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La Croix-Rouge russe, lien vital
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Peu
de Sociétés nationales sont confrontées
à des défis aussi considérables que la
Croix-Rouge russe, qui s'efforce de répondre aux besoins
d'un pays en pleine mutation. |

Bela, 9 ans, est assise à côté
de caisses d’articles de secours de la Croix-Rouge
dans un camp de réfugiés à Karabulak,
en Ingouchie.
© REUTERS / ALEXANDER DEMIANCHUK, COURTESY www.alertnet.org
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TRAVERSÉE par onze fuseaux horaires, habitée
par 145 millions d’habitants appartenant à 200
groupes ethniques, la Russie est le plus vaste pays du monde.
Plus de dix ans après la dissolution de l’Union
soviétique, la Russie est sur la voie délicate
des réformes économiques. Au même moment,
plus de la moitié de la population russe vit avec moins
de quatre dollars par jour(1). La Russie
connaît le taux le plus élevé du monde
de cas de tuberculose (TB) et de résistance aux médicaments
anti-tuberculeux(2). Le VIH/sida atteint
des proportions quasiment épidémiques, alimenté
par une population de drogués par injections à
la hausse et par une discrimination fortement ancrée
à l’encontre des malades du SIDA. En outre, les
problèmes sociaux économiques de la Russie sont
aggravés par les catastrophes naturelles ainsi que
par des conflits et des migrations forcées.
Faire face à une multitude de problèmes sociaux
et de santé n'est pas une mince affaire, surtout lorsqu'il
faut lutter pour sa propre survie, comme c'est le cas de la
Croix-Rouge russe. Depuis le démantèlement de
l'Union soviétique en 1992, cette dernière a
néanmoins réussi à devenir une des plus
importantes institutions de la société civile
et à répondre à quelques-uns des besoins
les plus pressants de la population.
Malgré la crise, elle a également accompli
l'exploit de mobiliser à l'intérieur du pays
des fonds et autres ressources pour des activités très
diverses, allant des soins de santé pour les personnes
âgées à Moscou à des programmes
de réduction des risques en faveur de toxicomanes à
Irkoutsk, en Sibérie orientale. Aujourd'hui, la Croix-
Rouge russe consacre l'essentiel de ses efforts et de ses
ressources à des problèmes de santé publique
— en particulier, la tuberculose et le VIH/sida —
et à l'assistance aux migrants clandestins et autres
personnes déplacées. Mais, chaque jour, de nouveaux
besoins émergent. La Société nationale
intervient régulièrement lorsque des catastrophes
frappent telle ou telle région du pays et elle joue
un rôle de plus en plus crucial en faveur des victimes
des actes de violence comme à Beslan.
(1) UNDP Rapport sur le Développement
humain
(2) OMS, Résistance aux médicaments anti-tuberculeux
dans le monde, mars 2004
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Une terrible maladie
Au centre de détention de Seredka, dans la région
de Pskov, Igor (nom fictif) attend sa libération. Il
se réjouitde revoir son foyer et sa soeur dont il est
séparé depuis sept ans. Mais un nuage assombrit
la perspective de ces retrouvailles: durant son emprisonnement,
il a contracté la tuberculose, et il va amener avec
lui cette redoutable maladie au sein de la communauté.
C'est pourquoi le psychologue local de la Croix-Rouge lui
a rendu visite, afin de le conseiller et de l'encourager à
poursuivre à l'extérieur le traitement entrepris
en prison, de manière à protéger sa famille
et son entourage contre une éventuelle contagion. En
Russie, la tuberculose est une véritable catastrophe
nationale. Chaque année, elle provoque la mort prématurée
de près de 30 000 personnes. En 2003, on recensait
83,2 cas pour 100 000 habitants, soit un des taux les plus
élevés au monde, et la prévalence de
la maladie dans les prisons était 40 fois supérieure
à la moyenne.
Complétant les programmes gouvernementaux, la Croix-Rouge
russe, avec le soutien de la Fédération internationale,
joue un rôle de premier plan dans la lutte contre la
tuberculose, en s'attachant plus particulièrement à
promouvoir l'application rigoureuse des traitements dans les
prisons et à domicile. Afin d'optimiser les résultats,
elle offre des incitations aux patients sous la forme d'aides
sociales et de conseils juridiques et psychologiques. Le programme
comporte également des éléments d'information
et d'éducation, de formation au soutien psychologique
ainsi que la fourniture d'équipements aux cliniques
spécialisées.
