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grippe aviaire ne touche pour l’instant que les oiseaux.
Si elle devait trouver en l’être humain un hôte
plus accueillant, les résultats seraient catastrophiques;
l’ampleur de l’épidémie serait telle
qu’aucun hôpital, aucune organisation humanitaire
ni aucun gouvernement ne serait de taille à y faire
face.
Réagir efficacement à une pandémie de
grippe aviaire exigerait une collaboration sans faille de
tous : Sociétés nationales de la Croix-Rouge
et du Croissant-Rouge, gouvernements, société
civile et personnel de santé.
Nombreuses sont les Sociétés nationales qui,
d’ores et déjà, se préparent ou
font face à des flambées de grippe aviaire.
Des volontaires diffusent des informations sur la manipulation
de la nourriture dans les marchés et les restaurants,
tandis que les responsables Croix-Rouge Croissant-Rouge coopèrent
avec leurs homologues d’autres organisations pour créer
des systèmes et des réseaux dont ils espèrent
qu’ils n’auront jamais à entrer en action.
En se préparant au pire, les Sociétés
nationales, la Fédération internationale et
le CICR s’appuient sur l’expérience acquise
dans des situations d’urgence sanitaire comme le SRAS
(syndrome respiratoire aigu sévère), le virus
Ébola, le choléra, et dans d’autres situations
d’urgence non sanitaires. Sans volontaires Croix-Rouge
Croissant-Rouge formés comme les nôtres dans
chaque communauté, jamais le monde ne pourrait espérer
pouvoir se préparer ni réagir efficacement à
une pandémie.
Il faut espérer que le pire ne se produira pas, mais
en tout état de cause, le travail que nous accomplissons
aujourd’hui constitue une expérience précieuse,
non seulement en cas de pandémie, mais aussi pour faire
face à d’autres menaces planétaires comparables.
Rosemarie North
Rédacteur en chef Fédération internationale
Jean-François Berger
Rédacteur en chef CICR
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