|
|
 |
 |
 |
 |
|
|
 |
|
|
|
Déplacements en Colombie
La recrudescence des affrontements dans
la région de Cauca, dans le sud-ouest de la Colombie,
a forcé quelque 1600 indigènes à fuir
leur foyer en janvier 2006. Ces personnes séjournent
actuellement dans trois lieux différents. Après
avoir évalué la situation, le CICR et la Croix-Rouge
colombienne ont entamé la distribution de 14 tonnes
de vivres, de 240 matelas et couvertures, de draps, d’articles
d’hygiène et d’ustensiles de cuisine.
Au retour d’une récente visite dans le pays,
qui lui a permis de rencontrer les parties au conflit, le
directeur des opérations du CICR, Pierre Kraehenbuehl,
a déclaré lors d’une conférence
de presse que l’un des aspects les plus préoccupants
de la violence en Colombie demeurait le nombre de personnes
déplacées en raison du conflit. Il a précisé
que le nombre de personnes contraintes à fuir en janvier
2006 était plus élevé qu’au cours
de la même période il y a un an. Selon les services
officiels, les déplacés seraient 1,8 million,
mais d’autres sources citent des chiffres plus élevés.
Le CICR envisage d’apporter cette année une assistance
à un maximum de 45 000 personnes déplacées,
sous forme de vivres, d’abris et de soins médicaux
, mais il est disposé à renforcer cet effort
en cas de nécessité. |

©Boris Heger / CICR
|
|
Rentrer Rentrer
chez soi
Le 18 janvier, un prisonnier de guerre arménien
qui était détenu en Azerbaïdjan a été
rapatrié sous les auspices du CICR. Cette opération
a eu lieu sur la route reliant la ville azerbaïdjanaise
de Gazakh à la ville arménienne de Ljevan.
Le CICR, agissant en tant qu’intermédiaire neutre
et conformément à son mandat, a facilité
le rapatriement du prisonnier libéré, à
la demande des autorités azerbaïdjanaises et arméniennes.
Des délégués du CICR avaient rencontré
le militaire avant l’opération afin de s’assurer
qu’il rentrait chez lui de son plein gré.
Depuis le début de ses activités liées
au conflit dans le Haut-Karabakh, en 1992, le CICR a contribué
au rapatriement ou au transfert de 655 personnes; il continuera
à l’avenir à soutenir toute opération
de ce type. |
|
|
Disparus en Bosnie-Herzégovine
Le 7 janvier 2006, le CICR a publié
la septième édition du livre des personnes disparues
en Bosnie-Herzégovine (Book of Missing Persons on the
Territory of Bosnia and Herzegovina), dans le cadre de son
action contre l’un des problèmes les plus graves
du pays sur le plan humanitaire. La dernière édition
de ce livre paru pour la première fois en 1996 contient
le nom de 15 275 personnes dont on est toujours sans nouvelles.
Le livre témoigne de la douleur de milliers de familles
de Bosnie-Herzégovine qui, dix ans après la
fi n de la guerre, attendent toujours des nouvelles de leurs
proches.
Le livre répertorie les noms des disparus par ordre
alphabétique et d’après le lieu de la
disparition. Il comporte, d’une part, la liste des personnes
sur lesquelles aucun renseignement n’a été
recueilli depuis que leur famille a déclaré
leur disparition et, d’autre part, celle des personnes
dont le décès a été notifié
au CICR mais dont les restes n’ont pas encore été
retrouvés. Il peut être consulté par chacun
dans les bureaux du CICR et de la Société de
la Croix- Rouge de Bosnie-Herzégovine.
Depuis 1995, le CICR a reçu 21 480 demandes de recherches.
À ce jour, 6855 cas ont été résolus,
notamment grâce à l’exhumation et à
l’identification des restes. Le CICR poursuivra ses
efforts pour élucider le sort de tous ceux qui sont
encore portés disparus et soutenir leurs familles,
conformément à son mandat et à l’Accord
de paix de Dayton.
Les informations contenues dans le livre des personnes disparues
peuvent être consultées en ligne à l’adresse
http://www.familylinks.icrc.org/mis_bos.nsf/bottin
|