"Ce qui rend ce programme unique, c'est son élément
humain", estime Zlatko Kovac, coordinateur de la Fédération
internationale pour la lutte contre la tuberculose en Russie.
"Les malades sont souvent des individus socialement défavorisés
et rejetés par la communauté. Les infirmières
de la Croix-Rouge leur apportent non seulement des médicaments
et des conseils, mais aussi un précieux réconfort."
Kovac se réfère au fameux programme des infirmières
visiteuses, l'un des plus souples et des plus complets de
l'organisation dans le domaine de la santé et de l'aide
à domicile. Ces infirmières assurent un lien
vital entre les patients et leurs familles et les médecins
des hôpitaux et des polycliniques. Entre 1999 et 2003,
elles ont assisté quelque 72 000 personnes, dont 17
000 patients qui étaient placés sous leur contrôle
direct afin de garantir la continuité du traitement
contre la tuberculose. En menant à bien ce programme,
la Croix-Rouge russe travaille main dans la main avec les
services de santé et contribue de ce fait à
abaisser le taux d’infection et de résistance
aux médicaments parmi la communauté. |
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Une employée d’un centre
de lutte contre le sida distribue des préservatifs
à des jeunes à
St-Petersbourg
©REUTERS / ALEXANDER DEMIANCHUK, COURTESY www.alertnet.org
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La santé publique en Russie
Croix-Rouge, Croissant-Rouge a demandé à la
Banque mondiale d’exprimer son point de vue sur la situation
et le financement du système de santé publique
en Russie.
LA RUSSIE est aujourd’hui confrontée à
un triple défi en matière de santé. Premièrement,
un profond fossé la sépare dans ce domaine de
ses voisins d’Europe occidentale, au regard tant des
maladies non transmissibles que des accidents ou des pandémies
comme celle du VIH/sida. Le taux de mortalité parmi
les adultes illustre clairement l’ampleur du problème.
En effet, si le taux actuel devait se maintenir, environ 43
pour 100 des hommes âgés aujourd’hui de
15 ans décéderaient avant d’avoir atteint
60 ans, contre 23 pour 100 seulement en Pologne, par exemple.
Il existe en outre des écarts considérables
parmi les différents groupes sociaux, économiques
et géographiques du pays, en termes de financement,
d’accès aux services et de performance du système
de santé. Deuxièmement, à l’instar
de nombreux autres pays, la Russie doit répondre à
une demande croissante de services de santé avec des
ressources très limitées, dont elle fait au
demeurant un usage très inefficace. Le financement
de la santé en Russie est très fragmenté
et beaucoup plus décentralisé que dans la plupart
des pays à revenus moyens ou élevés —
plus de 85 pour 100 des fonds du secteur public sont collectés
et redistribués au niveau régional, et les sources
de financement sont aussi multiples que diverses. Troisièmement,
dans ses efforts de lutte contre les maladies et de rationalisation
des services de santé, la Russie est sérieusement
entravée par des pratiques héritées de
l’ère soviétique.
Pistes d'avenir
Les principales conclusions et recommandations de la Banque
mondiale concernant le système de santé publique
russe sont de trois ordres: Premièrement l’état
de santé général de la population doit
être amélioré. Pour atteindre cet objectif,
il importe de mettre l’accent sur la prévention
auprès des ménages et des patients ambulatoires
et hospitalisés.
En second lieu il faut restructurer l’ensemble du système
en fonction des besoins de la population, notamment en développant
les services de soins ambulatoires, en résorbant les
inégalités d’accès aux services
et en améliorant leur qualité. Les faiblesses
en matière de gouvernance et de gestion pourraient
être réduites en finançant les services
sur la base des besoins, en subordonnant l’attribution
des fonctions à des critères de performance,
en améliorant les systèmes de formation du personnel,
en renforçant les mécanismes d’évaluation
indépendante des prestataires et des technologies,
et en encourageant la recherche opérationnelle. L’utilisation
de directives en matière de pratique clinique, l’amélioration
des équipements et le suivi des performances contribueraient
utilement à améliorer la qualité des
soins. Enfin, troisièmement, la Banque mondiale a identifié
une série de réformes à développer
dans le domaine du financement de la santé.
