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Le CICR frappé en Irak
Le 13 janvier, la difficile mission du CICR
en Irak a subi un terrible revers avec le meurtre d’un
de ses employés locaux. L’institution n’a
pas encore décidé en quelle manière cette
tragédie affecterait éventuellement son travail
dans le pays, où elle opérait déjà
dans des conditions de sécurité extrêmement
strictes, sa délégation et ses expatriés
étant basés en Jordanie. En dépit de
ces contraintes et d’un climat de violence permanente,
le CICR a poursuivi ses activités en Irak tout au long
de 2004. L’année dernière, ses délégués
ont visité plus de 3200 personnes détenues par
les forces multinationales et par les autorités irakiennes
dans le centre et le sud du pays, permettant ainsi l’échange
de plus de 23 600 messages Croix-Rouge avec les familles.
Ils ont également procuré des médicaments
et autres fournitures à certains des hôpitaux
où étaient traités les blessés
victimes des hostilités, et mené à terme
la rénovation de dix hôpitaux et treize centres
de soins.
En étroite coopération avec le Croissant-Rouge
de l’Irak, le CICR a aussi distribué des vivres
et autres secours à des milliers d’habitants
de Falloudja, de Najaf et d’autres villes qui avaient
fui leurs foyers en raison des combat, et approvisionné
quotidiennement en eau potable des quartiers de Bagdad et
des hôpitaux de Bassorah. |

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Dix ans à l’école
Depuis la rentrée scolaire 1994-1995,
le CICR conduit dans les pays de la Communauté des
États indépendants des programmes éducatifs
d’initiation au droit international humanitaire (DIH).
Progressivement intégrés dans l’enseignement
de diverses disciplines, comme la littérature ou les
sciences humaines, ces programmes ont fait entrer Henry Dunant,
l’histoire du mouvement, l’emblème et les
principes de base du DIH dans le cursus des écoliers
et collégiens arméniens, azerbaïdjanais,
kirghizes, russes, géorgiens, ouzbékistanais,
tadjiks et ukrainiens.
Chaque programme est adapté à l’environnement
culturel et linguistique particulier des élèves
et s’emploie à promouvoir, via une méthodologie
interactive, les comportements universels de tolérance
et d’humanisme. Dans la région de Tchéliabinsk,
par exemple, le programme, mené conjointement par le
CICR, la Croix-Rouge russe et le ministère de l’Éducation,
s’étale sur quatre années d’étude
des littératures russe et étrangères
et sur trois ans d’étude des sciences humaines.
La dernière rentrée scolaire a été
marquée par une exposition de dessins d’écoliers
illustrant des situations de conflits armés au musée
Pouchkine de Moscou. En Russie, le projet est en plein essor.
Depuis sa création il y a dix ans, plus de huit millions
de manuels et de guide pédagogiques ont été
édités. |

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Campagne de santé publique sans précédent
au Togo
La Croix-Rouge togolaise, par l’intermédiaire
de ses 7400 volontaires, a joué un rôle clé
dans une campagne de santé intégrée qui
visait à prémunir les 900 000 enfants de moins
de cinq ans du pays contre quatre maladies dangereuses. Opérant
dans douze districts, les volontaires ont effectué
des visites à domicile et conduit des activités
de mobilisation sociale afin de sensibiliser la population
à l’importance de la prévention et de
l’informer des lieux de vaccination et de distribution.
Le jour de la vaccination, les employés du ministère
de la Santé ont administré à chaque enfant
un vaccin oral contre la poliomyélite, un vermifuge
et une injection contre la rougeole. En outre, chaque enfant
a reçu une moustiquaire traitée à l’insecticide.
Jamais auparavant on n’avait combiné ainsi plusieurs
interventions de santé à une aussi grande échelle.
La distribution de moustiquaires en si grand nombre, en particulier,
est sans précédent. Grâce à cette
initiative, tous les enfants de moins de cinq ans devraient
désormais être protégés efficacement
contre le paludisme, qui tue chaque année près
d’un million d’enfants en Afrique subsaharienne
et coûte quelque 12 milliards de dollars en traitements.
Dans des pays dont les services de santé sont confrontés
à d’énormes difficultés, cette
maladie représente un fardeau extrêmement lourd.
Au Togo, elle est à l’origine d’environ
60 pour 100 des hospitalisations et plus de 80 pour 100 des
cas sont des enfants en bas âge.
Grâce à cette campagne, les services de pédiatrie
devraient à l’avenir être nettement moins
accaparés par les cas de paludisme et de rougeole et
pouvoir ainsi se consacrer plus activement à la lutte
contre d’autres grands problèmes de santé
publique, notamment la tuberculose et le VIH/sida. Au cours
des cinq prochains mois, les volontaires de la Croix-Rouge
procéderont à une enquête approfondie
sur les résultats de la campagne, visitant régulièrement
chaque foyer pour s’assurer, en particulier, que les
moustiquaires sont bien utilisées. Ils s’efforceront
également d’organiser les vaccinations nécessaires
et d’obtenir des moustiquaires supplémentaires
pour les familles comptant un nouveau membre à risque
– femme enceinte, nouveau-né – et pour
les familles de migrants arrivées dans l’intervalle.
L’année prochaine, des campagnes similaires
devraient être mises sur pied en Guinée équatoriale,
au Niger et dans des régions du sud du Tchad exposées
au paludisme. |

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