©Benoît Schaeffer / CICR
|
|
Tragédie aux Philippines
Le collège de Christo Rey ressemble
à toutes les écoles des Philippines, mais depuis
le glissement de terrain meurtrier qui a fait plus de 1000
morts dans le sud de l’île de Leyte le 17 février,
l’établissement est devenu un centre opérationnel
de secours de la Croix-Rouge philippine.
Leonida Catalonia, enseignante d’anglais et maintenant
volontaire de la Croix-Rouge, s’affaire à ouvrir
des sacs de vêtements et à les répartir
en différentes piles pour les hommes, les femmes et
les enfants. Elle évoque la journée fatidique
: «Les élèves préparaient leurs
examens, mais dès 10 heures, des messages ont commencé
à affluer sur les téléphones mobiles,
signalant une terrible catastrophe à Guinsaugon.
«Beaucoup d’enfants ont fondu en larmes, tremblant
pour leurs familles. Ils voulaient partir immédiatement.
Je les ai exhortés à attendre que nous ayons
plus d’informations. Malheureusement, les nouvelles
ont été dramatiques pour tout le monde.»
La Croix-Rouge philippine a mis sur pied un centre opérationnel
dans le collège pour héberger 650 personnes
touchées par la tragédie et pour distribuer
des vivres et de l’eau. Dans l’intervalle, les
spécialistes des catastrophes de la Croix-Rouge recherchaient
des survivants. Des équipes de soutien psychologique
et social ont aidé les victimes à faire face,
et la Croix-Rouge a reçu près de 100 demandes
de recherches de personnes disparues de la part de leurs familles.
Le jour même de la catastrophe, la Fédération
internationale a lancé un appel de fonds pour recueillir
1,6 million de dollars (montant porté par la suite
à 2 millions).
Hilario Pia, qui porte ses 90 ans avec dignité, est
hébergé dans l’école. Il vivait
à Guinsaugon. «Huit membres de ma famille ont
disparu : ma femme, mon fils, ma fille, mes petits-enfants»,
dit-il lentement. «Je ne trouve plus le sommeil, mon
coeur me fait trop mal. Je me sens affreusement seul.»
Les rescapés sont aussi confrontés à
une question difficile : où reconstruire le village
?
«Dans cette région, la réduction des
risques est vitale. On ne peut pas exposer les gens à
des dangers inéluctables», affirme Raul Garganera,
chef des opérations à la Croix-Rouge philippine.
«La préparation aux catastrophes est essentielle,
car Leyte-Sud est extrêmement exposée. Ce n’est
pas seulement une question de formation, mais aussi de stocks
d’équipements tels que pelles, cordes, bottes
en caoutchouc et moyens de transport.»
|

©Romulo M. Godin / Croix-Rouge Philippine
|
|
Au secours des pèlerins
Des centaines d’employés et de volontaires
du Croissant-Rouge de l’Arabie saoudite sont intervenus
après une bousculade survenue le 12 janvier à
La Mecque lors du grand pèlerinage du hadj, qui aurait
fait 350 morts et des centaines de blessés. La tragédie
s’est produite à l’embouchure du pont Jamarat,
où les pèlerins se livraient à une lapidation
symbolique. On estime que le hadj – qui donne lieu au
plus grand rassemblement humain du monde – a été
accompli cette année par quelque 2,5 millions de personnes.
Le Croissant-Rouge de l’Arabie saoudite a dépêché
sur place 120 ambulances, avec des équipes composées
d’un médecin, d’un infirmier et d’un
chauffeur, qui ont pris en main le triage des victimes, aidant
à relever les corps et à évacuer les
blessés vers les hôpitaux. Le Croissant-Rouge
a aussi placé des équipes de 6 personnes à
20 postes médicaux à proximité des lieux
de l’accident.
Toutes les activités ont été menées
en coordination avec le gouvernement saoudien.
La bousculade semble avoir été déclenchée
par des pèlerins qui ont trébuché sur
des bagages et ont été écrasés
par la foule. Le Croissant-Rouge conseille aux pèlerins
de ne pas se déplacer avec des bagages. Avant chaque
hadj, le Croissant-Rouge de l’Arabie saoudite et plusieurs
autres Sociétés nationales effectuent des exercices
et distribuent des dépliants avec des conseils aux
pèlerins. Depuis la tragédie, la Société
nationale a proposé de discuter d’un renforcement
de la coopération avec d’autres Sociétés
nationales pour éviter que le pèlerinage soit
à nouveau endeuillé.
|

©Croissant-Rouge de l'Arabie Saoudite
|
|
Records battus au Niger
En décembre 2005, la Fédération
internationale a distribué plus de 2 millions de moustiquaires
à longue durée imprégnées d’insecticide
au Niger, dans le cadre d’une campagne de vaccination
antipoliomyélitique nationale d’une semaine,
sans doute la plus grande de ce type jamais entreprise.
Ces moustiquaires permettront de couvrir les 3,5 millions
d’enfants de moins de 5 ans que compte le pays. La Fédération
internationale estime qu’elles sauveront 40 000 enfants
dès la première année d’utilisation.
Au Niger, un enfant sur quatre décède avant
l’âge de 5 ans, une fois sur deux à cause
du paludisme.
Amina Adimou vit dans l’extrême nord du pays.
C’est l’une des nombreuses femmes qui ont participé
à la campagne. Après avoir vacciné ses
enfants contre la poliomyélite, les agents, qui procédaient
de porte à porte, ont marqué l’un de ses
pouces à l’encre indélébile, pour
indiquer qu’elle avait droit à une moustiquaire.
Elle s’est ensuite rendue dans l’un des 21 000
points de distribution, où des volontaires de la Croix-Rouge
nigérienne et d’autres agents communautaires
bénévoles lui ont remis une moustiquaire et
lui ont montré comment la fixer.
Le programme du Niger s’inspire de la distribution
de près d’un million de moustiquaires au Togo,
lors d’une campagne de vaccination contre la rougeole
en 2004. Associer la distribution aux programmes de vaccination
aide à surmonter de nombreux écueils de logistique
et d’organisation.
Cette distribution a été financée par
le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et
le paludisme, à hauteur de 11 millions de dollars,
et par la Société canadienne de la Croix-Rouge
(2 millions de dollars).
Les étapes suivantes comprendront une étude
sur l’efficacité de la distribution, et la formation
des volontaires de la Croix-Rouge en vue d’une campagne
d’information sur la bonne manière d’utiliser
les moustiquaires avant la saison des pluies.
|

©John Haskew / Fédération
Internationale
|
|
|
|