Au cours des trois dernières années, les engagements
de la Banque mondiale n'ont cessé de croître
en Russie dans le secteur de la santé. Diverses activités
non assorties de prêts sont actuellement menées.
Dans le cadre de ce programme, on a développé
un modèle destiné à simuler l’impact
économique potentiel du VIH/sida sur le produit intérieur
brut durant les deux prochaines décennies. Les résultats
indiquent que le nombre cumulé des personnes séropositives
pourrait atteindre au moins 2,3 millions d’ici 2010,
ce qui pourrait faire baisser le PIB de 10 pour 100 d’ici
2020.
Deux grandes opérations sont en cours et une troisième
est en phase de négociation. La première est
un projet de lutte contre la tuberculose et le sida. Ce projet,
qui a démarré en décembre 2003, vise
à soutenir la mise en oeuvre de nouvelles approches
élaborées par les autorités russes. L’accent
est mis simultanément sur la surveillance épidémiologique,
le dépistage et le traitement. La composante VIH/sida
comprend également des campagnes d’information
publiques et un renforcement des services de laboratoire,
ce dernier élément ayant pour objet de faciliter
le suivi des traitements antirétroviraux et d’améliorer
la sécurité sanguine. La seconde est un projet
de réforme du système de santé visant
à mettre en place un nouveau modèle d'administration
des soins au plan national. La Banque mondiale envisage également
d'améliorer l'accès aux aux traitements antirétroviraux
Il existe aussi différents domaines d’intérêt
commun qui méritent d’être approfondis
dans l’optique d’une éventuelle collaboration
entre la Banque mondiale et la Fédération internationale,
notamment dans le domaine de l’assistance aux handicapés.
La Banque mondiale est également très intéressée
par le travail d’évaluation des risques de catastrophes
naturelles et d’accidents technologiques entrepris par
la Fédération internationale.
Cet article a été rédigé
en liaison avec le bureau de la Banque mondiale à
Moscou. |
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Dans la prison de Kemerovo en Sibérie,
des détenus russes souffrant de tuberculose prennent
leurs médicaments.
©REUTERS / ANDREI RUDAKOV, COURTESY www.alertnet.org
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Crise
imminente
Alors qu’aujourd’hui la tuberculose est le problème
de santé publique le plus grave, l’épidémie
de VIH/sida ne fait que commencer en Russie. Lars O. Kallings,
envoyé spécial du Secrétaire général
des Nations Unies pour le VIH/sida en Europe de l’Est
montre pourquoi ce fléau devrait être maintenant
au centre des préoccupations de la Russie en matière
de santé publique. «Je vais vous expliquer clairement
pourquoi je pense que le VIH/sida doit être le souci
dominant de la Fédération de Russie : parce
que l’épidémie s’étend rapidement,
parce qu’elle menace surtout les jeunes et parce qu’il
est encore temps de la maîtriser avant qu’elle
cause des ravages terribles en Fédération de
Russie dans le futur.»
Le VIH/sida est d’abord apparu dans le pays chez les
toxicomanes qui échangent leurs seringues. Bien que
l’on ignore l’ampleur de sa propagation par relations
sexuelles parmi la population dans son ensemble, les statistiques
montrent que l’épidémie prend des proportions
inquiétantes. D’après l’ONUSIDA,
quelque 85 pour cent des personnes vivant avec le VIH en Fédération
de Russie sont âgés de moins de 30 ans —
deux tiers ont moins de vingt-cinq ans et vingt pour cent
du total sont encore adolescents. Une étude de la Banque
mondiale prévoit qu’en 2020, dix pour cent d’une
population déjà décroissante pourrait
être infectée par le virus.
Le développement économique risque aussi de
se voir entravé. Les prévisions de la Banque
mondiale et du Centre pour le sida de la Fédération
de Russie montrent que le produit intérieur brut aura
baissé de quatre pour cent à cause du sida en
2010 et de 10.5 pour cent en 2020 si des mesures de prévention
plus efficaces ne sont pas prises.
