéaux du fondateur du Mouvement.
Sise à Genève, la Fondation Hirondelle se consacre
à la mise en place de médias indépendants
dans des pays déchirés par des conflits et dans
les pays en développement. Actuellement, elle administre
Radio Ndeke Luka en République centrafricaine, l’Agence
d’information du tribunal pénal international
d’Arusha ainsi que Radio Okapi en République
démocratique du Congo |
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©Fédération
internationale
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Première
journée mondiale des premiers secours
Le 13 septembre, une centaine de Sociétés
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge des cinq continents
ont célébré la première Journée
mondiale des premiers secours sous le thème: “Premiers
secours – Un geste d’humanité qui fait
la différence”. Les diverses manifestations organisées
pour la circonstance visaient à montrer comment de
simples techniques de secourisme peuvent contribuer à
sauver des vies et à rendre nos communautés
à la fois plus sûres et plus humaines.
Chacune des 179 Sociétés membres de la Fédération
internationale est engagée dans des programmes de premiers
secours. “Les premiers secours sont une marque de solidarité
et la solidarité va bien au-delà des seuls bons
sentiments”, note Markku Niskala, secrétaire
général par intérim de la Fédération
internationale. “La solidarité sauve des vies,
non pas uniquement dans les situations de catastrophe, mais
aussi au jour le jour, sur les lieux de travail, sur les routes,
sur les plages, à la maison. La solidarité est
un état d’esprit grâce auquel les gens
se protègent et s’entraident en dehors de toute
considération de race, de religion ou d’ethnie.
La solidarité est une manifestation concrète
de compassion et, dans certains cas, elle fait la différence
entre la vie et la mort.”
“Les premiers secours touchent tous les secteurs de
la population”, souligne le docteur Éric Bernes,
responsable des programmes de premiers secours au secrétariat
de la Fédération internationale à Genève.
“Chaque année, des dizaines de millions de personnes
bénéficient des soins offerts par les secouristes
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Chaque année,
des dizaines de millions d’individus sont initiés
aux méthodes et principes de base des premiers secours
– et au moins autant de vies sont ainsi sauvées.
Les premiers secours sont davantage qu’une technique:
ils sont un témoignage de générosité,
de sympathie, de chaleur humaine.”
Ce sont les citoyens ordinaires et les volontaires, le plus
souvent non professionnels, qui assurent dans la plupart des
cas des services de premiers secours lors d’accidents,
mais aussi dans les situations de crise liées à
des épidémies, des conflits et autres catastrophes.
La formation dispensée dans ce domaine par la Croix-Rouge
et le Croissant-Rouge contribue à leur donner la confiance
et le savoir-faire nécessaires pour agir efficacement
dans de telles circonstances. |
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©Thierry Gassmann / CICR
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Rapatriement
de prisonniers
Le 1er septembre, le CICR a rapatrié
243 prisonniers marocains relâchés par le Front
Polisario. Le groupe comprenait 13 officiers, dont un était
en captivité depuis 28 ans, et 14 civils. Les délégués
du CICR, parmi lesquels figuraient deux médecins, se
sont entretenus en privé avec chaque prisonnier afin
de s’assurer qu’il rentrait de sa propre volonté.
Transportés depuis Tindouf, en Algérie, à
bord d’un avion affrété par le CICR, les
prisonniers ont été remis aux autorités
marocaines à la base militaire d’Inezgane, près
d’Agadir.
Depuis janvier 2000, le CICR a rapatrié 946 prisonniers
marocains. Actuellement, 914 sont toujours en détention,
dont plus de la moitié depuis plus de 20 ans. En attendant
leur libération, le CICR continue de les visiter régulièrement
et de leur fournir une assistance médicale. Il assure
également des contacts entre les détenus et
leurs familles par le biais de messages Croix-Rouge, en livrant
aux prisonniers des colis et en visitant leurs familles au
Maroc. Eu égard à la détérioration
des conditions de santé des prisonniers encore détenus,
il a appelé à leur libération immédiate,
conformément aux dispositions du droit international
humanitaire. |
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Réunion
cruciale à Bangkok
Du 15 au 19 septembre 2003 s’est tenue
à Bangkok la cinquième réunion des États
parties à la Convention sur l’interdiction de
l’emploi, du stockage, de la production et du transfert
des mines antipersonnel et sur leur destruction (Traité
d’Ottawa). Cette réunion revêtait une importance
cruciale dans la perspective de la première Conférence
d’examen de la Convention qui doit avoir lieu à
la fin 2004. Elle a servi à donner l’impulsion
nécessaire pour que les gouvernements concernés
arrivent à ladite Conférence en étant
préparés à assurer l’application
pleine et entière des objectifs du Traité d’Ottawa
dans les années à venir.
L’adoption, il y a six ans, de la Convention interdisant
les mines antipersonnel avait suscité de formidables
espoirs parmi les communautés du monde entier affectées
par ce fléau. Depuis décembre 1997, beaucoup
de choses ont été accomplies. À ce jour,
136 États ont ratifié ou accepté la Convention,
le plus récent étant la Biélorussie,
dont le territoire est infesté par près de 4,5
millions de mines. Les États parties ont déjà
détruit plus de 30 millions de mines antipersonnel
en stock et des programmes de déminage sont en cours
dans la plupart des pays touchés. Plus important encore,
partout où les règles de la Convention sont
respectées, des vies et des moyens d’existence
sont préservés. Néanmoins, l’ambitieux
calendrier d’exécution de la Convention, qui
prévoit l’élimination complète
des mines dès 2009 pour de nombreux États, ainsi
que ses dispositions relatives à l’assistance
aux victimes, réclameront une volonté politique
soutenue et des ressources accrues dans les années
à venir. |
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