Tous les jours, le personnel et les volontaires de la Croix-Rouge
russe sont confrontés à la propagation de l’épidémie
lors de leur travail dans les prisons, ainsi qu’avec
les migrants et autres groupes vulnérables. Jusqu’à
ce jour, une attitude conservatrice au sein de la Société
nationale a empêché celle-ci de faire face aux
nouvelles crises. En conséquence, certaines sections
régionales ont pris l’initiative de mettre sur
pied des programmes de réduction des dommages et d’éducation
par les pairs. Cependant, il est prévu de développer
les programmes existants et d’en créer de nouveaux
afin de remédier à la crise. |
Le
CICR en Russie
Le CICR est présent en Fédération de
Russie depuis 1992. A travers sa délégation
régionale à Moscou, il conduit un large éventail
d'activités visant à incorporer les traités
du droit international humanitaire (DIH) dans la législation
nationale et à en promouvoir les principes parmi les
forces armées et de sécurité, les étudiants
des universités et des écoles secondaires, ainsi
qu'au sein de la société civile. Dans le Caucase
septentrional, l'organisation mène une opération
humanitaire de grande envergure incluant des programmes de
protection, d'assistance et de promotion du DIH. En dépit
d'énormes problèmes de sécurité,
elle fournit notamment une aide matérielle aux habitants
les plus vulnérables de la Tchétchénie
et aux personnes déplacées en Ingouchie et au
Daghestan. Le CICR soutient par ailleurs des efforts de réhabilitation
d'éléments d'infrastructure comme les réseaux
d'adduction d'eau et d'égout. Dans le domaine médical,
il assure un appui à douze hôpitaux de la région,
ainsi qu'au centre de transfusion, aux laboratoires cliniques
et à l'atelier d'orthopédie de Grozny. Il s'efforce
aussi de visiter les personnes détenues en relation
avec le conflit en Tchétchénie et et conduit
des programmes de sensibilisation au danger des mines et autre
engins non explosés. |
Migrations
Désespoir, incapacité à faire face aux
problèmes sociaux: voilà le pain quotidien du
programme pour les migrants de la Croix-Rouge russe.
"Depuis 1997, la Croix-Rouge russe a quant à
elle acquis une solide expérience dans ce domaine.
Notre réseau de centres de consultation et de conseil,
nos camps d'été pour les enfants et nos permanences
dans les gares ferroviaires sont d'un précieux secours
pour les populations en déplacement et contribuent
à promouvoir la tolérance à leur égard"
note Alla Yastrebova, conseillère juridique à
la Société nationale.
Depuis 1999, la Croix-Rouge russe mène à bien
un programme dans la région d’Orenbourg qui fait
frontière avec le Kazakhstan. Cette région,
l’une des plus grande de la Fédération
de Russie, est un important centre commercial au carrefour
de l’Europe et de l’Asie. Ici, les routes venant
des républiques d’Asie centrale, de la Sibérie
et de l’Extrême-Orient russe croisent celles de
Moscou et d’Ukraine. Seize trains de voyageurs transportent
tous les jours 110 000 passagers à travers la ville.
Environ 86 pour cent des migrants qui viennent des ex-républiques
soviétiques sont originaires d’Asie centrale.
Quelque 300 000 personnes — la population d’une
ville de taille moyenne — se sont installées
dans la région d’Orenbourg depuis le début
du programme. Il s’agit de la troisième communauté
de migrants après celles d’Ingouchie et d’Ossétie,
républiques voisines de la Tchétchénie.
Au cours des trois dernières années, environ
23 000 personnes à Orenbourg ont bénéficié
de consultations juridiques gratuites et de soutien socio
psychologique de la part de la Croix-Rouge.
Des conditions défavorables en matière de climat,
d’écologie ainsi que des conflits internes poussent
des familles entières à s’en aller contre
leur volonté. Mais comment ces gens peuvent-ils prouver
qu’ils sont personnellement persécutés,
une condition sine qua non pour obtenir un statut légal?
Les juristes de la Croix-Rouge les aident à formuler
correctement les raisons de leur déplacement. Contrairement
aux organismes d’État, la Croix-Rouge ne fait
pas de distinction entre des réfugiés, des personnes
forcées à migrer et des migrants involontaires
non enregistrés. «Obtenir la nationalité
russe est le problème le plus difficile à résoudre»,
affirme Vladimir Kessler, conseiller juridique au centre d’accueil
de la Croix-Rouge à Orenbourg. «Ensuite, il faut
trouver des solutions pour le logement.»
Quelque 3 000 migrants forcés sont sur la liste d’attente
pour obtenir un logement dans la seule région d’Orenbourg.
«Nous aidons ces personnes à s’habituer
à leur nouvel environnement et à remplir les
formulaires destinés aux organismes pertinents. Plutôt
que de lutter en vain contre la machine étatique, nous
leur expliquons comment traiter avec elle de façon
correcte et légale, évitant ainsi le stress
et la frustration», ajoute Vladimir. Dans le monde des
migrants, la Croix-Rouge, grâce à ses conseils
gratuits et indépendants, représente un îlot
de conscience et de bonne volonté. D’après
Alexey Spitsin, chef du Service fédéral des
migrations à Orenbourg, il y a une grande contradiction
entre le nombre de migrants enregistrés (84 000) et
le nombre de migrants vivant dans la région (300 000).
«Je dois admettre, confesse-til, qu’en tant qu’État,
nous ne sommes pas capables de résoudre tous leurs
problèmes. » En avril 2003, les autorités
russes ont affirmé qu’il y avait 472 300 migrants
forcés et réfugiés enregistrés
en Fédération de Russie. Environ 43 pour cent
venaient du Kazakhstan, 13 pour cent d’Ouzbékistan
et 10 pour cent du Tadjikistan. Quelque 17 pour cent étaient
des migrants forcés à l’intérieur
de la Russie.
La Croix-Rouge russe est bien décidée à
continuer à aider les migrants et cherchera de nouveaux
fonds auprès de donateurs extérieurs. Cette
année, le programme au Caucase du Nord est financé
par le Comité international de la Croix-Rouge. Les
programmes dans les régions de Kemerovo, Nizhni, Novgorod,
Orenbourg et Smolensk, ainsi que ceux des chemins de fer de
Sibérie occidentale sont financés, par le biais
de la Fédération internationale, principalement
par les Sociétés de la Croix-Rouge de Suède
et du Danemark. |
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Programmes de la Fédération internationale
La Fédération internationale soutient également
la Croix-Rouge russe par le biais de
programmes administrés ou financés par sa délégation.
En voici quelques exemples:
• fourniture d'équipements médicaux et
d'articles de première nécessité dans
le cadre de
catastrophes et d'épidémies;
• distributions alimentaires durant des périodes
de températures extrêmes et autres
conditions climatiques adverses et dans des régions
isolées;
• soutien financier à des centres offrant une
aide juridique et sociale aux migrants et à des
camps de vacances pour enfants déplacés;
• soutien psychologique à la suite de catastrophes
et d'attentats terroristes;
• formation des cadres du siège et des sections
régionales au développement des ressources
et à la gestion financière;
• soutien technique et financier au programme d'éducation
mutuelle sur le VIH/sida;
• soutien technique et financier au programme de lutte
contre la tuberculose;
• soutien à des micro-projets locaux de développement. |
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Solidarité
internationale
La solidarité du Mouvement envers la Croix-Rouge russe
est manifeste. Une dizaine de Sociétés nationales
sont ainsi engagées dans des programmes bilatéraux
allant de la lutte contre le VIH/sida à la distribution
de nourriture aux victimes de vagues de froid. Si ce soutien
extérieur demeure vital, la Société nationale
ressort cependant renforcée et plus respectée
que jamais d'une difficile décennie de transition,
ce qui est de bon augure pour les années à venir.
«La Croix-Rouge russe a toujours été
présente dans toutes les crises qui ont frappé
le pays, qu'elles soient naturelles, sanitaires ou sociales
— et nous entendons bien faire en sorte que cela continue!»,
conclut Tatiana Nikolaenko, présidente de la Société
nationale.
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Margarita Plotnikova
Déléguée information de la Fédération
internationale en Russie
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